Israël en guerre - Jour 143

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L’Iran affirme que le 7 octobre était une vengeance pour Soleimani ; le Hamas réfute

Les Gardiens de la Révolution disent être "bien conscients" des raisons pour lesquelles Israël aurait assassiné un général à Damas ; les terroristes de Gaza insistent sur le fait que les massacres étaient une "résistance palestinienne"

Des Iraniens brandissant des drapeaux nationaux lors d'une cérémonie dans la capitale Téhéran, le 3 janvier 2022, commémorant le deuxième anniversaire de l'assassinat en Irak du haut commandant iranien Qassem Soleimani (portrait) et du commandant irakien Abu Mahdi al-Muhandis lors d'une opération américaine. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
Des Iraniens brandissant des drapeaux nationaux lors d'une cérémonie dans la capitale Téhéran, le 3 janvier 2022, commémorant le deuxième anniversaire de l'assassinat en Irak du haut commandant iranien Qassem Soleimani (portrait) et du commandant irakien Abu Mahdi al-Muhandis lors d'une opération américaine. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique d’Iran (CGRI) a déclaré mercredi que l’attaque dévastatrice du groupe terroriste Hamas contre Israël était une vengeance pour l’assassinat en 2020 de Qassem Soleimani, chef de la Force Al-Qods du CGRI, lors d’une frappe de drone américain.

Le porte-parole du CGRI, Ramazan Sharif, a lié les massacres du 7 octobre à Soleimani dans ses déclarations sur la mort d’un autre haut responsable plus tôt cette semaine lors d’une frappe aérienne que l’Iran a imputée à Israël. Le général de brigade Razi Mousavi, « compagnon » de Soleimani, a été tué dans une frappe contre sa maison à Damas lundi.

Mousavi était responsable de la coordination de l’alliance militaire entre l’Iran et la Syrie et Israël le soupçonnait d’être fortement impliqué dans les efforts de Téhéran pour fournir des armes à des alliés terroristes dans la région, notamment le groupe terroriste Hezbollah au Liban.

Sharif a déclaré que l’attaque d’octobre du Hamas était « une des représailles » pour l’assassinat de Soleimani.

Il a également déclaré que le CGRI était « bien conscient » des raisons pour lesquelles Israël a tué Mousavi à Damas, mais a affirmé que l’assassinat n’entraverait pas sa campagne « contre l’entité sioniste ».

« Nous réagirons en conséquence, directement ou indirectement par l’intermédiaire de l’axe de la résistance », a-t-il menacé.

L’Iran, qui ne reconnaît pas l’existence d’Israël, se considère avec le pouvoir en Syrie, le Hezbollah libanais, le mouvement palestinien Hamas, des groupes irakiens et les rebelles yéménites Houthis comme faisant partie de « l’axe de la résistance » face à Israël au Moyen-Orient.

Le CGRI a qualifié l’assassinat « d’acte terroriste » et a promis que la réponse « sera décisive au moment et à l’endroit opportuns ».

Cependant, le Hamas a très rapidement nié l’affirmation iranienne et a réitéré qu’il avait attaqué Israël en raison de ce qu’il a décrit comme « les dangers menaçant la mosquée Al-Aqsa », faisant référence au lieu de culte islamique sur le mont du Temple dans la Vieille Ville de Jérusalem.

Dans une déclaration, le groupe terroriste a déclaré que « toutes les actions de résistance palestinienne » sont une réponse à ce qu’il a appelé « l’occupation et son agression continue contre notre peuple et les lieux saints ».

Le jour de l’attaque, que le Hamas a surnommée « Opération Déluge d’Al-Aqsa », le commandant militaire du groupe terroriste, Muhammad Deif, a déclaré dans un message enregistré qu’elle avait été lancée en représailles à la « profanation » de la mosquée Al-Aqsa par Israël et faisait suite à des avertissements précédents du groupe.

L’Iran a été l’un des premiers pays à saluer la « fière opération » du Hamas que Téhéran défend ouvertement depuis de nombreuses années même si leurs relations ont connu des hauts et des bas.

Malgré son soutien publiquement affiché, Téhéran a démenti dès le 9 octobre avoir joué un rôle actif dans l’offensive du Hamas.

« L’Iran n’intervient pas dans les prises de décisions d’autres nations, y compris la Palestine », avait alors affirmé le porte-parole de la diplomatie Nasser Kanani. En jugeant que « les accusations liées au rôle de l’Iran » étaient « fondées sur des motifs politiques ».

L’officier du CGRI Razi Mousavi, tué le 26 décembre 2023 à Damas, avec l’ancien chef de la Force Al-Qods du CGRI, Qassem Soleimani, tué dans une frappe de drone américain à Bagdad en janvier 2020. (Via l’agence de presse Tasnim)

Le 7 octobre, des milliers de terroristes du Hamas ont franchi la frontière d’Israël avec la bande de Gaza et ont ravagé les communautés du sud d’Israël, tuant plus de 1 200 personnes, principalement des civils massacrés avec une brutalité inouïe. Au moins 240 personnes ont été enlevées en otages à Gaza.

Israël a répondu par une campagne militaire visant à détruire le Hamas, à le déloger du pouvoir et à libérer les otages. Dans le même temps, le Hezbollah a attaqué le long de la frontière nord, frappant des postes militaires et des communautés, et tirant des roquettes dans le nord d’Israël. Il affirme que l’action vise à soutenir le Hamas.

Des responsables iraniens, dont le président Ebrahim Raissi et le ministre des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian, ont promis des représailles pour la mort de Mousavi. Le Hezbollah a déclaré qu’il considère la tuerie comme une « violation flagrante et honteuse », selon la chaîne de télévision d’État iranienne Press TV.

L’armée israélienne ne s’est pas exprimée sur la frappe qui a tué Mousavi.

Bien que l’armée israélienne ne commente généralement pas les frappes spécifiques en Syrie, elle a admis avoir effectué des centaines de sorties contre des groupes terroristes soutenus par l’Iran tentant de s’implanter dans le pays au cours de la dernière décennie.

Israël a accusé l’Iran d’être une force clé derrière l’attaque coordonnée du Hamas contre Israël, au cours de laquelle le groupe terroriste a réussi à faire exploser la clôture de Gaza pour mener son assaut dévastateur sur les communautés voisines.

Des terroristes du Hamas franchissant la barrière frontalière entre Israël et Gaza, le 7 octobre 2023. (Crédit : Capture d’écran de Kan ; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur les droits d’auteur)

Le Wall Street Journal a rapporté en octobre que quelque 500 membres du Hamas et du groupe terroriste palestinien Jihad islamique avaient été formés en Iran avant l’attaque contre Israël.

Une frappe aérienne américaine a tué Soleimani en Irak en janvier 2020. Téhéran a répondu à la mort de Soleimani en lançant une salve de missiles sur des bases américaines en Irak, sans faire de mort parmi les soldats américains stationnés là-bas.

Mais les responsables iraniens ont promis à plusieurs reprises de prendre d’autres mesures et ont imposé des sanctions à des personnes accusées d’avoir participé à l’opération d’assassinat.

Soleimani, qui dirigeait la Force Quds d’élite des Gardiens de la Révolution de l’Iran, a été crédité d’avoir aidé à armer, former et diriger des groupes armés à travers la région, notamment les milices chiites en Irak, les combattants en Syrie et au Yémen, le groupe terroriste Hezbollah au Liban, et les groupes terroristes en Cisjordanie et à Gaza.

Les États-Unis l’ont tenu pour responsable de la mort de nombreux de ses soldats en Irak. Il est salué comme une icône nationale par les partisans de la théocratie iranienne.

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