L’Iran se prépare à envoyer des snipers et des commandos en Syrie
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L’Iran se prépare à envoyer des snipers et des commandos en Syrie

Alors que la Russie annonce son retrait, Téhéran dit qu’il entraîne des équipes de “conseillers militaires” à être déployés à l’étranger

Des soldats iraniens saluent depuis un tank pendant la parade militaire annuel marquant l'anniversaire de la guerre de l'Iran contre l'Irak (1980 - 1988) à Téhéran, le 22 septembre 2014. (Crédit : Behrouz Mehri/AFP)
Des soldats iraniens saluent depuis un tank pendant la parade militaire annuel marquant l'anniversaire de la guerre de l'Iran contre l'Irak (1980 - 1988) à Téhéran, le 22 septembre 2014. (Crédit : Behrouz Mehri/AFP)

L’Iran a signalé mercredi qu’il entraînait des commandos et des snipers pour les envoyer en Syrie, quelques jours après l’annonce de la Russie qu’elle retirait la plupart de ses troupes du pays pour permettre à un processus diplomatique d’avoir lieu.

L’Iran, qui a déclaré qu’il enverrait également des troupes en Irak, les a définis comme des « conseillers militaires ».

Le général Ali Arasteh, chef de liaison adjoint des forces terrestres de l’armée iranienne, a déclaré à des journalistes à Téhéran que le premier groupe était en préparation et pourrait être envoyé bientôt, selon le site internet d’informations semi-officiel Fars.

« A un certain moment, nous pourrions décider d’utiliser nos commandos et nos snipers comme des conseillers militaires en Irak et en Syrie », a-t-il déclaré.

Le site d’informations Tasnim, perçu comme proche des Gardiens de la révolution iraniens, a annoncé mercredi que le premier contingent de commandos à « réaction rapide » et de snipers avaient assisté à une cérémonie marquant la fin de leur formation intensive de deux mois avec un fusil de sniper fabriqué en Iran.

L’Iran a soutenu le président Bashar el-Assad dans la guerre civile syrienne, fournissant des troupes, de l’entraînement, du soutien logistique et de l’argent.

Le soutien de la Russie et du groupe terroriste libanais Hezbollah a également été crucial pour aider Assad à se maintenir au pouvoir pendant une guerre civile qui dure depuis cinq ans, mais cette semaine, le Kremlin a annoncé qu’il retirerait la plupart de ses troupes de Syrie.

Mercredi, le président israélien Reuven Rivlin aurait prévenu le président russe Vladimir Poutine que la retraite de Moscou pourrait laisser un vide rempli par l’Iran et le Hezbollah, qui ont tous deux jurés de détruire Israël.

« Nous ne voulons pas que l’Iran et le Hezbollah ressortent renforcés de tout ce processus », avait déclaré mardi Rivlin aux journalistes pendant son vol vers la Russie.

« Tout le monde convient que l’organisation de l’Etat islamique est un danger pour le monde entier mais l’islam fondamentaliste chiite iranien est pour nous tout aussi dangereux ».

Le commandant des force Al-Qods des Gardiens de la Révolution islamique, Qassem Soleimani (Crédit : YouTube/BBC Newsnight)
Le commandant des force Al-Qods des Gardiens de la Révolution islamique, Qassem Soleimani (Crédit : YouTube/BBC Newsnight)

Le Hezbollah, un groupe de procuration de l’Iran, a démenti mercredi des informations selon lesquelles il se retirerait aussi du pays.

« De faux messages ont été répandus à propos d’un retrait partiel des combattants du Hezbollah » de Syrie, a déclaré un officiel du Hezbollah à l’agence de presse russe RIA Novosti.

La semaine dernière, le général Qassem Soleimani, qui commande la force Quds des Gardiens de la révolution iraniens, a déclaré que ses forces continueraient à opérer en dehors des frontières de l’Iran.

La force Quds est responsable d’opérations militaires et clandestines à l’étranger.

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