Nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sans déclaration commune
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Nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sans déclaration commune

L'ambassadrice américaine auprès des Nations Unies, Linda Thomas-Greenfield, assiste à une réunion du Cabinet avec le président Joe Biden dans la salle Est de la Maison Blanche le 1er avril 2021 à Washington. (Crédit : AP / Evan Vucci)
L'ambassadrice américaine auprès des Nations Unies, Linda Thomas-Greenfield, assiste à une réunion du Cabinet avec le président Joe Biden dans la salle Est de la Maison Blanche le 1er avril 2021 à Washington. (Crédit : AP / Evan Vucci)

Le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu mardi sa quatrième réunion en urgence sur le conflit israélo-palestinien depuis huit jours sans produire de déclaration commune.

« Nous ne pensons pas qu’une déclaration publique en ce moment contribuera à la désescalade », a déclaré lors de cette session à huis clos l’ambassadrice américaine à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield, selon ses propos rapportés à l’AFP par un diplomate.

Selon plusieurs autres sources diplomatiques, les trois pays à l’origine de la réunion et de la mobilisation de l’ONU depuis plus d’une semaine, la Chine, la Tunisie et la Norvège, n’avaient pas partagé à l’avance avec leurs partenaires du Conseil un projet de nouvelle déclaration à adopter pour cette nouvelle réunion.

La nouvelle session a duré moins d’une heure et n’a pas bénéficié comme les précédentes d’une présentation des derniers événements par l’émissaire de l’ONU au Proche-Orient, Tor Wennesland, retenu par un autre engagement.

« En ce qui concerne l’action future du Conseil de sécurité, nous devons évaluer si une action ou une déclaration donnée fera progresser les perspectives de mettre fin à la violence », a réaffirmé l’ambassadrice américaine. « Notre objectif a été et continuera d’être un engagement diplomatique intensif pour mettre fin à cette violence », a aussi dit Linda Thomas-Greenfield, en rejetant les critiques portées par ses partenaires au Conseil sur le blocage américain.

« Nous ne sommes pas restés silencieux et vous non plus. Nous avons eu une réunion publique pour discuter de cette situation » dimanche, a-t-elle ajouté, toujours citée par le même diplomate.

La représentante américaine, qui a rang de ministre, a affirmé que depuis le début de la crise, l’administration démocrate avait eu « environ 60 entretiens téléphoniques de haut niveau menés par des responsables américains, incluant le président Joe Biden ».

Dans une déclaration publiée après la réunion, son homologue irlandaise, Geraldine Byrne Nason, a déploré que le Conseil de sécurité n’ait toujours pas pu s’exprimer d’une seule voix.

« Le conflit fait rage, ce qui a un impact humanitaire extrêmement dévastateur. Le Conseil de sécurité n’a pas encore prononcé un seul mot publiquement. Les membres du Conseil ont une responsabilité collective pour la paix et la sécurité internationales. Il est grand temps que le Conseil intervienne, brise son silence et s’exprime », a-t-elle souligné dans sa déclaration.

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