Macron : « l’antisémitisme c’est d’abord le problème des autres »
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Macron : « l’antisémitisme c’est d’abord le problème des autres »

La Shoah ne peut être utilisée pour justifier la « division » ou « la haine contemporaine », a déclaré jeudi le président français Emmanuel Macron lors d’un déplacement à Jérusalem.

« Nul n’a le droit de convoquer ses morts pour justifier quelque division ou quelque haine contemporaine », a dit M. Macron lors des commémorations du 75e anniversaire de la libération du camp nazi d’Auschwitz.

« Peut-on même imaginer que cela puisse arriver de nos jours ? Puissions-nous être unis dans le souvenir », a-t-il dit. « Ce n’est pas seulement l’histoire que l’on peut lire de cette façon ou d’une autre. Non, il y a la vérité et l’histoire avec des preuves. Ne nous méprenons pas sur ces choses ».

Le président français a déclaré : « Après tout ce qui s’est passé, l’antisémitisme et le fléau de l’antisémitisme sont revenus, et avec eux, la xénophobie et l’intolérance ont également relevé la tête ».

Macron salue la mémoire des filles et des fils des déportés de la Shoah. Macron est revenu sur l’histoire de la libération des camps, déplorant, qu’il n’y ait pas eu un seul cri de joie, même pas de colère, « ce ne fut pas même un événement, » a-t-il dit, citant Simone Veil, qui repose au Panthéon.

« Peut-on, ne serait-ce qu’imaginer que cela se produise aujourd’hui ? Ce n’est pas seulement l’histoire que l’on peut lire d’une façon ou d’une autre. Il n’y a pas de vérité d’une part et d’histoire avec des preuves d’autre part. Ne confondons pas ces choses », a déclaré Macron.

« Nous devons nous souvenir des noms de ceux qui ont été tués, mais non pas pour haïr à notre époque, mais pour honorer. »

« Tant de parents ne retrouveraient leurs enfants, » évoquant, « l’impardonnable », « l’innommable ».

Citant Elie Wiesel, le président salue le devoir de mémoire, l’appel de Shimon Dugnov, pour le rappeler aux générations à venir, « mener l’indispensable combat », faisant l’éloge des « prophètes de vérité », Serge et Béate Klarsfeld, qui l’accompagnent dans sa délégation.

« L’indifférence à notre racisme, à notre antisémitisme, est déjà notre pire ennemi, » citant Charles Péguy qui parlait de l’âme des habitués.

Macron rappelle la responsabilité de l’État français du régime collaborationniste de Vichy, reconnue par Jacques Chirac.

Emmanuel Macron au 5e Forum de la Shoah (Crédit : capture d’écran YouTube)
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