Les imams de France appelés à une prière vendredi pour les victimes
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Anonymous veut “traquer” les responsables des attentats

Ankara aurait averti Paris il y a près d'un an au sujet d'un des kamikazes de Paris ; La France, toujours sous la menace, tente de se relever

  • (Depuis la g) La ministre de l'éducation Najat Vallaud-Belkacem, le président Francois Hollande et le Premier ministre Manuel Valls observent une minute de silence le 16 novembre 2015 à l'université de la Sorbonne (Crédit : AFP PHOTO / POOL / STEPHANE DE SAKUTIN)
    (Depuis la g) La ministre de l'éducation Najat Vallaud-Belkacem, le président Francois Hollande et le Premier ministre Manuel Valls observent une minute de silence le 16 novembre 2015 à l'université de la Sorbonne (Crédit : AFP PHOTO / POOL / STEPHANE DE SAKUTIN)
  • Dalil Boubakeur, président du Conseil du culte musulman de France, lors de l'investiture de François Hollande, en mai 2012. (Crédit : Cyclotron/Wikimédia Creative Commons)
    Dalil Boubakeur, président du Conseil du culte musulman de France, lors de l'investiture de François Hollande, en mai 2012. (Crédit : Cyclotron/Wikimédia Creative Commons)
  • Le mandat d'arrêt publié contre le 8e terroriste des attentats de Paris Salah Abdeslam.
    Le mandat d'arrêt publié contre le 8e terroriste des attentats de Paris Salah Abdeslam.
  • (Depuis la gauche) le Mufti de la Mosquée de Paris Djelloul Bouzidi, le recteur Dalil Boubakeur, le directeur administratif Mohamed Louanoughi, et le premier Imam Whales Belarbi observent une minute de silence à la Grande Mosquée, pour les victimes des attaques de Paris, le 16 novembre 2015, (Crédit : AFP PHOTO / JOEL SAGET)
    (Depuis la gauche) le Mufti de la Mosquée de Paris Djelloul Bouzidi, le recteur Dalil Boubakeur, le directeur administratif Mohamed Louanoughi, et le premier Imam Whales Belarbi observent une minute de silence à la Grande Mosquée, pour les victimes des attaques de Paris, le 16 novembre 2015, (Crédit : AFP PHOTO / JOEL SAGET)
  • Le Grand Rabbin de France Haïm Korsia prie en hommage aux victimes d'une série d'attaques meurtrières à la Grande synagogue de la Victoire, le 15 novembre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / LOIC VENANCE)
    Le Grand Rabbin de France Haïm Korsia prie en hommage aux victimes d'une série d'attaques meurtrières à la Grande synagogue de la Victoire, le 15 novembre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / LOIC VENANCE)
  • Une enfant visite un site commémoratif le 15 novembre à 2015 à l'extérieur du restaurant Petit Cambodge, dans le 10ème arrondissement de Paris, pour les victimes des attaques terroristes du 13 novembre à Paris. (Crédit : AFP)
    Une enfant visite un site commémoratif le 15 novembre à 2015 à l'extérieur du restaurant Petit Cambodge, dans le 10ème arrondissement de Paris, pour les victimes des attaques terroristes du 13 novembre à Paris. (Crédit : AFP)
  • Le rabbin Moshe Sebbag (d) et l'imam de la mosquée de Drancy, Hassan Chalghoumi (g) arrivent à la Grande synagogue de la Victoire avant de rendre hommage aux victimes d'une série d'attaques meurtrières, le 15 novembre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / LOIC VENANCE)
    Le rabbin Moshe Sebbag (d) et l'imam de la mosquée de Drancy, Hassan Chalghoumi (g) arrivent à la Grande synagogue de la Victoire avant de rendre hommage aux victimes d'une série d'attaques meurtrières, le 15 novembre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / LOIC VENANCE)
  • La salle du conseil municipal de Jérusalem avant le rassemblement de solidarité avec Paris, le 15 novembre 2015 (Photo: Facebook)
    La salle du conseil municipal de Jérusalem avant le rassemblement de solidarité avec Paris, le 15 novembre 2015 (Photo: Facebook)
  • Une fille avec les lèvres peintes en drapeau tricolore français assiste à une veillée à la mémoire des victimes de Paris en face de l'ambassade française le 15 novembre 2015 à Copenhague. (Crédit : AFP PHOTO / Nils Meilvang / SCANPIX DANEMARK / NILS MEILVANG +++ DANEMARK OUT)
    Une fille avec les lèvres peintes en drapeau tricolore français assiste à une veillée à la mémoire des victimes de Paris en face de l'ambassade française le 15 novembre 2015 à Copenhague. (Crédit : AFP PHOTO / Nils Meilvang / SCANPIX DANEMARK / NILS MEILVANG +++ DANEMARK OUT)
  • Les dirigeants au sommet du G20, le 15 novembre ,2015 à Antalya. (Crédit : AFP PHOTO / OZAN KOSE)
    Les dirigeants au sommet du G20, le 15 novembre ,2015 à Antalya. (Crédit : AFP PHOTO / OZAN KOSE)
  • Une femme pleure devant le Bataclan après les attentats de Paris du 13 novembre 2015  (Crédit : AFP)
    Une femme pleure devant le Bataclan après les attentats de Paris du 13 novembre 2015 (Crédit : AFP)
  • Une rose est posée dans un impact de balle dans la fenêtre d'un restaurant japonais à côté du café 'La Belle Equipe ", rue de Charonne, le 15 novembre 2015 à Paris, (Crédit : AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD)
    Une rose est posée dans un impact de balle dans la fenêtre d'un restaurant japonais à côté du café 'La Belle Equipe ", rue de Charonne, le 15 novembre 2015 à Paris, (Crédit : AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD)
  • Des gens se réconfortent sur la place de la République le 15 novembre 2015 (crédit : AFP)
    Des gens se réconfortent sur la place de la République le 15 novembre 2015 (crédit : AFP)
  • Bougies allumées en mémoire des victimes des attentats de Paris du 13 novembre 2015 (Crédit : AFP)
    Bougies allumées en mémoire des victimes des attentats de Paris du 13 novembre 2015 (Crédit : AFP)

