Le discours que Lapid n’a pas prononcé
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Le discours que Lapid n’a pas prononcé

Un porte-parole du leader de Yesh Atid, Yair Lapid, a publié le texte intégral du discours qu’il n’a pas prononcé ce dimanche à la Knesset. Lapid a décidé de renoncer à s’exprimer après que les députés de droite ont vivement crié et sifflé le discours du Premier ministre désigné Bennett.

Voici quelques extraits de l’allocution qui’l prévoyait de faire :

« Dans un pays démocratique, les gouvernements s’élèvent et tombent. Une génération s’en va et une génération arrive. C’est l’ordre naturel des choses. Il s’agit d’une coalition compliquée, peut-être la plus compliquée de l’histoire du pays, mais la raison de sa création est en fait simple : il est temps. C’est l’heure. Il est même un peu tard. Ce changement est inévitable car le temps ne s’arrête pas. Il est temps de changer de système d’exploitation, il est temps de changer de génération. »

« Mais avant de regarder vers l’avenir, nous avons une autre tâche : nous devons trouver un moyen de nous pardonner mutuellement pour le passé. La haine est une prison, et le pardon en est la sortie. »

« J’observe les dernières années du quotidien dans ce pays ; les protestations, la colère, des choses terribles qui ont été dites dans cette salle… Je ne veux pas être l’otage de ces années-là. Au cours des six dernières années, j’ai siégé dans l’opposition. Une majeure partie de ce temps, j’ai ressenti de la colère face à la façon dont le gouvernement nous a traités. La solution n’est pas de les traiter de la même manière. La solution est de se comporter différemment. »

« Je veux dire à l’opposition, depuis ce podium : notre porte vous sera ouverte. Nous savons que le public qui a voté pour vous a de réels besoins. Nous ne serons pas d’accord sur tout, mais nous écouterons toujours. »

« Après toutes les insultes et tous les avertissements, le vrai fossé au sein de la société israélienne n’est pas entre la gauche et la droite. Le vrai clivage se situe entre modérés et extrémistes. Ceux qui veulent construire et ceux qui veulent détruire. »

« Nous ne laisserons pas les extrémistes détruire l’État d’Israël. Nous ne laisserons pas la haine nous contrôler. Les racistes ne deviennent pas des patriotes simplement parce qu’ils arborent un drapeau. Ils ne définiront pas pour nous ce que signifie aimer Israël. »

« Nous ne sommes pas des ennemis. Même les opinions les plus véhémentes, même les arguments les plus passionnés, ne feront pas de nous des ennemis. Nous ne laisserons pas les extrémistes détruire notre capacité à échanger et à œuvrer ensemble pour le bien du pays. »

C’est vous qui le dites...