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Déclaration de Jérusalem, accord sur l’Iran et l’Ukraine, divergence sur l’AP

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le président américain Joe Biden, à gauche, et le Premier ministre Yair Lapid s'adressent aux médias après leur rencontre à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : Evan Vucci/AP)
Le président américain Joe Biden, à gauche, et le Premier ministre Yair Lapid s'adressent aux médias après leur rencontre à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : Evan Vucci/AP)

Le texte intégral de la US-Israel Strategic Partnership Joint Declaration [Déclaration conjointe de partenariat stratégique américano-israélien] de Jérusalem est publié, signé par le président américain Joe Biden et le Premier ministre Yair Lapid.

Comme prévu, la déclaration réaffirme « les liens indéfectibles entre nos deux pays et l’engagement durable des États-Unis pour la sécurité d’Israël ».

La partie américaine « réitère également son engagement inébranlable à préserver et à renforcer la capacité d’Israël à dissuader ses ennemis et à se défendre par lui-même contre toute menace ou combinaison de menaces ». Les États-Unis réitèrent en outre que ces engagements sont bipartisans et sacro-saints, et qu’il ne s’agit pas seulement d’engagements moraux, mais aussi d’engagements stratégiques qui sont d’une importance vitale pour la sécurité nationale des États-Unis eux-mêmes. »

La déclaration contient l’engagement ferme des Etats-Unis de ne jamais laisser l’Iran acquérir une arme nucléaire, et souligne que Washington est prêt à « utiliser tous les moyens de sa puissance nationale » pour empêcher Téhéran d’obtenir la bombe.

La déclaration contient un engagement des États-Unis à pleinement appliquer les termes du mémorandum d’entente historique portant sur 38 milliards de dollars, et une reconnaissance du fait qu’un mémorandum d’entente ultérieur reflétera les nouvelles menaces et circonstances. Selon la Déclaration de Jérusalem, Washington cherchera à obtenir un financement supplémentaire pour la défense antimissile en sus du mémorandum d’entente.

En ce qui concerne les Accords d’Abraham, la déclaration affirme l’importance des accords et du Forum du Neguev qui a été lancé à Manama en juin.

Les deux pays ont trouvé une formulation commune sur la guerre Russie-Ukraine, au sujet de laquelle Israël s’est montré beaucoup moins véhément que les États-Unis dans ses condamnations de Moscou. Israël a également refusé de se joindre aux sanctions occidentales contre la Russie.

« Les États-Unis et Israël réitèrent leurs préoccupations concernant les attaques en cours contre l’Ukraine, leur engagement en faveur de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, et affirment l’importance de poursuivre l’aide humanitaire au peuple ukrainien », peut-on lire dans la déclaration.

Certaines fissures dans l’unité sont évidentes sur la question palestinienne. Les deux pays s’engagent à poursuivre les discussions sur les liens israélo-palestiniens, et condamnent le Hamas et les récentes attaques terroristes.

Plus particulièrement, seul Biden « affirme son soutien constant et de longue date à la solution à deux États et à l’avancement vers une réalité dans laquelle les Israéliens et les Palestiniens peuvent jouir de mesures égales de sécurité, de liberté et de prospérité. »

« Les États-Unis sont prêts à travailler avec Israël, l’Autorité palestinienne et les acteurs régionaux pour atteindre cet objectif. »

Les deux parties s’engagent néanmoins à renforcer l’économie palestinienne et à améliorer la qualité de vie des Palestiniens.

En ce qui concerne les tentatives en suspens d’Israël de bénéficier du programme américain d’exemption de visa, les deux parties sont d’accord pour accélérer les efforts visant à mener à bien le processus.

La déclaration comprend également une dénonciation ferme des campagnes BDS et des efforts visant à désigner Israël de manière injuste devant les Nations unies ou la Cour pénale internationale.

« Les deux pays utiliseront les outils à leur disposition pour lutter contre tous les fléaux et toutes les sources d’antisémitisme et pour réagir chaque fois qu’une critique légitime se transforme en sectarisme et en haine ou en tentative de compromettre la place juste et légitime d’Israël au sein de la famille des nations », indique la déclaration.

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