La Turquie a mis en garde à deux reprises en un an la France au sujet d’un des militants jihadistes qui s’est fait exploser vendredi soir lors des attentats de Paris, mais assure n’avoir reçu aucune réponse, a déclaré à l’AFP un responsable gouvernemental turc.

La police turque « a informé la police française deux fois, en décembre 2014 et juin 2015 » au sujet d’Omar Ismaïl Mostefaï, un des assaillants de la salle de concert parisienne du Bataclan, a précisé ce responsable sous couvert de l’anonymat.

« Nous n’avons toutefois jamais eu de retour de la France sur cette question », a-t-il poursuivi.

Suivez le déroulé des événements avec le Times of Israël.

Cameron : 7 attentats évités « sur les six derniers mois » au Royaume-Uni

Le Premier ministre britannique, David Cameron, a jugé lundi que les attaques perpétrées vendredi à Paris « auraient pu avoir lieu » au Royaume-Uni, « sept » attentats ayant été évités au cours des six derniers mois dans le pays.

« Nos services de sécurité et de renseignements ont empêché quelque chose comme sept attaques sur les six derniers mois, même si ces attaques étaient d’une moindre envergure », a déclaré le Premier ministre à la BBC Radio 4, ajoutant en parlant des attentats de Paris : « Cela aurait pu avoir lieu ici ».

« Nous étions au courant qu’il y avait des cellules en Syrie qui radicalisent des gens dans nos propres pays et qui sont susceptibles de renvoyer des gens pour perpétrer des attaques », a également dit David Cameron qui s’exprimait d’Antalya, en Turquie, où il participe à un sommet du G20.

« Nous pouvons renforcer nos services de sécurité et nous allons le faire, nous pouvons prendre des mesures pour que l’aviation soit plus sûre et mettre de l’argent dans ce domaine, ce que nous allons faire », a-t-il dit.

La presse britannique a annoncé lundi que le Royaume-Uni allait renforcer ses services de renseignement et de sécurité avec 1.900 personnes, ce qui devrait augmenter les effectifs des services de sécurité intérieure (MI5), extérieure (MI6) et de surveillance (GCHQ) de près de 15%, selon le Guardian et le Financial Times.

Le Premier ministre britannique, David Cameron, devant le 10 Downing Street à Londres, 27 février 2014 (Crédit : Carl Court/AFP)
Le Premier ministre britannique, David Cameron, devant le 10 Downing Street à Londres, 27 février 2014 (Crédit : Carl Court/AFP)

Les attentats de vendredi à Paris ont fait 129 morts et plus de 350 blessés.

Valls : « Nous allons vivre longtemps avec cette menace »

La France doit se préparer à de nouveaux attentats, a affirmé lundi le Premier ministre français Manuel Valls, en soulignant que le pays pouvait être encore frappé « dans les jours qui viennent, dans les semaines qui viennent ».

« Nous allons vivre longtemps avec cette menace », « il faut s’y préparer », a-t-il dit à la radio RTL en évoquant « de nouvelles répliques » françaises.

Les attentats ont été « organisés, pensés, planifiés depuis la Syrie », a-t-il ajouté.

« Plus de 150 perquisitions » dans les milieux islamistes ont été menées en France depuis les attentats meurtriers commis vendredi, a annoncé lundi le Premier ministre français, Manuel Valls.

A Lyon (centre-est), des armes ont été saisies, dont un lance-roquettes, des gilets pare-balles, plusieurs pistolets et un fusil d’assaut kalachnikov.

Cinq interpellations ont été réalisées, selon une source proche du dossier. L’état d’urgence décrété en France accroît la marge d’intervention des policiers, qui ont confirmé des « dizaines de perquisitions ».

« Cette guerre contre Daech (acronyme arabe de l’Etat islamique), elle doit se mener d’abord en Syrie et en Irak. il y a aussi ce qui se passe en Libye puisque Daech (…) est implantée et s’y implante là-bas. C’est pour cela que je dis que c’est une guerre qui va être une guerre longue et difficile », a-t-il expliqué.

Le Premier ministre a enfin appelé les Français à une « très grande vigilance ».

« J’invite chacun à la maîtrise, à la prudence et à la vigilance. Oui, le comportement de chacun va se modifier par rapport à cette menace terroriste », a-t-il dit.

« Cet acte de guerre, cette nouvelle guerre, car elle n’est évidemment en France pas une guerre conventionnelle, nous oblige à une attitude, à une hauteur de vue, à une mobilisation… à une très grande vigilance, à une très grande maîtrise, à du sang-froid », a-t-il insisté.

« Daech ne peut pas gagner cette guerre contre nous, mais cette organisation terroriste cherche à nous affaiblir, à nous diviser, à faire en sorte que les Français se retournent les uns contre les autres », a estimé Manuel Valls, en jugeant « plus que jamais indispensable l’union sacrée ».

