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Biden reçoit la médaille d’honneur présidentielle israélienne des mains d’Herzog

Biden : les États-Unis « entièrement dévoués » à la sécurité d'Israël ; les dirigeants participent à un sommet en ligne avec l'Inde et les Émirats arabes unis

  • Le président américain Joe Biden donne une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre Yair Lapid, à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : MANDEL NGAN/AFP)
    Le président américain Joe Biden donne une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre Yair Lapid, à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : MANDEL NGAN/AFP)
  • Le président américain Joe Biden, à gauche, et le Premier ministre Yair Lapid s'adressent aux médias après leur rencontre à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : Evan Vucci/AP)
    Le président américain Joe Biden, à gauche, et le Premier ministre Yair Lapid s'adressent aux médias après leur rencontre à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : Evan Vucci/AP)
  • Le premier ministre indien Narendra Modi, le président américain Joe Biden, le premier ministre Yair Lapid et Mohamed bin Zayed des EAU participent à un sommet virtuel du forum I2U2 le 14 juillet 2022. (Capture d'écran/YouTube)
    Le premier ministre indien Narendra Modi, le président américain Joe Biden, le premier ministre Yair Lapid et Mohamed bin Zayed des EAU participent à un sommet virtuel du forum I2U2 le 14 juillet 2022. (Capture d'écran/YouTube)
  • Le président américain Joe Biden et le Premier ministre Yair Lapid se rencontrent avec leurs équipes respectives à Jérusalem, le 14 juillet 2022 (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
    Le président américain Joe Biden et le Premier ministre Yair Lapid se rencontrent avec leurs équipes respectives à Jérusalem, le 14 juillet 2022 (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
  • Le Premier ministre Yair Lapid et son équipe avant sa rencontre avec le président américain Joe Biden, le 14 juillet 2022 (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
    Le Premier ministre Yair Lapid et son équipe avant sa rencontre avec le président américain Joe Biden, le 14 juillet 2022 (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
  • Rues calmes pendant de la visite du président américain Joe Biden à Jérusalem, le 14 juillet 2022 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    Rues calmes pendant de la visite du président américain Joe Biden à Jérusalem, le 14 juillet 2022 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
  • Le président américain Joe Biden, à gauche, et le Premier ministre intérimaire israélien Yair Lapid souriant après avoir signé un engagement de sécurité à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : Atef Safadi/AFP)
    Le président américain Joe Biden, à gauche, et le Premier ministre intérimaire israélien Yair Lapid souriant après avoir signé un engagement de sécurité à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : Atef Safadi/AFP)
  • Le président américain Joe Biden, à la résidence du président à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : MANDEL NGAN / AFP)
    Le président américain Joe Biden, à la résidence du président à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : MANDEL NGAN / AFP)
  • Le président Isaac Herzog et le président américain Joe Biden, à la résidence du président à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : MANDEL NGAN / AFP)
    Le président Isaac Herzog et le président américain Joe Biden, à la résidence du président à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : MANDEL NGAN / AFP)
  • Le président américain Joe Biden rencontre le président Isaac Herzog à la résidence du président à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : Haim Zach/GPO)
    Le président américain Joe Biden rencontre le président Isaac Herzog à la résidence du président à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : Haim Zach/GPO)
  • Le président américain Joe Biden (à gauche) rencontre le chef de l'opposition Benjamin Netanyahu à la résidence du président à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : GPO)
    Le président américain Joe Biden (à gauche) rencontre le chef de l'opposition Benjamin Netanyahu à la résidence du président à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : GPO)
  • Le ministre de la Défense Benny Gantz, à droite, présente au président américain Joe Biden l'aile d'un drone intercepté par le système de défense laser Iron Beam, sous le regard du Premier ministre Yair Lapid (L) à l'aéroport Ben Gurion, le 13 juillet 2022. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)
    Le ministre de la Défense Benny Gantz, à droite, présente au président américain Joe Biden l'aile d'un drone intercepté par le système de défense laser Iron Beam, sous le regard du Premier ministre Yair Lapid (L) à l'aéroport Ben Gurion, le 13 juillet 2022. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Biden a invité Herzog à la Maison Blanche

Le président américain Joe Biden rencontre le président Isaac Herzog à la résidence du président à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : Haim Zach/GPO)
Le président américain Joe Biden rencontre le président Isaac Herzog à la résidence du président à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : Haim Zach/GPO)

Lors de leur rencontre en tête-à-tête, le président américain Joe Biden a dit au président Isaac Herzog qu’il était toujours disponible pour des entretiens téléphoniques avec le dirigeant israélien, et a invité Herzog à se rendre à la Maison Blanche, selon le bureau de Herzog.

Herzog a évoqué la question des Israéliens retenus en captivité par le groupe terroriste du Hamas à Gaza. Il a également exposé certaines de ses idées sur le changement climatique, issues du forum sur le climat fondé par le président.

