Journée du 5e Forum de la Shoah à Jérusalem
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Journée du 5e Forum de la Shoah à Jérusalem

Macron : "le besoin de procès est là" pour l'affaire Sarah Halimi ; Les alliés d'autrefois et l'Allemagne, alors gouvernée par les nazis, ont prononcé les principaux discours

  • Le président français Emmanuel Macron et les chasseurs de nazis Serge et Beate Klarsfeld au mémorial de la forêt de Roglit de Jérusalem, le 23 janvier 2020. (Crédit : Ludovic Marin / AFP)
    Le président français Emmanuel Macron et les chasseurs de nazis Serge et Beate Klarsfeld au mémorial de la forêt de Roglit de Jérusalem, le 23 janvier 2020. (Crédit : Ludovic Marin / AFP)
  • Une jeune femme enveloppée dans un drapeau israélien lors de la Marche des vivants au camp d'Auschwitz-Birkenau en Pologne, le 11 avril 2018. (Yossi Zeliger/Flash90)
    Une jeune femme enveloppée dans un drapeau israélien lors de la Marche des vivants au camp d'Auschwitz-Birkenau en Pologne, le 11 avril 2018. (Yossi Zeliger/Flash90)
  • Un groupe d'enfants portant des uniformes de camp de concentration derrière une clôture de barbelés dans le camp de concentration nazi d'Oswiecim (Auschwitz), photographié juste après la libération par l'armée soviétique, en janvier 1945. (AP Photo/ File)
    Un groupe d'enfants portant des uniformes de camp de concentration derrière une clôture de barbelés dans le camp de concentration nazi d'Oswiecim (Auschwitz), photographié juste après la libération par l'armée soviétique, en janvier 1945. (AP Photo/ File)
  • Vladimir Poutine serre la main d'Israel Katz, à son arrivée en Israël, le 22 janvier 2020 (Crédit : autorisation)
    Vladimir Poutine serre la main d'Israel Katz, à son arrivée en Israël, le 22 janvier 2020 (Crédit : autorisation)
  • La voie ferrée d'où des centaines de milliers de personnes ont été dirigées vers les chambres à gaz pour être assassinées, à l'intérieur de l'ancien camp de la mort nazi d'Auschwitz Birkenau ou Auschwitz II, à Oswiecim, en Pologne, le 7 décembre 2019. (Markus Schreiber/AP)
    La voie ferrée d'où des centaines de milliers de personnes ont été dirigées vers les chambres à gaz pour être assassinées, à l'intérieur de l'ancien camp de la mort nazi d'Auschwitz Birkenau ou Auschwitz II, à Oswiecim, en Pologne, le 7 décembre 2019. (Markus Schreiber/AP)
  • Cette photographie prise le 15 décembre 2019 à Oswiecim, en Pologne, montre une vue aérienne de l'entrée de la voie ferrée de l'ancien camp de la mort nazi allemand Auschwitz II - Birkenau avec sa tour de garde SS. (Pablo GONZALEZ / AFP)
    Cette photographie prise le 15 décembre 2019 à Oswiecim, en Pologne, montre une vue aérienne de l'entrée de la voie ferrée de l'ancien camp de la mort nazi allemand Auschwitz II - Birkenau avec sa tour de garde SS. (Pablo GONZALEZ / AFP)
  • Le professeur Yehuda Bauer, spécialiste de la Shoah, s'adresse aux dirigeants réunis lors d'un dîner à la résidence du président à Jérusalem dans le cadre du Forum mondial de la Shoah, le 22 janvier 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi / Flash90)
    Le professeur Yehuda Bauer, spécialiste de la Shoah, s'adresse aux dirigeants réunis lors d'un dîner à la résidence du président à Jérusalem dans le cadre du Forum mondial de la Shoah, le 22 janvier 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi / Flash90)
  • Le président Reuven Rivlin accueille le roi espagnol Felipe VI à la résidence du président à Jérusalem le 22 janvier 2020. (Crédit : Haim Zach / GPO)
    Le président Reuven Rivlin accueille le roi espagnol Felipe VI à la résidence du président à Jérusalem le 22 janvier 2020. (Crédit : Haim Zach / GPO)
  • Le président Reuven Rivlin accueille plus de 40 dirigeants dans le cadre du 5e Forum mondial de la Shoah, le 22 janvier 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi / Flash90)
    Le président Reuven Rivlin accueille plus de 40 dirigeants dans le cadre du 5e Forum mondial de la Shoah, le 22 janvier 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi / Flash90)
  • Emmanuel Macron au mur Occidental, le 22 janvier 2020. (Crédit : Ahmad GHARABLI / AFP)
    Emmanuel Macron au mur Occidental, le 22 janvier 2020. (Crédit : Ahmad GHARABLI / AFP)