Un homme (g), qui est à la recherche de sa fille, qui avait été au Bataclan dans la nuit des attaques de Paris le 13 novembre, parle avec le Premier ministre français Manuel Valls (3e D), le ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian (2e D), le président de la SNCF Guillaume Pepy (C) et le ministre de l'Intérieur français Bernard Cazeneuve (2e g) à la gare du Nord à Paris, le 15 Novembre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / ERIC FEFERBERG)
Un homme (g), qui est à la recherche de sa fille, qui avait été au Bataclan dans la nuit des attaques de Paris le 13 novembre, parle avec le Premier ministre français Manuel Valls (3e D), le ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian (2e D), le président de la SNCF Guillaume Pepy (C) et le ministre de l’Intérieur français Bernard Cazeneuve (2e g) à la gare du Nord à Paris, le 15 Novembre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / ERIC FEFERBERG)

Sept personnes sont en garde à vue en Belgique

Sur les 129 morts, 103 ont été identifiées. Plus de 350 personnes ont également été blessées dans ces attaques qui, pour la première fois en France, ont impliqué des kamikazes.

Sur les sept assaillants morts, cinq ont déja été identifiés.

Le premier, Omar Ismaïl Mostefaï, né en banlieue parisienne, avait été signalé pour sa radicalisation et fiché par les services de renseignement français.

Deux autres, Bilal Hadfi (20 ans) et Brahim Abdelslam (31 ans), sont des Français résidant en Belgique. Un quatrième est né en Syrie.

Brahim Abdelslamm fait partie d’une fratrie sur laquelle se concentrent les enquêteurs : un de ses frères, Mohamed, a été placé en garde à vue en Belgique.

Les services antiterroristes ne savent pas ce qu’il en est du troisième, Salah, qui pourrait être un des kamikazes ou en fuite, selon des sources proches du dossier. La justice belge a émis un mandat d’arrêt international et la police française a lancé un appel à témoin à l’encontre de cet « individu dangereux ».

Mandat d'arrêt contre le 8e terroriste qui s'est échappé Salah Abdeslam, après les attaques terroristes de Paris.
Mandat d’arrêt contre le 8e terroriste qui s’est échappé Salah Abdeslam, après les attaques terroristes de Paris.

Les liens avec la Belgique sont désormais établis. Les attentats « ont été préparés à l’étranger et ont mobilisé une équipe d’acteurs situés sur le territoire belge et qui ont pu bénéficier, l’enquête le dira, de complicités en France », a affirmé le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve dimanche, après un entretien avec son homologue belge Jan Jambon.

Sept personnes sont en garde à vue en Belgique, où l’enquête se concentre sur la commune bruxelloise de Molenbeek, considérée comme une plaque tournante des jihadistes en Europe.

Les enquêteurs veulent aussi établir précisément les connexions existant avec la Syrie. Mostefaï a très vraisemblablement séjourné en Syrie entre 2013 et 2014. Hadfi y est aussi allé, selon une source proche de l’enquête, et la question se pose pour d’autres assaillants, identifiés ou en voie de l’être.

Minute de silence en France et à travers l’Europe

Une minute de silence a été observée lundi à 11H00 GMT partout en France et à travers l’Europe à la mémoire des victimes des attentats les plus meurtriers de l’histoire du pays.

Dans le centre de la capitale française, des centaines de personnes se sont massées sur la place de la République, jonchée de bouquets de fleurs, et près des lieux de plusieurs des attaques, notamment la salle de concert du Bataclan où au moins 89 personnes ont été tuées.

Le président François Hollande, accompagné de son Premier ministre Manuel Valls, a observé ce moment de recueillement dans la cour de l’université de la Sorbonne, soulignant ainsi le grand nombre de jeunes parmi les victimes.

Une minute de recueillement était prévue au même moment dans de nombreuses villes d’Europe qui tenaient à marquer ainsi leur solidarité.

A Antalya (sud de la Turquie), où se tient un sommet du G20, les dirigeants européens présents ont observé ensemble la minute de silence, a constaté l’AFP.

Un deuil national de trois jours a été décrété en France à la suite des attentats, qui ont fait au moins 129 morts et 352 blessés.

(Depuis la g) La ministre de l'éducation Najat Vallaud-Belkacem, le président Francois Hollande et le Premier ministre Manuel Valls observent une minute de silence le 16 novembre 2015 à l'université de la Sorbonne (Crédit : AFP PHOTO / POOL / STEPHANE DE SAKUTIN)
(Depuis la g) La ministre de l’éducation Najat Vallaud-Belkacem, le président Francois Hollande et le Premier ministre Manuel Valls observent une minute de silence le 16 novembre 2015 à l’université de la Sorbonne (Crédit : AFP PHOTO / POOL / STEPHANE DE SAKUTIN)

Tenter de « rassembler la Nation » à Versailles ?

Sur le plan politique, après avoir consulté individuellement les dirigeants des différentes formations politiques dimanche, le président François Hollande s’adressera à l’ensemble des sénateurs et députés réunis en Congrès à Versailles à 15H00 GMT, pour réaffirmer sa détermination face à la menace terroriste et « rassembler la Nation ».

Mais cette réunion solennelle prendra une dimension politique.

Le parti d’opposition de droite, Les Républicains, a obtenu que les groupes parlementaires puissent faire entendre leur voix à cette occasion. Chacun d’entre eux s’exprimera dix minutes à l’issue du discours, une fois le chef de l’Etat parti.

Dix mois après l’unanimité politique suscitée par les attentats de janvier, quelques voix dissonantes se font entendre, notamment celle de l’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy qui a demandé « des modifications drastiques de notre politique de sécurité ».