Les deux hommes ont également parlé de leurs liens personnels avec l’Irlande et des membres de leurs familles respectives qu’ils ont tous deux rencontrés.

Biden : la médaille d’honneur est « l’un des plus grands honneurs de ma carrière »

Le président américain Joe Biden, à la résidence du président à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : MANDEL NGAN / AFP)
Le président américain Joe Biden, à la résidence du président à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : MANDEL NGAN / AFP)

En prononçant un discours chaleureux après le président Isaac Herzog, dans lequel il a cité la poésie irlandaise et la Torah, le président américain Joe Biden a promis qu’Israël ne sera jamais seul.

« Lorsque je regarde dans l’assistance, je vois des gens qui deviennent plus sûrs, plus intégrés, plus confiants… Une nation qui a forgé la paix auparavant, et qui le fera encore. »

Il a déclaré que recevoir la médaille d’honneur présidentielle israélienne était « l’un des plus grands honneurs de ma carrière ».

Biden a expliqué que son amour pour Israël était « profondément enraciné », par le biais de l’éducation reçue de son père, un « chrétien vertueux ».

« Israël et les États-Unis sont deux endroits construits sur l’espoir, le cran et la détermination », a dit Biden.

« Voir Israël prospérer, voir les rêves les plus fous des pères et mères fondateurs d’Israël se transformer en réalité, dont bénéficient aujourd’hui les enfants d’Israël, est pour moi proche du miracle. »

Herzog appelle à transformer le Moyen-Orient en un « écosystème de paix durable »

Le président Isaac Herzog et le président américain Joe Biden, à la résidence du président à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : MANDEL NGAN / AFP)
Le président Isaac Herzog et le président américain Joe Biden, à la résidence du président à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : MANDEL NGAN / AFP)

S’exprimant aux côtés du président américain Joe Biden à la résidence présidentielle à Jérusalem, le président Isaac Herzog a déclaré que les États-Unis et Israël « sont unis dans leur opposition au terrorisme iranien et à sa volonté de se doter d’une capacité d’armement nucléaire, ce qui constitue la plus grande menace pour cette région, et peut-être pour le monde entier ».

Herzog a brossé le tableau d’un « ordre mondial remis en question », avec l’effet de la pandémie COVID-19 superposé à l’invasion russe de l’Ukraine. Il a souligné que des relations fortes entre Israël et les États-Unis sont essentielles à la stabilité, la paix et la prospérité régionales et mondiales.

« Ensemble, nous pouvons créer non seulement un nouveau Moyen-Orient, mais un Moyen-Orient renouvelable – un écosystème régional de paix durable », a déclaré Herzog.

« Sous votre direction, nous pouvons continuer à transformer notre région d’une source de tension mondiale à une source de stabilité et de progrès mondiaux. Le Moyen-Orient peut devenir un point de rencontre pour l’innovation climatique et la recherche médicale combinée, l’énergie propre et les échanges pacifiques entre les religions et les peuples. C’est la bénédiction que vous apporterez dans les prochains jours lors de vos réunions à Riad. »

Herzog a salué également la position ferme de Biden contre l’antisémitisme et la délégitimation d’Israël.

Le président a conclu en révélant que lors de leur tête-à-tête, il a remis à Biden le procès-verbal de la rencontre de ce dernier avec l’ancien Premier ministre israélien Golda Meir il y a près de 50 ans, trouvé dans les archives nationales israéliennes.

« Le sénateur était plein de respect et d’admiration pour la Première ministre et a répété à plusieurs reprises qu’il était venu pour apprendre, mais, d’un autre côté, il était emporté par son enthousiasme », a écrit le diplomate qui a rédigé le procès-verbal.

« Votre plaidoyer inlassable en faveur du partenariat durable entre les États-Unis et Israël, en paroles et en actes, a véritablement résisté à l’épreuve du temps », déclare Herzog.

Nasrallah se moque de l’âge de Biden: « Le président âgé reflète l’état de l’Amérique »

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah dans une allocution le 26 mai 2021 (Crédit : capture d'écran)
Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah dans une allocution le 26 mai 2021 (Crédit : capture d'écran)

Alors que le président américain Joe Biden est en visite dans la région, le chef du groupe terroriste Hezbollah du Liban s’est moque de l’homme de 79 ans pour son âge avancé.

« L’Amérique d’aujourd’hui n’est pas l’Amérique de 2003-2006 », a déclaré Hassan Nasrallah dans un discours. « Le président américain âgé – vous pouvez voir à quel point il est vieux – comment il marche comment il bouge. »

« Le vieux président américain reflète l’état de l’Amérique – elle commence à vieillir – ou peut-être est-elle déjà vieille. La position mondiale de l’Amérique n’est déjà plus ce qu’elle était. »

Netanyahu à Biden : il faut une option militaire offensive contre l’Iran

Le président américain Joe Biden (à gauche) rencontre le chef de l'opposition Benjamin Netanyahu à la résidence du président à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : GPO)
Le président américain Joe Biden (à gauche) rencontre le chef de l'opposition Benjamin Netanyahu à la résidence du président à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : GPO)

Le chef de l’opposition Netanyahu a déclaré, au sortir de sa rencontre avec Biden, qu’ils avaient eu une « réunion chaleureuse et excellente ». Il a souligné leur profonde amitié et l’engagement « vraiment inébranlable » de Biden envers Israël.

