L’Iran a 10 bases militaires en Syrie, 2 près de la frontière israélienne – NYT
Rechercher

L’Iran a 10 bases militaires en Syrie, 2 près de la frontière israélienne – NYT

Près de 20 000 combattants entraînés par Téhéran sont dans le pays, maintenant concentrés sur Israël, après avoir neutralisé la menace de l'EI, rapporte le New York Times

Image satellite montrant le résultat d'une supposée frappe aérienne israélienne sur une base iranienne établie en-dehors de Damas, 16 novembre 2017 (Crédit : ImageSat International ISI)
Image satellite montrant le résultat d'une supposée frappe aérienne israélienne sur une base iranienne établie en-dehors de Damas, 16 novembre 2017 (Crédit : ImageSat International ISI)

L’Iran possède 10 bases militaires en Syrie et forme des milices fidèles au régime du président Bashar el-Assad en vue d’une éventuelle confrontation avec Israël, avec deux installations clés situées près de la frontière israélienne, a déclaré un analyste d’un groupe de réflexion américain dans un article publié lundi.

Près de 20 000 combattants de diverses milices de tout le pays ravagé par la guerre ont été entraînés par le personnel militaire iranien, ce qui donne à Téhéran sa « véritable force » en Syrie, selon le rapport publié lundi dans le New York Times.

Cela fait des années qu’Israël avertit que l’Iran cherche à s’implanter militairement en Syrie. Selon les évaluations politiques et militaires israéliennes, Téhéran, qui a soutenu Assad dans la guerre civile syrienne, a travaillé à la création de bases aériennes et navales en Syrie, à partir desquelles il peut armer l’organisation terroriste libanaise Hezbollah et d’autres groupes chiites, ainsi que mener ses propres attaques contre l’État juif.

En novembre, des photos satellites israéliennes semblaient confirmer un reportage de la BBC selon lequel l’Iran construisait une base militaire permanente en Syrie, à 50 kilomètres de la frontière nord d’Israël.

Les photos d’ImageSat International, publiées par Hadashot, ont montré que des rénovations et des modifications avaient été récemment entreprises sur le site d’al-Kiswah, à quelque 13 kilomètres au sud de Damas, la capitale syrienne.

Ce montage photographique montre le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif (G) et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (D), alors qu’ils assistent à la conférence de Munich sur la sécurité le 18 février 2018, à Munich, en Allemagne. (AFP PHOTO / Thomas KIENZLE)

L’Iran a rejeté à plusieurs reprises cette allégation, le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif disant aux journalistes en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, lundi, que l’Iran n’a pas de bases militaires en Syrie.

Au moins deux chefs de milice irakiens ont effectué une inspection de la frontière entre le Liban et Israël au cours des derniers mois, a ajouté le New York Times, citant des membres de la milice qui ont déclaré que des plans avaient été élaborés en vue d’une « coopération » dans un éventuel conflit à l’avenir.

Selon le rapport de lundi, des centaines ou des milliers de responsables militaires iraniens se trouvent en Syrie et environ 6 000 des combattants iraniens formés dans le pays sont membres du Hezbollah, le reste venant du Liban, d’Irak, d’Afghanistan, du Pakistan et d’autres pays. La plupart d’entre eux considèrent la lutte contre les musulmans non chiites et les non-musulmans dans la région en termes religieux, a ajouté le rapport.

Après avoir neutralisé la plus grande partie de la menace représentée par le groupe terroriste de l’État islamique sunnite, les milices fidèles à Assad se tournent maintenant vers le front israélien, a déclaré au New York Times Ali Alfoneh, un chercheur du Conseil de l’Atlantique basé aux États-Unis.

Alfoneh a indiqué dans ses recherches qu’il avait identifié 10 bases militaires iraniennes, dont sept sont des bases tactiques et situées près de lignes de front actives, et trois « principales » bases surveillant les activités dans tout le pays. Deux de ces bases principales sont situées au sud de Damas, près de la frontière avec Israël.

« L’Iran s’est rendu compte qu’il est en fait possible de maintenir un front contre Israël dans lequel il n’ y a pas de guerre, mais aussi pas de paix », aurait dit Alfoneh.

Le 10 février, Israël a frappé ce qu’il a déclaré être un certain nombre d’installations iraniennes en Syrie après l’incursion d’un drone iranien en Israël, ce que certains analystes ont considéré comme étant la première confrontation directe entre les deux pays.

Dimanche, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré qu’Israël continuerait de se protéger contre les activités iraniennes en Syrie, y compris par des frappes directes en Iran.

« Israël ne permettra pas que le régime iranien puisse représenter une menace », a-t-il ajouté. Nous agirons sans hésiter pour nous défendre. Et nous agirons si nécessaire, non seulement contre les mandataires iraniens qui nous attaquent, mais contre l’Iran lui-même. »

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...