L’opération policière en cours à Bruxelles vise à interpeller le suspect clé Salah Abdeslam

Une importante opération de police en cours dans la commune bruxelloise de Molenbeek vise à interpeller Salah Abdeslam, un suspect clé recherché dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Paris, a annoncé lundi le parquet fédéral de Belgique à l’AFP.

« C’est correct », a répondu un porte-parole du parquet à la question de savoir si l’opération visait à retrouver Salah Abdeslam. Il n’était toutefois pas en mesure de dire si le suspect, visé par un mandat d’arrêt international et présenté comme « dangereux », se trouvait effectivement dans la résidence encerclée par les forces de l’ordre à Molenbeek.

5 des 7 suspects relâchés à Bruxelles, dont le frère d’un des kamikazes

Cinq personnes parmi les sept interpellées en Belgique dans le cadre de l’enquête sur les attentats meurtriers de Paris ont été relâchées, dont Mohamed Abdeslam, un frère de l’un des kamikazes, a-t-on appris lundi de sources judiciaires à Bruxelles.

« Au total cinq ont été relâchés » et « deux continuent d’être détenus provisoirement », a indiqué le parquet fédéral belge à l’AFP. Mohamed Abdeslam a été relâché « sans la moindre inculpation », a précisé son avocate à l’AFP.

Les imams de France appelés à une prière vendredi pour les victimes

Le recteur de la Grande mosquée de Paris Dalil Boubakeur a appelé lundi tous les imams de France à prendre part vendredi à une « prière solennelle » en hommage aux victimes des attentats de Paris qui ont fait au moins 129 morts et 352 blessés.

« Vendredi, je fais un appel aux imams pour participer à une prière solennelle, pour marquer notre compassion et participer à la douleur des familles », a déclaré Boubakeur lors d’un point-presse à la mosquée de Paris.

Il a tenu à exprimer sa « solidarité », son « désarroi » et son « rejet devant ces actes innommables » et qui ont fait « des victimes absolument innocentes ».

« Nous, musulmans de France, nous ne pouvons qu’insister sur la cohésion nationale pour refuser ensemble ce malheur qui nous frappe et nous attaque indistinctement », a-t-il ajouté.

« Nous sommes tous des victimes de cette barbarie. »

Boubakeur, ancien président du Conseil français du culte musulman (CFCM), a également appelé à refuser tout « amalgame » entre les musulmans de France et des « gens qui s’appellent musulmans, mais qui pourraient s’appeler barbares, ce serait plus juste ».

Quelques minutes avant, sur les marches de la mosquée, Dalil Boubakeur avait observé une minute de silence, entouré du personnel du lieu et d’une poignée de fidèles. Ils ont ensuite entamé une prière et écouté en silence un enregistrement de la Marseillaise.

(Depuis la gauche) le Mufti de la Mosquée de Paris Djelloul Bouzidi, le recteur Dalil Boubakeur, le directeur administratif Mohamed Louanoughi, et le premier Imam Whales Belarbi observent une minute de silence à la Grande Mosquée, pour les victimes des attaques de Paris, le 16 novembre 2015, (Crédit : AFP PHOTO / JOEL SAGET)
(Depuis la gauche) le Mufti de la Mosquée de Paris Djelloul Bouzidi, le recteur Dalil Boubakeur, le directeur administratif Mohamed Louanoughi, et le premier Imam Whales Belarbi observent une minute de silence à la Grande Mosquée, pour les victimes des attaques de Paris, le 16 novembre 2015, (Crédit : AFP PHOTO / JOEL SAGET)

Après les attaques de Paris, les Eagles of Death Metal reviennent en Israël

Le producteur israélien a dit que le groupe de rock américain, touché par les attaques de Paris, sera à Tel Aviv en 2016.

Le groupe a déjà joué en Israël en juillet dernier, en dépit des tentatives des militants anti-Israël pour faire pression pour éviter l’Etat juif.

Capture d’écran de la page Facebook du groupe Eagles of Death Metal
Capture d’écran de la page Facebook du groupe Eagles of Death Metal

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‘La France doit s’adapter à la nouvelle situation de guerre’

Selon Patrick Pelloux, la France doit prendre en compte cette nouvelle réalité comme a su le faire Israël et les Etats-Unis.

Capture d’écran/YouTube/Charlie Hebdo: Patrick Pelloux
Capture d’écran/YouTube/Charlie Hebdo: Patrick Pelloux

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Les activités des institutions juives marquent un temps d’arrêt à Paris

Le radiothon du FSJU pour la Tesdaka et d’autres manifestations ont été reportés.

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Dons de sang massifs depuis les attentats

Les Français affluent depuis vendredi dans les hôpitaux pour donner leur sang à un niveau inégalé qui a poussé lundi l’Etablissement français du sang (EFS) à appeler les donneurs à différer à la semaine prochaine leur démarche.

« Nous appelons les donneurs, qui sont très nombreux à venir nous voir, de surseoir à leurs dons », a déclaré à l’AFP le docteur Djamel Benomar, directeur des prélèvements dans la région parisienne.

« Bien sûr il faut continuer de donner mais au bon moment », a ajouté le Dr Nenomar, précisant qu’il était « hors de question de jeter du sang périmé ».

« Il faut qu’on puisse compter sur eux dans deux mois » (délai nécessaire entre deux dons de sang), a ajouté ce responsable qui en « 28 ans de carrière n’a jamais vu une telle mobilisation ».

Capture d’écran de la page du site EFS pour donner son sang en France
Capture d’écran de la page du site EFS pour donner son sang en France

Samedi, l’EFS avait procédé à 8 500 prélèvements (sang, plaquettes et plasma) dans toute la France dont 2 000 dans la région parisienne.