Il a noté le rôle de Biden dans l’obtention d’un financement supplémentaire pour le Dôme de fer et affirme que Biden « nous a soutenus dans de nombreux domaines au fil des ans ».

« Nous sommes amis depuis 40 ans », a-t-il dit. « Mais pour assurer les 40 prochaines années, nous devons faire face à la menace iranienne. »

« Les sanctions et les préparatifs militaires défensifs ne suffisent pas », a ajouté Netanyahu. « Il doit y avoir une option militaire offensive crédible. »

« Je lui ai dit que l’accord [JCPOA] était nul. Il connaît ma position. Je lui ai dit que sans option militaire crédible, l’Iran ne sera pas arrêté. Si l’Iran n’est pas dissuadé, cette option militaire doit être utilisée », a ajouté Netanyahu.

« C’est ma position, c’est mon engagement, et j’espère vivement que c’est la position américaine ».

« Il a dit qu’il était d’accord, et j’ai été heureux de l’entendre. »

En tout cas, a conclu Netanyahu, « c’est ce que je ferai si et quand je retournerai au bureau du Premier ministre. »

Biden termine sa réunion avec Herzog et s’entretient avec Netanyahu

Le président américain Joe Biden rencontre le président Isaac Herzog à la résidence du président à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : Haim Zach/GPO)
Le président américain Joe Biden rencontre le président Isaac Herzog à la résidence du président à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : Haim Zach/GPO)

Le président américain Joe Biden a terminé sa réunion avec le président Isaac Herzog.

Biden a ensuite rencontré le chef de l’opposition Benjamin Netanyahu.

Biden signe le livre d’or et souligne ses racines irlandaises communes avec Herzog

Le texte écrit par le président américain Joe Biden dans le livre d'or de la résidence du président israélien lors d'une rencontre avec le président Isaac Herzog à Jérusalem le 14 juillet 2022. (Crédit : Bureau du porte-parole du président)
Le texte écrit par le président américain Joe Biden dans le livre d'or de la résidence du président israélien lors d'une rencontre avec le président Isaac Herzog à Jérusalem le 14 juillet 2022. (Crédit : Bureau du porte-parole du président)

Le président américain Joe Biden est arrivé à la résidence du président à Jérusalem, où il a été accueilli sur le tapis rouge par le président Isaac Herzog et son épouse Michal, la première dame.

Il s’est ensuite entretenu avec des écoliers israéliens vêtus de blanc, dont les bras commençaient à fatiguer alors qu’ils agitaient des drapeaux israéliens et américains.

En entrant dans la résidence, Biden a enlacé Herzog avant de signer le livre d’or sur un bureau incrusté de nacre qui a appartenu au Premier ministre britannique Benjamin Disraeli.

Biden a souligné ensuite leurs liens communs avec l’Irlande, précisant que le grand-père de Herzog, le grand rabbin d’Irlande Isaac HaLevi Herzog, était connu sous le nom de « rabbin du Sinn Fein ».

Herzog a cité l’ancien président américain Ronald Reagan, qui avait déclaré, lors de sa rencontre avec l’ancien président Chaim Herzog – le père de l’actuel président – « C’est un grand jour pour les Irlandais. »

Haniyeh : les tentatives de Biden d’intégrer Israël dans la région vont « échouer »

Le leader du Hamas, Ismail Haniyeh, s’exprime lors d’une conférence de presse après sa rencontre avec le président libanais Michel Aoun, au palais présidentiel, à Baabda, à l’est de Beyrouth, au Liban, le 28 juin 2021. (Crédit : Dalati Nohra / Gouvernement officiel libanais via AP)
Le leader du Hamas, Ismail Haniyeh, s’exprime lors d’une conférence de presse après sa rencontre avec le président libanais Michel Aoun, au palais présidentiel, à Baabda, à l’est de Beyrouth, au Liban, le 28 juin 2021. (Crédit : Dalati Nohra / Gouvernement officiel libanais via AP)

Ismail Haniyeh, le chef du bureau politique du groupe terroriste Hamas à Gaza, a commenté la visite du président américain Joe Biden au Moyen-Orient, affirmant que les efforts de Washington pour intégrer Israël dans la région sont « vouées à l’échec ».

« Les tentatives de l’administration américaine de réorganiser la région en y intégrant [Israël] et en créant des alliances entre lui et les gouvernements arabes échoueront, car la position de ces pays est l’opposition de ces alliances », a déclaré Haniyeh, selon les médias israéliens.