  • Le président français Emmanuel Macron et les chasseurs de nazis Serge et Beate Klarsfel observent une minute de silence au mémorial de la forêt de Roglit de Jérusalem, le 23 janvier 2020. (Crédit : Ludovic Marin / AFP)
    Le président français Emmanuel Macron et les chasseurs de nazis Serge et Beate Klarsfel observent une minute de silence au mémorial de la forêt de Roglit de Jérusalem, le 23 janvier 2020. (Crédit : Ludovic Marin / AFP)
  • Le Premier ministre Benjamin Netanyahu sert la main du président russe Vladimir Poutine, le 23 janvier 2020 (Crédit : Amos Ben Gershon/GPO)
    Le Premier ministre Benjamin Netanyahu sert la main du président russe Vladimir Poutine, le 23 janvier 2020 (Crédit : Amos Ben Gershon/GPO)
  • Les chasseurs de nazis Serge et Beate Klarsfeld avec leur fils Arno à un évènement au mémorial de la forêt de Roglit de Jérusalem, le 23 janvier 2020. (Crédit : Ludovic Marin / AFP)
    Les chasseurs de nazis Serge et Beate Klarsfeld avec leur fils Arno à un évènement au mémorial de la forêt de Roglit de Jérusalem, le 23 janvier 2020. (Crédit : Ludovic Marin / AFP)
  • Le président russe Vladimir Poutine prononce un discours lors du cinquième Forum mondial sur la Shoah au Mémorial de la Shoah de Yad Vashem à Jérusalem, le 23 janvier 2020. (Abir SULTAN / POOL / AFP)
    Le président russe Vladimir Poutine prononce un discours lors du cinquième Forum mondial sur la Shoah au Mémorial de la Shoah de Yad Vashem à Jérusalem, le 23 janvier 2020. (Abir SULTAN / POOL / AFP)
  • Le président israélien Reuven Rivlin escorte son homologue russe Vladimir Poutine à son siège lors du cinquième Forum mondial sur la Shoah au musée mémorial de la Shoah de Yad Vashem à Jérusalem, le 23 janvier 2020. Derrière eux se trouve Moshe Kantor du Forum. (Abir SULTAN / POOL / AFP)
    Le président israélien Reuven Rivlin escorte son homologue russe Vladimir Poutine à son siège lors du cinquième Forum mondial sur la Shoah au musée mémorial de la Shoah de Yad Vashem à Jérusalem, le 23 janvier 2020. Derrière eux se trouve Moshe Kantor du Forum. (Abir SULTAN / POOL / AFP)
  • Le vice-président américain Mike Pence salue le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors du 5e Forum mondial sur la Shoah à Yad Vashem, à Jérusalem, le 23 janvier 2020. (Crédit : RONEN ZVULUN / POOL / AFP)
    Le vice-président américain Mike Pence salue le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors du 5e Forum mondial sur la Shoah à Yad Vashem, à Jérusalem, le 23 janvier 2020. (Crédit : RONEN ZVULUN / POOL / AFP)
  • Le président allemand Frank-Walter Steinmeier prononce un discours lors du cinquième Forum mondial sur la Shoah au mémorial de la Shoah de Yad Vashem à Jérusalem, le 23 janvier 2020. (RONEN ZVULUN / POOL / AFP)
    Le président allemand Frank-Walter Steinmeier prononce un discours lors du cinquième Forum mondial sur la Shoah au mémorial de la Shoah de Yad Vashem à Jérusalem, le 23 janvier 2020. (RONEN ZVULUN / POOL / AFP)
  • Des participants, y compris des survivants de la Shoah, lors du cinquième Forum mondial de la Shoah, au mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem, le 23 janvier 2020. (Crédit : Abir SULTAN / POOL / AFP)
    Des participants, y compris des survivants de la Shoah, lors du cinquième Forum mondial de la Shoah, au mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem, le 23 janvier 2020. (Crédit : Abir SULTAN / POOL / AFP)
  • Le président français Emmanuel Macron au 5e Forum de la Shoah, à Jérusalem, le 23 janvier 2020. (Crédit : Abir SULTAN / POOL / AFP)
    Le président français Emmanuel Macron au 5e Forum de la Shoah, à Jérusalem, le 23 janvier 2020. (Crédit : Abir SULTAN / POOL / AFP)
  • Le prince Charles au 5e Forum de la Shoah, à Jérusalem, le 23 janvier 2020. (Crédit by Abir SULTAN / POOL / AFP)
    Le prince Charles au 5e Forum de la Shoah, à Jérusalem, le 23 janvier 2020. (Crédit by Abir SULTAN / POOL / AFP)
  • Le vice-président américain Mike Pence au 5e Forum de la Shoah, à Jérusalem, le 23 janvier 2020. (Crédit by Abir SULTAN / POOL / AFP)
    Le vice-président américain Mike Pence au 5e Forum de la Shoah, à Jérusalem, le 23 janvier 2020. (Crédit by Abir SULTAN / POOL / AFP)