Lundi leur nombre était déjà multiplié par quatre à la mi-journée par rapport à un lundi habituel, selon le médecin.

Plus de 350 personnes ont été blessées lors des attentats de vendredi à Paris, dont des dizaines très grièvement. Les attaques ont fait aussi 129 morts.

Pour plus de renseignements pour savoir où vous pouvez donner votre sang, cliquez ici.

Yaalon : L’État islamique ne menace pas Israël

Moshe Yaalon dit que bien qu’actif en Syrie et dans le Sinaï, le groupe djihadiste « n’a pas ouvert de front contre nous, car ils seraient tout simplement battus. »

Le ministre de la Defense Moshe Yaalon (au centre) , le chef d’état-major de Tsahal Gadi Eisenkot (à gauche) et le .président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset Tzachi Hanegbi lors d’une visite de la Brigade de Judée de Tsahal le 10 novembre 2015 (Photo: page Facebook de Moshe Yaalon)
Le ministre de la Defense Moshe Yaalon (au centre) , le chef d’état-major de Tsahal Gadi Eisenkot (à gauche) et le .président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset Tzachi Hanegbi lors d’une visite de la Brigade de Judée de Tsahal le 10 novembre 2015 (Photo: page Facebook de Moshe Yaalon)

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Présence accrue de forces de police autour du Vatican

Une présence accrue des forces de sécurité italiennes était observée lundi matin aux abords du Vatican, au milieu des milliers de touristes, en conséquence des attentats de Paris, a constaté l’AFP.

Sur la place Pie XII, entre la Colonnade du Bernin et la Via de la Conciliazione, qui relie le Tibre au Vatican, plusieurs camionnettes et jeeps des carabiniers et de la police étaient déployés.

Deux voitures, l’une bleue de la police, l’autre noire des carabiniers, devant lesquelles stationnaient des hommes en uniforme, se trouvaient bien en vue devant les barrières de sécurité en bordure de la place Saint-Pierre.

La sécurité aux abords du Vatican est traditionnellement assurée par l’Etat italien, les carabiniers y étant présents constamment mais de manière généralement plus discrète.

A l’intérieur du Vatican même, « il est évident qu’une attention accrue a été demandée » aux forces vaticanes –gendarmerie et gardes suisses–, a déclaré à l’AFP le père Ciro Benedettini, porte-parole adjoint du Saint-Siège, qui n’a pas voulu détailler les consignes adoptées.

Le pape François en train de se recueillir avant de s'adresser à la mafia (Crédit : AFP/Tiziana Fabi)
Le pape François en train de se recueillir avant de s’adresser à la mafia (Crédit : AFP/Tiziana Fabi)

Dans une interview au quotidien français La Croix, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, a souligné que « le Vatican peut être une cible en raison de sa signification religieuse ».

« On peut élever le niveau des mesures de sécurité au Vatican et autour. Mais on ne va pas se laisser paralyser par la peur. Cela ne change donc rien à l’agenda du pape, qui va continuer », a déclaré le numéro deux du Vatican.

Concernant le Jubilé (Année Sainte) de la Miséricorde, qui s’ouvre le 8 décembre et qui va attirer des millions de personnes au Vatican pendant des mois, le cardinal Parolin a estimé que « c’est le moment juste pour lancer l’offensive de la miséricorde ».

« Le Miséricordieux est aussi le plus beau nom de Dieu pour les musulmans, qui peuvent être associés à cette année sainte, comme l’a voulu le pape », a-t-il rappelé.

Le pape François a réuni lundi matin les chefs de l’ensemble des dicastères (ministères) de la Curie romaine, pour parler de différents sujets, dont les thèmes très actuels de l’immigration et des relations avec le monde musulman.

Marine Le Pen demande « l’arrêt immédiat de tout accueil de migrants »

La chef de file de l’extrême droite française, Marine Le Pen, a réclamé lundi « l’arrêt immédiat de tout accueil de migrants » en France à la suite des attentats de Paris, qui ont fait au moins 129 morts et 352 blessés.

« Un des kamikazes (…) était arrivé en Grèce le 3 octobre parmi la masse des migrants », avance son parti Front national (FN) dans son communiqué.

Selon les enquêteurs français, les empreintes digitales d’un des auteurs des attaques, près duquel un passeport syrien a été retrouvé, concordent avec celle d’un homme contrôlé le mois dernier en Grèce.

Marine Le Pen (Crédit : AFP)
Marine Le Pen (Crédit : AFP)

Dans une vidéo, l’EI semble mettre en garde contre une attaque sur Washington

L’État islamique met en garde dans une nouvelle vidéo d’une attaque à Washington et dans les villes des pays qui participent à des raids aériens contre le groupe radical en Syrie et en Irak.

« Nous disons aux Etats qui prennent part à la campagne des Croisés que, par Dieu, vous aurez une journée si Dieu le veut, comme la France et par Dieu, comme nous avons frappé la France en son centre à Paris, alors nous jurons que nous allons frapper l’Amérique dans son centre à Washington », avertit un homme dans la vidéo, selon Reuters, qui note que l’authenticité de la vidéo n’a pas encore être vérifiée.

Si elle est authentique, ce serait la première réaction de l’EI au bombardement massif français qui a été lancé contre lui suite aux attaques terroristes de vendredi à Paris.

Qui sont les kamikazes des attentats de Paris ?

Sur les sept kamikazes qui se sont fait exploser vendredi soir après avoir semé la mort dans les rues de Paris et aux abords du stade de France, cinq ont été identifiés. Quatre d’entre eux sont des Français, dont au moins trois auraient séjourné en Syrie.