« Le peuple palestinien ne se laissera plus jamais prendre aux illusions de la négociation, qui a nui à la question palestinienne. Notre choix est de poursuivre la résistance jusqu’à la fin de l’occupation. »

Téhéran met en garde Washington contre toute déstabilisation de la région

Le président iranien Ebrahim Raïssi a mis en garde jeudi Washington et ses alliés au Moyen-Orient contre toute tentative de déstabilisation dans la région, après la signature d’un partenariat stratégique israélo-américain face à Téhéran.

« Je déclare aux Américains et à leurs alliés régionaux que la nation iranienne n’acceptera aucune insécurité et crise dans la région », a-t-il déclaré dans un discours télévisé lors d’un déplacement dans l’ouest du pays. « Toute erreur dans cette région sera accueillie par une réponse ferme et regrettable », a-t-il prévenu.

Tal Schneider, du ToI, interroge Biden et Lapid sur les visas et l’Arabie saoudite

La journaliste du Times of Israel Tal Schneider pose une question au président américain Joe Biden lors d'une conférence de presse à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Capture d'écran)
La journaliste du Times of Israel Tal Schneider pose une question au président américain Joe Biden lors d'une conférence de presse à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Capture d'écran)

Tal Schneider, journaliste pour le Times of Israel, a interrogé les dirigeants sur l’impasse dans laquelle se trouve l’inclusion d’Israël dans le programme américain d’exemption de visa et demande si le chef de l’opposition israélienne, Benjamin Netanyahu, sera mis à contribution dans ce domaine (l’opposition ayant bloqué une partie de la législation sur la question).

Elle a également posé des questions sur les réserves saoudiennes concernant la coopération régionale en matière de défense – laissant une situation dans laquelle Israël partage principalement ses informations.

« Nous travaillons très, très, très dur pour éliminer le manque de précision dans les demandes, souvent, pour le programme de visa. J’espère et je m’attends à ce que, dans les prochains mois, nous ayons trouvé une solution », a répondu Biden.

« Nous demandons à l’opposition israélienne d’être plus responsable et de contribuer à la législation nécessaire pour finaliser cela », a répondu Lapid.

En ce qui concerne la coopération régionale en matière de défense, Lapid a déclaré que « ce n’est un secret pour personne que nous faisons de notre mieux avec nos amis américains pour travailler sur l’architecture de sécurité régionale. Ce n’était donc pas un secret. Les détails de ce projet le sont apparemment. Je ne vais donc pas entrer dans les détails. Mais nous travaillons avec tous ceux que nous pouvons afin de promouvoir la sécurité régionale, en particulier face au régime iranien et à sa politique terroriste. »

Biden en désaccord avec Lapid, la diplomatie est « le meilleur moyen » contre l’Iran

Le président américain Joe Biden a publiquement exprimé son désaccord avec l’insistance du Premier ministre Yair Lapid selon laquelle la diplomatie n’arrêtera pas le programme nucléaire iranien.

« Je continue de croire que la diplomatie est le meilleur moyen », dit-il.

En même temps, Biden réaffirme « l’engagement inébranlable des États-Unis d’Amérique en ce qui concerne la sécurité d’Israël. »

« Nous ferons en sorte qu’Israël puisse se défendre, par lui-même ».

Biden ajoute que sa visite a renforcé son « amour et respect profonds pour Israël ».

Il souligne que les États-Unis « continueront à œuvrer pour une paix négociée entre Israël et les Palestiniens. »

Il affirme « qu’Israël doit rester un État juif indépendant et démocratique. » « La meilleure façon d’y parvenir reste une solution à deux États pour deux peuples, qui ont tous deux des racines profondes et anciennes dans cette terre. » Tout ce qui éloigne les parties de cette solution ne peut que « nuire à la sécurité à long terme d’Israël. »

En réponse à une question, Biden affirme que les États-Unis travaillent « très, très dur » pour qu’Israël fasse partie du programme d’exemption de visa.

Biden déclare qu’il portera un message de paix de la part d’Israël aux pays du Golfe.

Le président déclare qu’Israël et les États-Unis vont coopérer sur les systèmes de défense antimissile à laser à haute énergie.

La guerre de la Russie en Ukraine « doit être un échec stratégique », déclare M. Biden, « et le monde libre doit maintenir sa détermination à aider l’Ukraine à défendre sa démocratie. » « Les États-Unis continueront à soutenir l’Ukraine et le peuple ukrainien ».

Lapid au sommet du I2U2 : « Quelque chose de spécial est en train de se passer »

Le Premier ministre Yair Lapid souligne les défis communs auxquels sont confrontés les quatre pays lors de la première rencontre d’I2U2 en ligne entre les dirigeants d’Israël, de l’Inde, des États-Unis et des Émirats.

