L’Iran menace de fermer sa frontière avec le Kurdistan irakien
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L’Iran menace de fermer sa frontière avec le Kurdistan irakien

La coopération entre Téhéran et le Kurdistan a notamment permis un important soutien militaire et logistique contre le groupe terroriste État islamique

Massoud Barzani, président de la région autonome du Kurdistan irakien. (Crédit : Helene C. Stikkel/Wikimedia Commons)
Massoud Barzani, président de la région autonome du Kurdistan irakien. (Crédit : Helene C. Stikkel/Wikimedia Commons)

L’Iran a menacé dimanche de fermer sa frontière avec la région autonome du Kurdistan irakien et de mettre fin à tous ses accords de sécurité avec celle-ci si elle venait à proclamer son indépendance.

« La sécession de la région kurde avec l’État irakien signifierait [pour l’Iran] la fermeture de tous les postes-frontière » avec cette nouvelle entité, a déclaré à la télévision le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, Ali Shamkhani, à quelques jours de la tenue attendue d’un référendum sur l’indépendance de cette zone.

« Les accords sur les frontières n’ont de valeur qu’avec le gouvernement central de l’Irak », a affirmé Shamkhani, rappelant que la seule entité que reconnaît l’Iran en Irak est « le gouvernement unifié, intégré et fédéral » de Bagdad.

« La sécession de la région kurde d’Irak marquera la fin des accords sécuritaires et militaires entre l’Iran et la région du Kurdistan » autonome, a ajouté Shamkhani, un des principaux dirigeants de la République islamique.

Ali Shamkhani (Crédit : capture d'écran YouTube)
Ali Shamkhani (Crédit : capture d’écran YouTube)

La coopération entre Téhéran et le Kurdistan autonome d’Irak a notamment permis un important soutien militaire et logistique de la République islamique aux peshmergas (combattants kurdes) contre les terroristes du groupe État islamique (EI).

L’Iran, qui compte une importante minorité kurde, a dit à plusieurs reprises son opposition au référendum d’indépendance prévu au Kurdistan irakien le 25 septembre, mais s’était contenté jusque-là d’exhorter les autorités de la province autonome à renoncer à leur projet. Shamkhani a estimé qu’il était « encore temps » pour le faire.

Une victoire du oui au référendum n’entraînera pas illico l’annonce de l’indépendance du Kurdistan mais constituera un moyen de pression pour arracher au pouvoir central de Bagdad des concessions sur plusieurs dossiers, selon les autorités kurdes.

Les autorités du Kurdistan irakien sont soumises à une pression internationale intense pour renoncer à cette consultation. Outre l’Iran et la Turquie, autre voisin qui compte une importante population kurde, Washington et l’ONU viennent de leur demander de surseoir à ce référendum.

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