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La Suède nie avoir fait un lien entre l’EI et le conflit israélo-palestinien

Dans un tweet, l’ambassade de Suède en Israël a nié que la ministre des Affaires étrangères du pays avait fait un lien entre le terrorisme de l’État islamique au conflit israélo-palestinien :

Israël a critiqué la ministre suédoise des Affaires étrangères qui a sous-entendu que la résolution du conflit israélo-palestinien pourrait apaiser le groupe radical de l’Etat islamique.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a déclaré que les propos de Margot Wallström à cet effet étaient « scandaleusement osés ».

Margot Wallström, la ministre suédoise des Affaires étrangères à Riga le 23 janvier 2015 (Crédit : AFP PHOTO / ILMARS ZNOTINS)
Margot Wallström, la ministre suédoise des Affaires étrangères à Riga le 23 janvier 2015 (Crédit : AFP PHOTO / ILMARS ZNOTINS)

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Brennan : L’EI a probablement d’autres attaques en préparation

Le groupe Etat islamique (EI) a probablement d’autres opérations semblables aux attaques de Paris en préparation, a estimé lundi à Washington le directeur de la CIA John Brennan.

« Je pense que ce n’est pas la seule opération que le groupe Etat islamique » a en préparation, « je ne considère certainement pas » ces attaques comme « un évènement isolé » a-t-il dit devant un cercle de réflexion à Washington.

John Brennan (Crédit : Domaine public)
John Brennan (Crédit : Domaine public)

Bennett déclare la « guerre mondiale » et assimile Paris à la Cisjordanie

Le ministre de l’Education estime que c’est le fait que les Palestiniens espèrent un Etat palestinien qui les poussent au terrorisme.

Le ministre de l'Éducation Naftali Bennett, dirigeant du HaBayit HaYehudi, lors de la réunion hebdomadaire de son parti à la Knesset, à Jérusalem, le 2 novembre 2015 (Crédit : Miriam Alster / Flash90)
Le ministre de l’Éducation Naftali Bennett, dirigeant du HaBayit HaYehudi, lors de la réunion hebdomadaire de son parti à la Knesset, à Jérusalem, le 2 novembre 2015 (Crédit : Miriam Alster / Flash90)

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Orban : les terroristes « ont exploité les migrations de masse »

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a estimé lundi, après les attentats de Paris, que les « terroristes ont exploité les migrations de masse » en cours depuis plusieurs mois vers l’Union européenne et il a défendu le droit des Européens à « l’auto défense ».

« De façon délibérée et organisée, les terroristes ont exploité les migrations de masse, en se mélangeant à la foule des gens quittant leurs foyers en quête d’une vie meilleure (…) », a déclaré devant le parlement le Premier ministre, défenseur d’une ligne intransigeante en matière d’immigration.

Il a également décrit « le droit à l’auto défense » des Européens comme « plus fort que tous les autres (droits, ndlr) ».

Discours du Premier ministre hongrois Viktor Orban devant les membres de son parti après sa victoire aux élections législatives, le 6 avril 2014 à Budapest (Crédit photo: ATTILA KISBENEDEK / AFP)
Discours du Premier ministre hongrois Viktor Orban devant les membres de son parti après sa victoire aux élections législatives, le 6 avril 2014 à Budapest (Crédit photo: ATTILA KISBENEDEK / AFP)

Plus de 10 000 personnes fichées à surveiller

Plus de 10.000 personnes, à l’instar d’Omar Ismaïl Mostefaï qui s’est fait exploser vendredi soir dans la salle de concerts parisienne du Bataclan après avoir tiré sur les spectateurs, font en France l’objet de fiches dites « S » de renseignement, notamment des islamistes radicaux.

Fiche S pour « sûreté de l’État »: la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) alimente quotidiennement ce fichier, qui vise des hooligans, des membres de groupes d’utra-gauche ou d’extrême-droite, etc.

« Il y a plus de 10.000 personnes qui sont sous cette fiche +S+ », a rappelé ce week-end le Premier ministre Manuel Valls.

Parmi elles, plus de la moitié sont fichées comme étant des islamistes radicaux ou des individus pouvant avoir un lien avec la mouvance terroriste.

La fiche S est surtout destinée à attirer l’attention des forces de sécurité si l’un des fichés est contrôlé ou interpellé. Elles doivent alors en référer aussitôt aux services de renseignement.

Sur ces personnes, certaines sont connues et ont été condamnées pour faits de terrorisme, depuis les attentats de 1995 notamment, d’autres sont considérées comme pouvant se radicaliser ou comme l’étant déjà.

Cela avait été le cas de suspects cités dans les attaques commises ou déjouées en France depuis les attentats islamistes de janvier contre le journal satirique Charlie Hebdo et le supermarché parisien Hyper Cacher (17 morts). Ou de Mohamed Merah, l’auteur des tueries perpétrées en mars 2012 dans le sud-ouest du pays au nom du jihad.

Yassin Salhi, qui a tué et décapité son patron Hervé Cornara en Isère (centre-est) en juin dernier, avait aussi été fiché « S » pendant deux ans sans avoir pour autant éveillé l’attention des services de police.

Car être l’objet d’une fiche S ne signifie pas être surveillé en permanence ou même occasionnellement. « C’est plus souvent un indicateur, une espèce de thermomètre sur lequel il faut veiller en permanence et qu’il faut alimenter pour qu’elle soit efficace », selon un policier.