« Nous devons penser en termes nouveaux en ce qui concerne l’énergie, la sécurité alimentaire, les technologies de l’eau, la défense et le commerce », déclare-t-il. « Au 21e siècle, les défis sont locaux mais les solutions sont globales ».

Il met l’accent sur l’insécurité alimentaire résultant de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, qualifiant le corridor alimentaire émergent entre l’Inde et les Émirats « d’exemple clair de solution à un problème auquel nous sommes tous confrontés. »

Il affirme également que le marché mondial de l’énergie est confronté à une crise grave qui a des « implications politiques. »

« Le monde entier observe cette réunion », déclare Lapid. « Cela prouve que quelque chose de spécial est en train de se passer ».

Selon Lapid, le forum est conçu pour « réunir autour d’une même table la matière grise, les ressources et les connaissances. »

S’exprimant après Lapid, le président américain Joe Biden déclare que la réunion vise à « démontrer l’importance de faire connaître les impacts pratiques » de l’intégration croissante d’Israël.

« Notre défi collectif est de produire des résultats réels que les gens peuvent percevoir dans leur vie quotidienne », poursuit M. Biden.

« Nous pouvons faire beaucoup si nous nous serrons les coudes », conclut le président, soulignant qu’il a l’intention de rester engagé.

Les dirigeants annoncent deux projets de collaboration de grande envergure dans les domaines de la sécurité alimentaire et de l’énergie propre.

Les quatre pays viseront à « exploiter le dynamisme de nos sociétés et notre esprit d’entreprise pour relever certains des plus grands défis auxquels notre monde est confronté, en mettant l’accent sur les investissements conjoints et les nouvelles initiatives dans les domaines de l’eau, de l’énergie, des transports, de l’espace, de la santé et de la sécurité alimentaire ».

Les pays de l’I2U2 utiliseront également leurs secteurs privés respectifs pour faire progresser les modèles de développement à faible émission de carbone, améliorer la santé publique et l’accès aux vaccins, créer conjointement de nouvelles solutions pour le traitement des déchets et promouvoir le développement de technologies vertes.

Déclaration de Jérusalem, accord sur l’Iran et l’Ukraine, divergence sur l’AP

Le président américain Joe Biden, à gauche, et le Premier ministre Yair Lapid s'adressent aux médias après leur rencontre à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : Evan Vucci/AP)
Le président américain Joe Biden, à gauche, et le Premier ministre Yair Lapid s'adressent aux médias après leur rencontre à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : Evan Vucci/AP)

Le texte intégral de la US-Israel Strategic Partnership Joint Declaration [Déclaration conjointe de partenariat stratégique américano-israélien] de Jérusalem est publié, signé par le président américain Joe Biden et le Premier ministre Yair Lapid.

Comme prévu, la déclaration réaffirme « les liens indéfectibles entre nos deux pays et l’engagement durable des États-Unis pour la sécurité d’Israël ».

La partie américaine « réitère également son engagement inébranlable à préserver et à renforcer la capacité d’Israël à dissuader ses ennemis et à se défendre par lui-même contre toute menace ou combinaison de menaces ». Les États-Unis réitèrent en outre que ces engagements sont bipartisans et sacro-saints, et qu’il ne s’agit pas seulement d’engagements moraux, mais aussi d’engagements stratégiques qui sont d’une importance vitale pour la sécurité nationale des États-Unis eux-mêmes. »

La déclaration contient l’engagement ferme des Etats-Unis de ne jamais laisser l’Iran acquérir une arme nucléaire, et souligne que Washington est prêt à « utiliser tous les moyens de sa puissance nationale » pour empêcher Téhéran d’obtenir la bombe.

La déclaration contient un engagement des États-Unis à pleinement appliquer les termes du mémorandum d’entente historique portant sur 38 milliards de dollars, et une reconnaissance du fait qu’un mémorandum d’entente ultérieur reflétera les nouvelles menaces et circonstances. Selon la Déclaration de Jérusalem, Washington cherchera à obtenir un financement supplémentaire pour la défense antimissile en sus du mémorandum d’entente.

En ce qui concerne les Accords d’Abraham, la déclaration affirme l’importance des accords et du Forum du Neguev qui a été lancé à Manama en juin.

Les deux pays ont trouvé une formulation commune sur la guerre Russie-Ukraine, au sujet de laquelle Israël s’est montré beaucoup moins véhément que les États-Unis dans ses condamnations de Moscou. Israël a également refusé de se joindre aux sanctions occidentales contre la Russie.

« Les États-Unis et Israël réitèrent leurs préoccupations concernant les attaques en cours contre l’Ukraine, leur engagement en faveur de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, et affirment l’importance de poursuivre l’aide humanitaire au peuple ukrainien », peut-on lire dans la déclaration.

Certaines fissures dans l’unité sont évidentes sur la question palestinienne. Les deux pays s’engagent à poursuivre les discussions sur les liens israélo-palestiniens, et condamnent le Hamas et les récentes attaques terroristes.

