Litzman menace de quitter la coalition si la loi sur les conversions n’est pas adoptée
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Litzman menace de quitter la coalition si la loi sur les conversions n’est pas adoptée

Le dirigeant ultra-orthodoxe affirme que les Juifs réformés “n’auraient même pas 1 000 voix” dans une élection israélienne

Yaakov Litzman, vice-ministre de la Santé, pendant une conférence à Jérusalem, le 16 février 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Yaakov Litzman, vice-ministre de la Santé, pendant une conférence à Jérusalem, le 16 février 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Yaakov Litzman, le ministre de la Santé, a menacé mercredi de retirer son parti de la coalition si un projet de loi consolidant le monopole des ultra-orthodoxes sur les conversions au judaïsme n’était pas adopté.

Le projet de loi, approuvé dimanche par les ministres mais dénoncé par les associations juives non orthodoxes en Israël et à l’étranger, empêchera le gouvernement de reconnaitre les conversions privées, c’est-à-dire celles qui ne sont pas menées par le grand rabbinat, s’il venait à être adopté par la Knesset.

Il empêcherait la reconnaissance des conversions d’un tribunal de conversion orthodoxe privé, Giyur Kahalacha, fondé il y a deux ans, principalement pour aider les Juifs de l’ancienne Union soviétique reconnu comme Juif pour pouvoir immigrer en Israël (dans le cadre de la Loi du Retour, au moins un grand-parent doit être juif), mais ne peuvent pas se marier sous les auspices du rabbinat, parce que selon la loi religieuse, un Juif non converti n’est juif que si sa mère est juive.

Il exclurait également les conversions de l’association nationale religieuse Tzohar.

Avigdor Liberman, ministre de la Défense, avant la réunion hebdomadaire de cabinet dans les bureaux du Premier ministre, le 11 juin 2017. (Crédit :  Marc Israel Sellem/Pool)
Avigdor Liberman, ministre de la Défense, avant la réunion hebdomadaire de cabinet dans les bureaux du Premier ministre, le 11 juin 2017. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool)

Avigdor Liberman, ministre de la Défense qui préside le parti Yisrael Beytenu, qui représente de nombreux immigrants de l’ex-Union soviétique, s’oppose au projet de loi.

Dimanche, il a déclaré que dans sa forme actuelle, la législation dissuaderait tous ceux qui veulent se rapprocher du judaïsme de se convertir.

Litzman a cependant prévenu mercredi que « s’ils veulent faire appel de ceci ou de cela, nous ne le permettrons pas ; nous quitterons [la coalition] s’il le faut. »

Il a également fustigé les Juifs réformés, qui se sont opposés à une autre décision controversée prise dimanche par le cabinet pour annuler la mise en place d’un espace de prière pluraliste au mur Occidental de Jérusalem.

« Ils ne se présentent pas aux élections ici de manière démocratique, comme moi et mes collègues le faisons », a-t-il dit.

S’ils le faisaient, « je ne suis pas certain qu’ils obtiendraient même 1 000 voix, a ajouté Litzman. Il y a des accords de coalition, tout est ouvert, et tout était sur la table de la Knesset. »

Litzman dirige le parti Agudath Israël, qui fait partie du groupe parlementaire Yahadout HaTorah.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a besoin du soutien de Yisrael Beytenu et des partis ultra-orthodoxes pour maintenir la stabilité de sa coalition.

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