Les fiches S, outre les antécédents judiciaires, sont alimentées par les services de renseignement français et étrangers.

Il y a plusieurs degrés dans les fiches S classées de S1 à S15, non en fonction d’un degré de dangerosité présumé mais en fonction des actions à entreprendre quand on se trouve en présence d’un suspect.

La Tour Eiffel illuminée en bleu-blanc-rouge lundi, mardi et mercredi en soirée

La Tour Eiffel, fermée au public depuis les attentats de Paris, sera illuminée aux couleurs bleu-blanc-rouge du drapeau français lundi, mardi et mercredi soir de 1a tombée de la nuit à 00H00 GMT, a annoncé l’exploitant du monument emblématique de la capitale française.

Outre cette illumination spéciale sera projetée sur la Tour la devise en latin de Paris « Fluctuat nec mergitur » (« Il (le bateau) est battu par les flots mais ne sombre pas »), a précisé la Sete (ndlr, Société d’exploitation de la Tour Eiffel).

L’exploitant n’était pas en mesure lundi de donner le jour et l’heure de réouverture au public du monument.

La Tour Eiffel, visitée chaque jour par 15.000 à 20.000 personnes, est fermée jusqu’à nouvel ordre depuis les attentats qui ont fait au moins 129 morts et 352 blessés à Paris vendredi.

L’illumination nocturne traditionnelle du monument, suspendue après les attentats en signe de deuil, avait repris dimanche, mais pas son scintillement de cinq minutes à chaque heure. Pour le moment, il n’a pas été réactivé.

Des soldats français en patrouille à la Tour Eiffel le 8 janvier 2015 (Crédit : AFP/Bertrand Guay)
Des soldats français en patrouille à la Tour Eiffel le 8 janvier 2015 (Crédit : AFP/Bertrand Guay)

Hollande demande au Conseil de sécurité une résolution contre le terrorisme

Le président américain Barack Obama a annoncé lundi un renforcement des échanges d’informations entre les services de renseignement de son pays et ceux de la France après les attentats jihadistes meurtriers de Paris vendredi.

« Nous annonçons aujourd’hui un nouvel accord. Nous renforçons les pratiques par lesquelles nous partageons les renseignements et les informations militaires opérationnelles avec la France », a déclaré M. Obama devant la presse à l’issue du sommet des dirigeants du G20 dans la station balnéaire turque d’Antalya (sud).

Le président américain Barack Obama lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn au Palais national à Addis-Abeba le 27 juillet 2015 (Crédit : AFP PHOTO / SAUL LOEB)
Le président américain Barack Obama lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn au Palais national à Addis-Abeba le 27 juillet 2015 (Crédit : AFP PHOTO / SAUL LOEB)

Les attentats de vendredi à Paris montrent que la Russie a eu « raison » de vouloir organiser une coalition antiterroriste internationale, a déclaré lundi le président russe Vladimir Poutine, regrettant la position française sur la nécessité d’un départ du président syrien.

« Il est indispensable » de former une coalition internationale antiterroriste, a déclaré Vladimir Poutine. « J’en ai parlé lors de la session de l’ONU consacrée à ses 70 ans. J’ai parlé exactement de cela, et les événements tragiques qui ont suivi, ont confirmé que nous avions eu raison », a déclaré M. Poutine à l’issue du G20 d’Antalya.

Le président russe Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse dans sa résidence de Novo-Ogaryova près de Moscou, le 4 mars 2014 (Crédit : Alexey Nikolsky/AFP)
Le président russe Vladimir Poutine lors d’une conférence de presse dans sa résidence de Novo-Ogaryova près de Moscou, le 4 mars 2014 (Crédit : Alexey Nikolsky/AFP)

Les propositions lors du discours solennel de François Hollande à Versailles

Le président français a tenu un discours d’une heure devant les élus de la République qui l’ont applaudi et ont entonné la Marseillaise de façon spontanée suscitant une grande émotion dans l’enceinte.

Beaucoup de propositions ont été faites.

François Hollande a annoncé lundi que la France allait « intensifier ses opérations en Syrie », après des raids intervenus dimanche soir sur Raqa, le fief du groupe Etat islamique (EI), qui a revendiqué les attentats sanglants de Paris.

« Le porte-avions Charles de Gaulle appareillera jeudi, pour se rendre en Méditerranée orientale, ce qui triplera nos capacités d’action. Il n’y aura aucun répit ni aucune trêve », a-t-il ajouté devant le Parlement, réuni en Congrès à Versailles.

Hollande, qui est aussi le chef des armées, a annoncé la création de 8 500 nouveaux postes pour la sécurité et la justice, ainsi que la fin des réductions d’effectifs dans l’armée, trois jours après les attentats meurtriers de Paris.

« 5.000 emplois de policiers et de gendarmes seront créés d’ici deux ans », « le ministère de la justice disposera de 2.500 postes supplémentaires pour l’administration pénitentiaire et pour les services judiciaires » et « l’administration des douanes devra être renforcé de 1.000 postes », a-t-il annoncé devant les députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles.

Hollande a demandé au Parlement de prolonger l’état d’urgence en France « pour trois mois ».

Le Parlement sera « saisi dès mercredi d’un projet de loi prolongeant l’état d’urgence pour trois mois et adoptant son contenu à l’évolution des technologies et des menaces », a déclaré le président français, qui a par ailleurs annoncé que la Constitution serait révisée pour permettre aux pouvoirs publics « d’agir contre le terrorisme de guerre » à travers les articles 16 et 36 qui seront fusionnés.