Vladimir Poutine, Emmanuel Macron, le vice-président américain Mike Pence, le prince Charles : Israël accueille jeudi une quarantaine de dirigeants pour marquer le 75e anniversaire de la libération du camp nazi d’Auschwitz par l’Armée Rouge et faire front commun contre l’antisémitisme :

Trafic perturbé à Jérusalem et dans ses environs

À partir de 7 heures du matin, le début des heures de pointe du matin, la route 1, la route principale reliant la capitale à Tel Aviv, sera complètement fermée à la circulation, Vladimir Poutine atterrissant à l’aéroport Ben Gourion à 9 heures et Mike Pence arrivant 30 minutes plus tard, puis faisant leur chemin vers Jérusalem.

« Entre 9 heures et 11 heures jeudi, ne conduisez pas à Jérusalem sans y être obligé », a déclaré le surintendant principal Erez Amar, chef du district central de la police de la circulation.

Au fur et à mesure que les dirigeants mondiaux passeront le long de l’itinéraire, d’autres zones, notamment l’entrée principale de la ville, le boulevard Rabin et certaines parties du centre-ville seront fermées jusqu’à environ 10 heures du matin.

Les routes autour de la Knesset, telles que Rupin et Ben-Tzvi, ainsi que les zones traversant le centre-ville, y compris les rues Agron et King David, où de nombreux invités séjournent, seront également fermées pendant une grande partie de la journée.

À partir de l’après-midi, les routes vers l’ouest de la ville, en particulier autour du boulevard Herzl, l’artère principale de Yad Vashem, seront fermées.

Beaucoup de ces zones ne seront pas non plus des zones de vol pour les avions et les drones.

La perturbation affectera probablement des régions bien au-delà de Jérusalem. Les couloirs de circulation vers la capitale sont également des voies d’accès vitales à plusieurs villes voisines, telles que Beit Shemesh et Mevasseret Tzion.

Katz : « La visite d’un président russe en Israël est toujours importante »

« La visite d’un président russe en Israël est toujours importante », a déclaré Israel Katz.

« Je suis optimiste [quant au retour de Naama Issachar]. J’ai rencontré deux fois le ministre russe des Affaires étrangères et j’ai abordé la question. Les ministères des Affaires étrangères en discutent. Et le Premier ministre Benjamin Netanyahu abordera la question avec le président Poutine, ce qui nous donne des raisons d’être très optimistes quant au fait que Naama sera bientôt chez nous avec nous. »

Israel Katz, le ministre des Affaires étrangères lors d’un meeting de campagne du Likud à Jérusalem, le 16 septembre 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Mike Pence est arrivé à Jérusalem

Le vice-président américain Mike Pence et la deuxième dame Karen arrivent en Israël pour le 5e Forum mondial de la Shoah.

Le vice-président américain Mike Pence et la deuxième dame Karen arrivent en Israël pour le 5e Forum mondial de la Shoah, le 23 janvier 2020 (Crédit : capture d’écran YouTube)

Yad Vashem, le mémorial de la Shoah à Jérusalem

Le mémorial créé en 1953 est une institution étatique qui a pour principal objectif de perpétuer le souvenir du génocide du peuple juif pendant la Seconde Guerre mondiale qui a fait six millions de morts, principalement en Europe.

Au coeur du complexe de 20 hectares installé dans une forêt, le musée accueille près d’un million de visiteurs annuels, selon Iris Rosenberg, sa porte-parole.

« Yad Vashem est le plus grand mémorial de la Shoah au monde », explique-t-elle à l’AFP. Outre les touristes, « chercheurs et historiens viennent apprendre sur ce génocide et l’école internationale de l’enseignement de la Shoah reçoit des centaines d’enseignants et d’élèves du monde entier ».

Reconstitution d’une partie du ghetto de Varsovie, maquette du camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, photos de survivants prises par les soldats alliés lors de la libération des camps: dans le musée, gratuit, les visiteurs suivent un parcours retraçant à l’aide d’images, films et objets d’époque, l’histoire de la Shoah, de la montée du nazisme en Allemagne dans les années 1930 jusqu’à la libération des camps en 1945.

La visite se termine par une sortie sur une grande esplanade surplombant Jérusalem, offrant un sentiment de liberté après la visite qui peut s’avérer éprouvante.

Photo d’illustration : La Salle des Noms du musée de la Shoah de Yad Vashem, à Jérusalem. (Crédit : Mendy Hechtman/Flash90)

– avec AFP

Zelensky a donné à des survivants les sièges de la délégation ukrainienne

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé que lui et les autres membres de sa délégation renonceraient à leurs sièges afin que des survivants de la Shoah puissent assister à la cérémonie marquant les 75 ans de la libération d’Auschwitz à Yad Vashem.

Zelenksy a déclaré qu’il participerait à d’autres événements et à des réunions à Jérusalem.

« Nous avons appris que de nombreux survivants de l’Holocauste ne pouvaient se rendre au Forum mondial de l’Holocauste. Notre délégation leur a donné ses sièges, comme l’ont fait de nombreux ministres israéliens », a tweeté Zelensky.

« Ces gens méritent avant tout autre ces honneurs. Nous participerons à tous les [autres] événements et tiendrons des réunions prévues. »

Le Président de l’Ukraine Volodymyr Zelensky, interviewé dans son bureau à Kiev, le 18 janvier 2020. (Service de presse du Bureau du Président de l’Ukraine)

La radio militaire a rapporté la semaine dernière que seulement 30 des quelque 800 sièges du cinquième Forum mondial de la Shoah étaient réservés à des survivants, un fait ayant provoqué la consternation parmi certains survivants non invités et leurs proches.

Le ministre de la Protection de l’environnement, Zeev Elkin, a déclaré qu’il remettrait son invitation à un survivant qui souhaitait y assister mais qui n’avait pas été invité. Il a appelé ses collègues ministres à en faire de même.

