L’Iran aurait aussi testé un missile à capacité nucléaire
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L’Iran aurait aussi testé un missile à capacité nucléaire

Le tir a été signalé par Die Welt et serait apparemment le premier tir du missile Soumar, qui serait capable d'atteindre Israël

Le missile de croisière Soumar lors de sa présentation en mars 2015 (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Le missile de croisière Soumar lors de sa présentation en mars 2015 (Crédit : Capture d'écran YouTube)

L’Iran aurait testé un missile de croisière fabriqué en Iran capable de transporter une ogive nucléaire dimanche dernier, le même jour où il a tiré un missile balistique, s’attirant les foudres d’Israël et des États-Unis.

Selon un article publié dans le quotidien allemand Die Welt, le test de lancement du missile Soumar a été le premier lancement du missile depuis son apparition en mars 2015.

L’article a été publié un jour après qu’un fonctionnaire de haut rang de la Maison Blanche a déclaré que l’Iran avait été « mis en garde » suite au lancement d’un missile balistique dimanche, ce qui est contraire à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

Le Soumar, qui a une portée allant jusqu’à 3 000 kilomètres, a volé 600 kilomètres pour son premier voyage, selon l’article du journal allemand.

La roquette est censée être un missile de croisière russe KH-55, capable d’atteindre Israël depuis l’Iran et elle a l’avantage de pouvoir être lancée depuis des navires, des avions et des sous-marins.

Les missiles ne sont pas couverts par la résolution 2231 de l’ONU, qui a été adoptée peu de temps après que l’accord nucléaire avec l’Iran a été signé en juillet 2015 et demande à Téhéran « de ne pas entreprendre une activité liée à des missiles balistiques conçus pour lancer des armes nucléaires en utilisant cette technologie de missiles balistiques ».

L’Iran soutient que son programme de missiles balistiques n’est pas non plus couvert par la résolution parce qu’il n’a pas de programme sur des armes nucléaires.

Toutefois, le test est susceptible d’être perçu en Israël et aux États-Unis comme une autre manœuvre agressive de Téhéran pour étendre son programme sur les missiles.

Dimanche, l’lran a lancé un missile balistique qui a une portée de 4 000 kilomètres qui a suscité les inquiétudes immédiates du Conseil de sécurité des Nations unies et l’indignation du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Qualifiant le test de « violations fragrantes » de la résolution du conseil de Sécurité de l’ONU, Netanyahu a exigé lundi le rétablissement des sanctions contre l’Iran et a déclaré qu’il discuterait avec le président américain Donald Trump d’une réévaluation du « entière de l’accord nucléaire qui a échoué » que l’administration Obama et que les pays P5 + 1 ont négocié et signé avec l’Iran en 2015.

Michael T. Flynn en 2012 (Crédit : domaine public)
Michael T. Flynn en 2012 (Crédit : domaine public)

Mercredi, le conseiller à la Sécurité nationale de la Maison Blanche, Michael Flynn, a publié mercredi une mise en garde sévère et ambigue contre l’Iran, qui a testé des missiles balistiques capables de transporter des ogives nucléaires et suite à l’attaque de rebelles houthis, soutenus par l’Iran, sur un navire saoudien.

Lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, Flynn a lu une déclaration affirmant que les Etats-Unis « donnaient officiellement un avertissement à l’Iran ».

Lorsqu’on lui a demandé plus de précision, l’attaché de presse de la Maison Blanche, Sean Spicer, n’a pas donné d’explications détaillées mais il a déclaré aux journalistes que les Etats-Unis voulaient envoyer le message à Téhéran qu’il ne pourrait pas s’adonner à ce genre d’activités sans s’attendre à une réponse américaine.

Trump avait promis lors de sa campagne électorale « de supprimer l’accord désastreux » et de « forcer les Iraniens à revenir à la table de négociation pour négocier un bien meilleur accord ».

Cependant, dimanche, il a déclaré à Ryad qu’il « appliquerait vigoureusement » l’accord.

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