Le président français a annoncé lundi qu’il rencontrerait dans les prochains jours ses homologues américain et russe Barack Obama et Vladimir Poutine pour parvenir à « une grande et unique coalition » contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie.

« Je rencontrerai dans les prochains jours le président Obama et le président Poutine pour unir nos forces », a déclaré le chef de l’Etat devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, près de Paris. Il a également annoncé qu’il allait demander au Conseil de sécurité de l’ONU de se réunir pour adopter une résolution marquant « la volonté commune de lutter contre le terrorisme ».

La mouvance des Anonymous veut « traquer » les responsables des attentats

Le groupe de piratage informatique des Anonymous a annoncé sur son site français son intention de « traquer » les membres des groupes terroristes responsables des attentats de Paris et de faire « le nécessaire pour mettre fin à leurs agissements ».

« Lors des attentats de Charlie Hebdo, nous avions déjà exprimé notre volonté de neutraliser quiconque voudrait s’attaquer à nos libertés fondamentales. Nous réitérons ici cette volonté à la suite de cette tragédie », ajoute ce groupe anonyme de hackers.

Il appelle ses membres à se mobiliser pour « se battre » et « pour lutter ensemble, contre la tyrannie et l’obscurantisme ».

Par ailleurs, dans une vidéo postée sur internet, un homme masqué se revendiquant des Anonymous a assuré que celui-ci avait déclaré « la guerre » au groupe Etat islamique (EI) qui a revendiqué les attentats de vendredi qui ont fait au moins 129 morts et 352 blessés à Paris.

Le visage caché par le masque blanc aux traits grimaçants caractéristique des Anonymous, l’auteur, qui s’exprime en français, déclare que « ces attentats ne peuvent pas rester impunis ».

« C’est pourquoi les Anonymous du monde entier vont vous traquer. (…) Nous allons lancer l’opération la plus importante jamais réalisée contre vous, attendez-vous à de très nombreuses cyberattaques. La guerre est déclenchée, préparez-vous. Le peuple français est plus fort que tout et se relèvera de cette atrocité encore plus fort », affirme-t-il.

Ce message vise les sites et comptes sur les réseaux sociaux liés au groupe EI.

« Anonymous est en guerre avec Daesh », a tweeté un compte nommé @GroupAnon d’Anonymous. Le message a été retweeté plus de 6.400 fois.

Mais cette « déclaration de guerre » pourrait être contre-productive et gêner l’enquête, a estimé lundi Olivier Laurelli, blogueur expert en sécurité informatique.

« Les jeunes s’identifient, ils ont l’impression de pouvoir agir mais c’est contre-productif », explique-t-il. « C’est plus gênant pour les forces de police qu’autre chose. »

Pour lui, « faire fermer ces comptes, c’est rendre les services de police sourds et aveugles sur certains trucs ».

Les données des comptes Twitter peuvent être des sources d’information pour les autorités qui cherchent à en exploiter, notamment, les données géographiques.

« C’est intéressant de savoir que tel compte est en France, tel autre en Syrie ou en Irak », explique le blogueur.

Sur les réseaux sociaux, les liens entre les personnes peuvent également être utiles. « Si on voit qu’une personne, qui a été mise en cause lors des attentats, était en relation avec telle autre personne, c’est très intéressant pour les service de police », note Olivier Laurelli.

« Anonymous, il y a pas de carte de membre », rappelle Olivier Laurelli. « N’importe qui peut se déclarer Anonymous ».

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Les imams de France appelés à une prière vendredi pour les victimes

Le recteur de la Grande mosquée de Paris Dalil Boubakeur a appelé lundi tous les imams de France à prendre part vendredi à une « prière solennelle » en hommage aux victimes des attentats de Paris qui ont fait au moins 129 morts et 352 blessés.

« Vendredi, je fais un appel aux imams pour participer à une prière solennelle, pour marquer notre compassion et participer à la douleur des familles », a déclaré Boubakeur lors d’un point-presse à la mosquée de Paris.

Il a tenu à exprimer sa « solidarité », son « désarroi » et son « rejet devant ces actes innommables » et qui ont fait « des victimes absolument innocentes ».

« Nous, musulmans de France, nous ne pouvons qu’insister sur la cohésion nationale pour refuser ensemble ce malheur qui nous frappe et nous attaque indistinctement », a-t-il ajouté.

« Nous sommes tous des victimes de cette barbarie. »

Boubakeur, ancien président du Conseil français du culte musulman (CFCM), a également appelé à refuser tout « amalgame » entre les musulmans de France et des « gens qui s’appellent musulmans, mais qui pourraient s’appeler barbares, ce serait plus juste ».

Quelques minutes avant, sur les marches de la mosquée, Dalil Boubakeur avait observé une minute de silence, entouré du personnel du lieu et d’une poignée de fidèles. Ils ont ensuite entamé une prière et écouté en silence un enregistrement de la Marseillaise.

(Depuis la gauche) le Mufti de la Mosquée de Paris Djelloul Bouzidi, le recteur Dalil Boubakeur, le directeur administratif Mohamed Louanoughi, et le premier Imam Whales Belarbi observent une minute de silence à la Grande Mosquée, pour les victimes des attaques de Paris, le 16 novembre 2015, (Crédit : AFP PHOTO / JOEL SAGET)
(Depuis la gauche) le Mufti de la Mosquée de Paris Djelloul Bouzidi, le recteur Dalil Boubakeur, le directeur administratif Mohamed Louanoughi, et le premier Imam Whales Belarbi observent une minute de silence à la Grande Mosquée, pour les victimes des attaques de Paris, le 16 novembre 2015, (Crédit : AFP PHOTO / JOEL SAGET)