A LIRE : Zelensky veut s’attaquer au passé sombre de l’Ukraine et améliorer son avenir

Katz à Poutine : merci à l’Armée rouge d’avoir libéré ma mère d’Auschwitz

Le ministre des Affaires étrangères israélien Israël Katz a salué le président russe Vladimir Poutine sur le tarmac de l’aéroport Ben Gourion, lui relatant l’histoire personnelle de sa famille lors de la libération d’Auschwitz. Il a également évoqué les liens étroits entre Jérusalem et Moscou.

« Je suis heureux de vous accueillir dans l’État d’Israël pour cet événement qui symbolise avant tout la relation spéciale entre nos deux nations. Votre visite en Israël contribuera à renforcer l’amitié entre la Russie et Israël et à approfondir nos relations », a déclaré Katz.

« Sur une note personnelle, grâce à l’Armée rouge, ma mère – qui était à Auschwitz – a survécu, a immigré en Israël et a fondé une famille. Merci », a ajouté Katz.

Le cinquième Forum mondial de la Shoah se déroule aujourd’hui à Yad Vashem, à Jérusalem, en commémoration du 75e anniversaire de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau.

Poutine et Netanyahu s’expriment avant leur entretien à Jérusalem

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président russe Vladimir Poutine échangent actuellement à la résidence du Premier ministre à Jérusalem avant de se rendre à la cérémonie à Yad Vashem marquant les 75 ans de la libération d’Auschwitz.

« Je souhaite la bienvenue à un grand ami, le président de la Russie. Sara et moi sommes heureux de vous recevoir chez nous à Jérusalem et nous vous remercions pour les liens étroits entre Israël et la Russie qui servent nos peuples, nos pays et la paix régionale. Bienvenue à Jérusalem », a-t-il déclaré.

Poutine a répondu par une courte déclaration.

« Aujourd’hui, nous nous souvenons des victimes de la Shoah », a déclaré Poutine. « Je remercie le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son épouse pour leur invitation. »

Les deux dirigeants devraient discuter du sort de l’Israélo-américaine Naama Issachar, toujours emprisonnée alors qu’une éventuelle annonce est attendue par les Israéliens. La mère d’Issachar, Yaffa, rencontrera les deux dirigeants.

Naama Issachar a été condamnée en Russie à 7,5 ans de prison après que moins de 10 grammes de marijuana aient été retrouvés dans ses bagages lors d’une escale à Moscou en avril dernier. Elle a nié toute contrebande, notant qu’elle n’avait pas cherché à entrer en Russie lors de son escale la ramenant en Israël depuis l’Inde et qu’elle n’avait pas accès à ses bagages.

Discours de Felipe VI à la résidence du président israélien

Pour lire le discours du roi d’Espagne, qui détient également le titre honorifique de « roi de Jérusalem », cliquez ici.

Le président Reuven Rivlin accueille le roi d’Espagne Felipe VI à sa résidence officielle à Jérusalem, le 22 janvier 2019. (Crédit : Haim Zach / GPO)

Rivlin : la haine commence avec les Juifs mais ne s’arrête jamais là

Le président Reuven Rivlin rencontre le prince britannique Charles à Jérusalem, avant la cérémonie à Yad Vashem marquant les 75 ans de la libération d’Auschwitz.

Rivlin a expliqué au roi britannique qu’il était né à Jérusalem alors que la ville était encore sous mandat britannique.

« C’est un grand honneur et un plaisir d’accueillir quelqu’un de la famille royale. Nous attendons toujours la venue de votre mère. Nous apprécions sincèrement votre participation à cet événement historique », a déclaré Rivlin à l’héritier du trône britannique.

« L’antisémitisme commence avec le peuple juif, mais ce n’est jamais là qu’il finit », a déclaré Rivlin, qui commentait la montée des actes haineux dans le monde.

Le prince Charles devrait également rencontrer le dirigeant de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas lors de sa visite.

Yad Vashem : la décision de Kiev de renoncer à ses sièges est « déroutante »

Yad Vashem a déclaré que l’annonce par le président ukrainien Volodymyr Zelensky que lui et d’autres membres de sa délégation abandonnaient leurs sièges afin que des survivants de la Shoah puissent assister à la cérémonie à Yad Vashem marquant les 75 ans de la libération d’Auschwitz, était « déroutante », alors que l’institution a satisfait la demande des survivants qui souhaitaient y participer.

« Ce matin, le président ukrainien a annoncé son retrait, affirmant qu’il transmettait son siège à un survivant de la Shoah », a déclaré le mémorial dans un communiqué.

« Il a été expliqué au président que nous avions consenti à la demande des survivants qui nous ont approché ces derniers jours… Par conséquent, sa décision est déroutante, et il est dommage de prendre une telle décision dans le cadre d’un événement intitulé ‘Souvenez-vous de la Shoah pour lutter contre l’antisémitisme’. »

La radio militaire a rapporté la semaine dernière que seulement 30 des quelque 800 sièges du cinquième Forum mondial de la Shoah étaient réservés à des survivants, un fait ayant provoqué la consternation parmi certains survivants non invités et leurs proches.

Poutine à Yaffa Issachar : « tout ira bien »

Yaffa Issachar a entamé un entretien avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président russe Vladimir Poutine à la résidence du Premier ministre à Jérusalem, alors que des rumeurs font état que le leader russe pourrait profiter de sa visite pour faire une annonce au sujet de l’Israélo-américaine Naama Issachar emprisonnée en Russie.