Plus particulièrement, seul Biden « affirme son soutien constant et de longue date à la solution à deux États et à l’avancement vers une réalité dans laquelle les Israéliens et les Palestiniens peuvent jouir de mesures égales de sécurité, de liberté et de prospérité. »

« Les États-Unis sont prêts à travailler avec Israël, l’Autorité palestinienne et les acteurs régionaux pour atteindre cet objectif. »

Les deux parties s’engagent néanmoins à renforcer l’économie palestinienne et à améliorer la qualité de vie des Palestiniens.

En ce qui concerne les tentatives en suspens d’Israël de bénéficier du programme américain d’exemption de visa, les deux parties sont d’accord pour accélérer les efforts visant à mener à bien le processus.

La déclaration comprend également une dénonciation ferme des campagnes BDS et des efforts visant à désigner Israël de manière injuste devant les Nations unies ou la Cour pénale internationale.

« Les deux pays utiliseront les outils à leur disposition pour lutter contre tous les fléaux et toutes les sources d’antisémitisme et pour réagir chaque fois qu’une critique légitime se transforme en sectarisme et en haine ou en tentative de compromettre la place juste et légitime d’Israël au sein de la famille des nations », indique la déclaration.

Biden aurait une escorte de 60 véhicules

L'escorte de Biden arrive à l'hôtel Waldorf Astoria à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Capture d'écran : Kan)
L'escorte de Biden arrive à l'hôtel Waldorf Astoria à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Capture d'écran : Kan)

L’escorte accompagnant le président Joe Biden pour sa visite à Jérusalem est constituée de 60 voitures, a fait savoir la chaîne Kan, jeudi.

Ce sont des dizaines de voitures qui ont parcouru les 400 mètres environ qui séparent l’hôtel du roi David, où séjournent Biden et son entourage, et l’hôtel Waldorf Astori, où s’est déroulé son premier entretien aujourd’hui.

Biden circule dans une limousine blindée, « The Beast », qui a été amenée des États-Unis, aux côtés d’une flotte de limousines qui transportent son entourage.

Deux hélicoptères présidentiels et six Black Hawk de l’armée américaine seraient arrivés au sein de l’État juif.

Un certain nombre de rues du centre-ville de Jérusalem sont fermées mais la police a fait savoir qu’elle tentait de conserver les perturbations à un niveau minimum.

Dans l’après-midi, ce sont les rues situées autour de la résidence du président qui seront fermées à la circulation.

Et à partir du début de la soirée, les perturbations de la circulation seront massives autour du Teddy Stadium, dans le quartier de Malha, avec des milliers de personnes qui assisteront à la cérémonie d’ouverture des Maccabiades – les « Jeux olympiques juifs ».

Implantations : Biden demande à Lapid de ne pas prendre les États-Unis par surprise

Nouvelles maisons en construction dans le quartier de Ramat Shlomo à Jérusalem, novembre 2015. (Lior Mizrahi/Flash90)
Nouvelles maisons en construction dans le quartier de Ramat Shlomo à Jérusalem, novembre 2015. (Lior Mizrahi/Flash90)

Au cours de leur rencontre à Jérusalem, jeudi matin, le président américain Joe Biden a fait savoir au Premier ministre Yair Lapid que Washington ne voulait pas « être pris par surprise » par d’éventuelles annonces sur des constructions d’implantations.

Biden a dit à Lapid qu’il n’exercerait pas de pressions fortes sur les dossiers relatifs au conflit palestinien, mais qu’il ne voulait pas qu’il y ait des annonces inattendues qui puissent être faites.

Au cours d’une visite officielle en Israël de Biden, en 2010 – il était alors vice-président – le ministère de l’Intérieur avait annoncé que 1 600 logements seraient construits à Ramat Shlomo, un quartier juif de Jérusalem.

Biden avait été furieux, disant dans une déclaration qu’une telle initiative « sape la confiance dont nous avons besoin aujourd’hui et elle va à l’encontre de toutes les discussions constructives que j’ai pu avoir ici, en Israël ».

Le projet de construction, qui avait été ensuite surnommé « le plan de Biden », avait été finalement mis en suspens même si certains groupes défavorables au mouvement pro-implantation ont affirmé que les démarches bureaucratiques auront constamment avancé pendant les années suivantes.

Lapid à Biden : sans menace militaire crédible l’Iran refusera un accord plus strict

Le Premier ministre Yair Lapid insiste auprès du président américain Joe Biden sur le fait que l’Iran n’acceptera pas un accord nucléaire plus strict sans menace militaire crédible, et déclare que les procrastinations dans les négociations avec Téhéran doivent prendre fin à un moment donné.

Lapid dit à Biden qu’il pense que Téhéran essaie de gagner du temps et que les États-Unis doivent imposer des sanctions sévères à Téhéran pour contraindre les Iraniens à revenir à la table des négociations.