Naama Issachar a été condamnée par la Russie à 7,5 ans de prison après que 9 grammes de marijuana eurent été retrouvés dans ses bagages lors d’une escale à Moscou en avril dernier.

Elle a nié toute contrebande, notant qu’elle n’avait pas cherché à entrer en Russie lors de son escale la ramenant en Israël depuis l’Inde et qu’elle n’avait pas eu accès à ses bagages.

Poutine est en Israël ce jeudi à l’occasion du 75e anniversaire de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz.

Naama Issachar lors d’un procès en appel dans une salle d’audience à Moscou, Russie, le jeudi 19 décembre 2019. (AP/Alexander Zemlianichenko Jr.)

Herzog : « C’est le défi de notre génération »

« 75 ans après la libération d’Auschwitz, nous devons lancer un combat généralisé contre l’antisémitisme et la haine. J’appelle les dirigeants réunis à Jérusalem à investir dans des programmes d’éducation à grande échelle afin de lutter contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. C’est le défi de notre génération, » a déclaré le président de l’Agence juive, Isaac Herzog.

Le président de l’Agence juive Isaac Herzog devant l’Assemblée générale de la Fédération juive à Tel Aviv, le 23 octobre 2018 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Macron a rendu hommage déportés juifs de France à Roglit

Le président français Emmanuel Macron a assisté plus tôt près de Jérusalem à un hommage au mémorial de la déportation des Juifs de France, organisé avant la commémoration de la libération du camp nazi d’Auschwitz à Yad Vashem.

Le président français Emmanuel Macron et les chasseurs de nazis Serge et Beate Klarsfel observent une minute de silence au mémorial de la forêt de Roglit de Jérusalem, le 23 janvier 2020. (Crédit : Ludovic Marin / AFP)

Macron s’adresse à la communauté française

S’exprimant sur l’affaire Sarah Halimi, le président a déclaré savoir “combien dans ce contexte l’émotion est encore forte après la décision de la Cour d’appel rendue sur l’assassinat” de cette femme juive parisienne en 2018.

“Je ne peux vous parler avec le cœur car je suis le garant de l’indépendance de la justice”, a-t-il exprimé. “Le président de la République n’a pas à commenter une décision de justice ni à la remettre en cause. Un pourvoi en cassation été formé et constitue un pourvoi possible en état de droit.”

Emmanuel Macron a dit avoir été touché par les nombreuses lettres qu’il a reçues, exprimant une certaine “colère et rage” à l’idée que la justice ne puisse pas être faîte. “La justice française a reconnu le caractère antisémite de ce crime et cela personne ne peut le remettre en cause”, a-t-il néanmoins rappelé.

“La justice doit avoir lieu et je saisis la demande de procès. La question de la responsabilité pénale est l’affaire des juges ; celle de l’antisémitisme est celle de la République. Le besoin de procès est là, le besoin que toutes les voix s’expriment, et qu’on comprenne ce qu’il s’est passé.”

Gantz rencontre Pelosi, et parle de l’Iran et de l’antisémitisme aux USA

Le chef du parti Kakhol lavan Benny Gantz a rencontré la présidente de la Chambre des Représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, à Jérusalem.

Gantz et Pelosi ont discuté du « partenariat stratégique » entre Israël et les États-Unis, selon une déclaration de Kakhol lavan.

Gantz a déclaré à Pelosi qu’il appréciait les mesures prises par les États-Unis pour protéger les Juifs américains, selon la déclaration, et les mesures prises pour empêcher Téhéran de se doter des armes nucléaires.

« J’applaudis le soutien des États-Unis dans cet effort et j’apprécie leur volonté d’agir afin d’écarter la menace stratégique pour la stabilité régionale et internationale », a indiqué Gantz dans la déclaration.

Rivlin à Poutine: en Israël, chaque enfant est le nôtre

Le président Reuven Rivlin a rencontré son homologue russe Vladimir Poutine.

En référence à l’affaire de Naama Issachar, une Israélienne détenue en Russie, Rivlin a déclaré au chef d’Etat russe qu’en « Israël, nous avons le sentiment que chaque enfant est le nôtre ». Il a remercié Poutine pour les effort déployés en faveur de sa libération.

Selon Poutine, la Seconde Guerre mondiale et la Shoah ont été une tragédie commune pour les peuples juif et soviétique. Il a affirmé que le monde doit lutter contre l’antisémitisme et Rivlin a déclaré : « Nous devons nous battre ensemble ».

Poutine à l’inauguration d’un mémorial pour les victimes du siège de Leningrad

Une cérémonie d’inauguration d’un nouveau mémorial pour les victimes du siège de Leningrad pendant la Seconde Guerre mondiale a débuté à Jérusalem, en présence du président russe Vladimir Poutine.

Le mémorial a été récemment érigé dans le parc Sacher, dans la capitale, près de la Cour suprême.

La cérémonie se déroule en présence du Premier ministre Benjamin Netanyahu, du président Reuven Rivlin et du maire de Jérusalem, Moshe Lion.

Regardez la cérémonie en direct ici :

À Jérusalem, Castaner rend hommage aux victimes françaises de l’antisémitisme

Le ministre de l’Intérieur français Christophe Castaner s’est recueilli dans un cimetière de Jérusalem sur les tombes des victimes de l’école juive Ozar Hatorah, rebaptisée Ohr Torah, de Toulouse, tuées par le jihadiste Mohamed Merah en 2012.

Il est aussi allé se recueillir sur les tombes d’Ilan Halimi, jeune juif enlevé et tué en 2006 en région parisienne après trois semaines de tortures, des victimes de l’attentat du magasin Hyper Cacher en 2015 – Yohan Cohen, Philippe Braham, François-Michel Saada et Yoav Attab – et de Sarah Halimi, assassinée en avril 2017.

– AFP

Mère de Naama Issachar : « toujours pas de date pour la libération »

Yaffa Issachar, la mère de la touriste emprisonnée Naama Issachar, a déclaré au site d’information Ynet, « Il n’y a toujours pas de date pour la libération de Naama », après avoir rencontré le président russe Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahu à ce sujet.

Elle a fait savoir que Netanyahu lui avait déclaré : « Ce ne sera pas très long ».

Naama Issachar et sa mère Yaffa dans une photo publiée sur Instagram, au mois de juillet 2018.

Rivlin : L’antisémitisme, une maladie maligne qui démantèle les peuples

S’exprimant en premier lors de l’événement de Yad Vashem, le président Reuven Rivlin a remercié les dirigeants du monde entier présents « pour votre engagement en faveur du souvenir de la Shoah, pour votre engagement envers les citoyens du monde, envers ceux qui croient en la dignité de l’homme ».

Selon lui, la démocratie ne doit pas être considérée comme acquise.

Le peuple juif sait que « si nous ne nous souvenons pas, l’histoire peut se répéter ».

Il a déclaré que l’antisémitisme « ne s’arrête pas seulement aux Juifs. Le racisme et l’antisémitisme est une maladie maligne qui démantèle les peuples et les pays, et aucune démocratie ni aucune société n’y échappe ».

Il a ajouté qu’Israël n’est pas une compensation pour la Shoah… Israël a été créé parce que c’est notre patrie ». Israël « n’est plus une victime ». Nous nous défendrons toujours et nous défendrons notre peuple ».

Des religieux musulmans visitent Auschwitz aux côtés de responsables de l’AJC

Mohammed al-Issa, le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale (LIM) basée à La Mecque, est arrivé à Auschwitz aux côtés de chefs religieux musulmans et d’une délégation de responsables de l’American Jewish Committee (AJC).

L’arrivée d’Issa à Auschwitz survient après une visite de l’US Holocaust Memorial Museum à Washington, DC, en mai 2018 et écrit un article d’opinion dans le Washington Post en janvier 2019 – condamnant les « crimes odieux » des nazis.

Le PDG de l’AJC, David Harris, a déclaré que ce voyage représente « la plus haute délégation de chefs religieux musulmans à avoir jamais visité Auschwitz ».

Netanyahu : « Il ne peut y avoir une autre Shoah »

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exhorté jeudi la communauté internationale à prendre des mesures rapides contre « les tyrans de Téhéran » afin d’éviter une « autre Shoah ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est monté sur le podium à Jérusalem, déclarant « qu’Israël est éternellement reconnaissant du sacrifice fait par les Alliés » pendant la Seconde Guerre mondiale. « Sans ce sacrifice, il n’y aurait pas de survivants aujourd’hui. »

Mais, ajoute-t-il, « nous nous souvenons également qu’il y a environ 80 ans, lorsque le peuple juif a été anéanti, le monde nous a tourné le dos ».

« Le peuple juif a tiré les leçons de la Shoah : nous ne pouvons pas prendre les menaces de notre anéantissement à la légère, a-t-il déclaré. [Nous devons] faire face aux menaces quand elles sont petites ; et surtout, même si nous apprécions grandement l’aide de nos amis, nous défendre par nous-mêmes. »

Netanyahu se dit « préoccupé » par le fait que les dirigeants mondiaux n’ont pas créé « une position unifiée contre le régime le plus antisémite de la planète », en référence à l’Iran.

« Israël remercie le président [américain] Trump et le vice-président Mike Pence d’avoir affronté les tyrans de Téhéran, qui menacent la stabilité du Moyen-Orient et du monde entier », a-t-il-dit.

« J’appelle tous les gouvernements à joindre l’effort vital pour faire face à l’Iran », a souligné M. Netanyahu, ajoutant : « Il ne peut y avoir une autre Shoah ».

Pence : les Etats-Unis appellent à « rester ferme » face à l’Iran

Le vice-président des Etats-Unis Mike Pence a appelé jeudi la communauté internationale à « rester ferme » face à l’Iran à l’occasion des commémorations de la Shoah à Jérusalem.

« C’est avec une profonde humilité que je me présente devant vous aujourd’hui au nom du peuple américain. Nous sommes réunis pour remplir une obligation solennelle, celle du souvenir », a-t-il déclaré. « Nous prenons aujourd’hui un moment pour nous souvenir de ce que le président Donald Trump a appelé, à juste titre, ‘la tache sombre de l’histoire humaine' », a ajouté Pence.

« Le monde ne peut que s’émerveiller de la foi et de la résilience du peuple juif. Et je suis fier de dire que le peuple américain a été avec vous à chaque étape du chemin. Et nous y resterons. »

« Nous devons nous préparer à affronter le raz-de-marée de l’antisémitisme (…) nous devons donc rester ferme face au premier Etat pourvoyeur d’antisémitisme », a déclaré le vice-président américain, avant de nommer « la République islamique d’Iran ».