Lors d’une réunion avec les états-majors respectifs des deux dirigeants, l’Ukraine est abordée avec une attention particulière à la crise alimentaire mondiale.

Le Premier ministre suppléant Naftali Bennett n’est pas présent à cette réunion.

Le Forum I2U2 présente des projets conjoints sécuritaires et énergétiques

Une usine d'énergie solaire dans le village de Mikir Bamuni, dans le district de Nagaon, dans l'état d'Assam en Inde, le 18 février 2022. (Crédit :  AP Photo/Anupam Nath)
Une usine d'énergie solaire dans le village de Mikir Bamuni, dans le district de Nagaon, dans l'état d'Assam en Inde, le 18 février 2022. (Crédit : AP Photo/Anupam Nath)

Les leaders d’Israël, d’Inde, des États-Unis et des Émirats arabes unis ont annoncé, jeudi, deux projets massifs de collaboration dans les domaines de la sécurité alimentaire et de l’énergie verte lors d’une rencontre virtuelle au cours de la visite à Jérusalem du président américain Joe Biden.

Biden, Le Premier ministre Yair Lapid, le président des Émirats arabes unis Mohamed bin Zayed et le Premier ministre indien Narendra Modi ont fait cette annonce dans un communiqué conjoint émis par leurs bureaux pendant la réunion virtuelle – l’entretien de plus haut-rang jamais organisé dans le cadre du nouveau Forum I2U2 conçu par les Américains.

Le communiqué conjoint établit que les partenaires veulent « tirer parti de la dynamisme de nos sociétés et de l’esprit d’entrepreneuriat pour relever certains des plus grands défis que notre monde doit affronter, avec une attention particulière portée aux investissements conjoints et aux nouvelles initiatives dans les secteurs de l’eau, de l’énergie, de l’espace, de la santé et de la sécurité alimentaire ».

Les pays du forum I2U2 utiliseront aussi leurs secteurs privés respectifs pour promouvoir des avancées vers une économie bas carbone, pour améliorer la santé publique et l’accès aux vaccins, pour créer conjointement de nouvelles solutions pour le traitement des déchets et pour développer les technologies vertes, continue le communiqué.

Les pays soulignent également leur soutien à l’intégration d’Israël dans la région, faisant le lien entre les accords de normalisation, les Accords d’Abraham, et la formation de tribunes telles que le forum I2U2.

Ils saluent aussi d’autres regroupements régionaux comme le Forum du Neguev, qui rassemble Israël, les EAU, Bahreïn, le Maroc, l’Égypte et les États-Unis.

Le communiqué conjoint ne fait aucune mention des Palestiniens. Les États-Unis, dans le passé, ont demandé l’inclusion d’un engagement en faveur d’un règlement du conflit israélo-palestinien par le biais de la solution à deux États dans ces documents, mais les Américains ont peut-être été placés en minorité par trois autres pays dont les dirigeants n’ont témoigné que peu d’intérêt à l’idée de promouvoir publiquement cette problématique.

Les leaders ont évoqué « des moyens innovants de garantir une production alimentaire à plus long-terme, plus diversifiée, et des systèmes de transport des produits alimentaires qui puissent mieux faire face aux chocs alimentaires mondiaux », continue le communiqué.

Concernant les deux projets, le premier verra les Émiratis investir la somme de deux milliards de dollars en vue du développement de parcs alimentaires, dans toute l’Inde, qui incorporeront les technologies vertes pour réduire les déchets, pour conserver l’eau potable et pour mieux promouvoir l’emploi de sources énergétiques renouvelables.

Dans le cadre de cette collaboration, l’Inde offrira des terres et intègrera ses agriculteurs dans le projet tandis que les États-Unis et Israël engageront leurs secteurs privés respectifs qui offriront leur expertise dans cette initiative, qui aidera à s’attaquer au problème de l’insécurité alimentaire dans le sud de l’Asie et au Moyen-Orient.

La seconde initiative sera la création d’un projet d’énergie renouvelable hybride dans « l’état Gujarat de l’Inde, avec 30 mégawatts produits par les énergies éolienne et solaire, avec un complément assuré par un système de stockage d’énergie en batterie », dit le communiqué conjoint.

Ce que Biden et Lapid ont dit après leur entretien en tête-à-tête

Le président américain Joe Biden et le Premier ministre Yair Lapid se rencontrent à Jérusalem, le 14 juillet 2022 (Crédit : Kobi Gideon / GPO)
Le président américain Joe Biden et le Premier ministre Yair Lapid se rencontrent à Jérusalem, le 14 juillet 2022 (Crédit : Kobi Gideon / GPO)

Le président américain Joe Biden et le Premier ministre Yair Lapid ont fait de brèves remarques à la presse, assis l’un à côté de l’autre, à l’issue de leur rencontre en tête-à-tête. Parmi les remarques, on peut noter celles de Lapid concernant la visite de Joe Biden en Arabie Saoudite, largement critiquée pour sa volte-face après avoir juré de faire de ce pays un paria, qui a assuré à Biden l’importance de cette visite pour Israël.