Macron : « l’antisémitisme c’est d’abord le problème des autres »

La Shoah ne peut être utilisée pour justifier la « division » ou « la haine contemporaine », a déclaré jeudi le président français Emmanuel Macron lors d’un déplacement à Jérusalem.

« Nul n’a le droit de convoquer ses morts pour justifier quelque division ou quelque haine contemporaine », a dit M. Macron lors des commémorations du 75e anniversaire de la libération du camp nazi d’Auschwitz.

« Peut-on même imaginer que cela puisse arriver de nos jours ? Puissions-nous être unis dans le souvenir », a-t-il dit. « Ce n’est pas seulement l’histoire que l’on peut lire de cette façon ou d’une autre. Non, il y a la vérité et l’histoire avec des preuves. Ne nous méprenons pas sur ces choses ».

Le président français a déclaré : « Après tout ce qui s’est passé, l’antisémitisme et le fléau de l’antisémitisme sont revenus, et avec eux, la xénophobie et l’intolérance ont également relevé la tête ».

Macron salue la mémoire des filles et des fils des déportés de la Shoah. Macron est revenu sur l’histoire de la libération des camps, déplorant, qu’il n’y ait pas eu un seul cri de joie, même pas de colère, « ce ne fut pas même un événement, » a-t-il dit, citant Simone Veil, qui repose au Panthéon.

« Peut-on, ne serait-ce qu’imaginer que cela se produise aujourd’hui ? Ce n’est pas seulement l’histoire que l’on peut lire d’une façon ou d’une autre. Il n’y a pas de vérité d’une part et d’histoire avec des preuves d’autre part. Ne confondons pas ces choses », a déclaré Macron.

« Nous devons nous souvenir des noms de ceux qui ont été tués, mais non pas pour haïr à notre époque, mais pour honorer. »

« Tant de parents ne retrouveraient leurs enfants, » évoquant, « l’impardonnable », « l’innommable ».

Citant Elie Wiesel, le président salue le devoir de mémoire, l’appel de Shimon Dugnov, pour le rappeler aux générations à venir, « mener l’indispensable combat », faisant l’éloge des « prophètes de vérité », Serge et Béate Klarsfeld, qui l’accompagnent dans sa délégation.

« L’indifférence à notre racisme, à notre antisémitisme, est déjà notre pire ennemi, » citant Charles Péguy qui parlait de l’âme des habitués.

Macron rappelle la responsabilité de l’État français du régime collaborationniste de Vichy, reconnue par Jacques Chirac.

Emmanuel Macron au 5e Forum de la Shoah (Crédit : capture d’écran YouTube)

Poutine: commémorer, « notre responsabilité commune envers le passé et l’avenir »

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré à l’événement commémoratif du Forum mondial de la Shoah à Jérusalem que « cette commémoration est notre responsabilité commune envers le passé et l’avenir ».

« Nous pleurons toutes les victimes des nazis, dont six millions de Juifs », dit-il. « Ces camps de la mort n’étaient pas seulement gérés par les nazis mais aussi par leurs sbires dans différents pays ».

Selon Poutine, le Russe « a payé le prix le plus élevé, plus que tout autre. Vingt-sept millions de Russes ont été tués. C’est le prix de la victoire. »

« Nous devons trouver le courage non seulement de parler de l’antisémitisme mais aussi de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger les Juifs », a-t-il ajouté.

Poutine a appelé à un sommet en 2020 des dirigeants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU -Russie, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine- pour « défendre la paix » face à l’instabilité dans le monde.

« Un sommet des Etats, qui ont fait le plus pour défaire l’agresseur (nazi) et créer l’ordre mondial d’après-guerre, jouerait un grand rôle pour chercher des réponses communes aux défis et crises contemporaines », a déclaré le président russe lors des commémorations en Israël de la libération d’Auschwitz.

– Raoul Wootlif

Kantor : La situation des Juifs d’Europe est extrêmement précaire

Auparavant, le président du Forum mondial de la Shoah et du Congrès juif européen, Moshe Kantor, a déclaré aux quelque cinquante dirigeants mondiaux réunis que la situation des communautés juives était extrêmement précaire.

« Selon les sondages, plus de 80 % des Juifs disent ne pas se sentir en sécurité en Europe aujourd’hui… plus de 40 % ont déclaré avoir envisagé de quitter le continent », a déclaré Kantor lors de son discours. »

Ces dernières années, environ 3 % des Juifs ont émigré d’Europe chaque année à cause de l’antisémitisme, ce qui signifie que dans 30 ans seulement, si les tendances actuelles persistent ou s’aggravent, il ne pourrait plus y avoir de Juifs en Europe d’ici 2050″, a-t-il prédit.

« Cela envoie un message fort, celui que l’antisémitisme est inacceptable et constitue un danger pour toutes nos sociétés, et donne au peuple juif du monde entier l’espoir que l’extrémisme peut être combattu avec les valeurs de tolérance, de décence et de modération ».

– Raphael Ahren

Steinmeier : Alors que le mal du passé resurgit, nous disons « Plus jamais ça »

« Le meurtre industriel de masse de six millions de Juifs, le pire crime de l’humanité, a été commis par mon pays », a déclaré le président allemand Frank-Walter Steinmeier. « La terrible guerre qui a coûté la vie à plus de 50 millions de personnes a eu lieu dans mon pays. Soixante-quinze ans après la libération d’Auschwitz, je me tiens ici en tant que président de l’Allemagne, chargé de culpabilité ».

« J’aimerais pouvoir dire que nous, Allemands, avons appris de l’histoire une fois pour toutes, mais je ne peux pas pour autant dire cela quand la haine se répand, je ne peux pas dire cela quand l’antisémitisme se cache dans la critique de la politique israélienne, et je ne peux pas dire cela quand seule une épaisse porte en bois empêche un terroriste de droite de perpétrer un massacre pendant Yom Kippour », a-t-il ajouté.

« C’est le même fléau, et il ne reste qu’une seule réponse : Plus jamais ça. C’est pourquoi il ne peut jamais y avoir de fin à la mémoire ».

L’armée confirme le tir d’une roquette depuis Gaza

L’armée confirme qu’une roquette a été lancée de Gaza vers Israël il y a peu de temps.

La roquette est tombée dans un champ ouvert près du kibboutz Nir Am, sans causer de dommages ni de dégâts.

Paix : Pence invite Netanyahu et Gantz à Washington la semaine prochaine

Le vice-président américain Mike Pence a invité jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à se rendre la semaine prochaine à Washington afin de discuter du futur plan de paix américain pour le Moyen-Orient.

« Le président (Donald) Trump m’a demandé d’inviter le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche la semaine prochaine pour discuter des enjeux régionaux et de la perspective d’une paix en Terre Sainte », a déclaré M. Pence à Jérusalem.

Benny Gantz, rival du chef du gouvernement aux élections législatives israéliennes de mars, « a également accepté l’invitation du président à se rendre à Washington », a-t-elle ajouté dans un communiqué, sans préciser si sa visite interviendrait le même jour.

« Les Etats-Unis et Israël sont des partenaires forts, et la visite du Premier ministre est une occasion de discuter de nos intérêts sécuritaires régionaux et nationaux partagés », a expliqué la présidence américaine.

Marine Le Pen salue la mémoire des victimes du camp d’Auschwitz

La députée d’extrême droite Marine Le Pen a salué jeudi la mémoire des victimes du camp nazi d’Auschwitz, dont la libération il y a 75 ans a été célébrée à Jérusalem en présence d’une quarantaine de dirigeants internationaux.

« Commémoration de la libération du camp d’Auschwitz: il y a 75 ans, les Alliés mettaient fin à la barbarie génocidaire du régime nazi. Respect aux victimes et à leurs familles », a écrit dans un tweet la présidente du Rassemblement national.

Abbas à Poutine : merci d’avoir soutenu les Palestiniens

Le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas a rencontré le président russe Vladimir Poutine à Bethléem il y a peu de temps et l’a remercié pour son soutien aux Palestiniens.

« Je souhaite la bienvenue à Vladimir Poutine, un ami très cher », a-t-il déclaré.

« Il ne manque aucune occasion de parler de la cause palestinienne ou de la soutenir et de l’aider … Nous remercions le président de nous soutenir politiquement, économiquement et en termes de sécurité. »

Abbas a également déclaré que lui et Poutine devaient discuter « de l’annonce par Israël de l’annexion des terres palestiniennes ».

En campagne électorale, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a promis mardi d’appliquer la souveraineté sur la vallée du Jourdain ainsi que sur chaque implantation en Cisjordanie, « sans exception ».

Le président russe Vladimir Poutine rencontre le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Bethléem, en Cisjordanie, le 23 janvier 2020. (Crédit : Alexander NEMENOV / diverses sources / AFP)

L’Autorité palestinienne réitère son rejet du projet de paix américain

L’Autorité palestinienne a réitéré jeudi son rejet de l’initiative de paix américaine au Moyen-Orient après l’annonce de discussions sur ce sujet la semaine prochaine à Washington avec des dirigeants israéliens.

« Nous mettons en garde contre tout projet américain qui violerait le droit international », a déclaré dans un communiqué Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, en précisant que les Palestiniens rejetaient l’initiative du président Donald Trump pour résoudre le conflit israélo-palestinien.

Buckingham: Le prince Charles n’a pas snobé Mike Pence à Yad Vashem

Le prince Charles n’a pas snobé le vice-président américain Mike Pence jeudi à Jérusalem lors d’une cérémonie marquant le 75e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, a indiqué le palais de Buckingham, affirmant qu’ils avaient auparavant eu « une discussion chaleureuse ».

Sur une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux, le prince Charles discute avec plusieurs personnes, dont le président allemand Frank-Walter Steinmeier, invitées comme lui par Israël aux commémorations organisées au mémorial de la Shoah à Jérusalem.

Le prince britannique passe ensuite devant M. Pence, qui semble s’attendre à une poignée de mains, mais l’héritier du trône le regarde brièvement puis passe son chemin, et salue le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à côté du vice-président américain.

« Peu avant le début de la cérémonie au mémorial de Yad Vashem, le prince et le vice-président Pence ont eu une discussion chaleureuse et amicale, c’est pourquoi ils ne se sont pas salués de nouveau », a indiqué Clarence House, la résidence officielle du prince Charles.

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