Alors qu’ils attendaient que les caméras soient installées, Lapid a confié que les deux hommes ont parlé de baseball – une longue conversation, même s’il ne connaît rien au baseball, dit-il. Il a ajouté en plaisantant que « nous n’avons même pas mentionné l’Iran ou l’Arabie saoudite ».

M. Biden s’est ensuite adressé de manière plus formelle à la presse, utilisant parfois des pense-bêtes.

« Mes amis, je tiens à remercier le Premier ministre. Nous avons eu une bonne entrée en matière pour ce qui sera une longue relation, si Dieu le veut, et une conversation sur les problèmes et les opportunités auxquels nos deux pays sont confrontés, en particulier au Moyen-Orient », a déclaré Biden.

« Nous avons parlé de l’importance, j’ai parlé de l’importance, de mon point de vue, pour Israël d’être totalement intégré dans la région, et de compléter son intégration. Nous vous garantissons – notre administration, et je pense que la grande majorité du public américain, pas seulement mon administration, est complètement dévouée à votre sécurité, sans aucun si, et ou mais – sans aucun doute à ce sujet », dit Biden.

« Nous avons également parlé du fait que nous avons une journée bien remplie devant nous, notamment ce sommet virtuel avec l’Inde et les Émirats. Nous allons avoir une discussion après cette réunion. Et nous avons parlé de beaucoup de choses qui concernaient principalement le renforcement des amitiés personnelles et l’engagement durable de nos deux pays l’un envers l’autre », a déclaré Biden.

Lapid a indiqué que la menace de l’Iran avait été abordée par les deux dirigeants.

« Oui, Monsieur le Président, nous avons bien sûr discuté, nous avons aussi parlé boutique, de l’Arabie saoudite et de votre voyage là-bas, qui est extrêmement important pour Israël – essayer de construire une coalition plus modérée ici au Moyen-Orient, dont nous avons besoin depuis longtemps », dit-il.

« Nous avons discuté de la menace iranienne – et de ce que nous pensons être la bonne conduite à tenir pour s’assurer, ce avec quoi nous sommes d’accord, qu’il n’y aura pas d’Iran nucléaire. Ce n’est pas seulement une menace pour Israël, mais pour le monde [entier]. Et nous avons discuté de quelques autres sujets que nous allons garder pour nous. »

Les deux hommes rient ; ils refusent de répondre aux questions.

Washington et l’AP divergent sur un communiqué sur la capitale d’un futur Etat

Mahmoud Abbas (à gauche) et Joe Biden après leur rencontre dans la ville de Ramallah en Cisjordanie, le 10 mars 2010. (Crédit : AP/Bernat Armangue)
Mahmoud Abbas (à gauche) et Joe Biden après leur rencontre dans la ville de Ramallah en Cisjordanie, le 10 mars 2010. (Crédit : AP/Bernat Armangue)

Les États-Unis et l’Autorité palestinienne ne parviennent pas à se mettre d’accord sur la formulation d’une éventuelle déclaration commune qui serait publiée lors de la rencontre entre le président américain en visite, Joe Biden, et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, vendredi à Bethléem, selon la Douzième chaîne.

Les États-Unis étaient prêts à ce que cette déclaration parle d’une solution à deux États, l’État palestinien dont la capitale serait dans Jérusalem-Est. Mais l’AP voulait une formulation disant que la capitale de l’État palestinien serait Jérusalem-Est.

Selon le reportage, qui ne cite pas ses sources, Abbas, en dépit de ce désaccord et d’un mécontentement plus général à l’égard des positions de Biden, a demandé à sa hiérarchie de ne pas critiquer le président américain. Néanmoins, des manifestations contre Biden sont attendues demain à Ramallah, selon la Douzième chaîne et les manifestants devraient scander que Biden n’est pas le bienvenu.

La Douzième chaîne a également fait savoir qu’Israël a rejeté deux demandes formulées par les Américains concernant les Palestiniens avant l’arrivée de Biden – demandes formulées par des fonctionnaires américains, et non par des dirigeants.

La première demande visait à mettre en place une sorte de panel conjoint, impliquant Israël, les États-Unis, la Jordanie et les Palestiniens, pour discuter du « statu quo à Jérusalem » – une référence présumée au mont du Temple, et en particulier à la prière juive qui s’y déroule. Israël a rejeté cette demande d’un revers de la main, selon le reportage.

La deuxième demande consistait à formuler et à publier une déclaration commune condamnant la violence, vraisemblablement de la part de toutes les parties au conflit israélo-palestinien. Israël a convenu que toute violence doit être condamnée, mais a refusé une telle déclaration car elle impliquerait que les deux formes de violences soient mises sur un pied d’égalité, selon le reportage.

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