Macron dit croire en une laïcité de « bon sens républicain »
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Macron dit croire en une laïcité de « bon sens républicain »

"Un enfant de la République, qu'il soit juif, musulman, protestant ou catholique, doit être dans l'école de la République", a rappelé le président français au dîner du Crif

Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors du 33ème dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le 7 mars 2018 à Paris (Crédit : AFP PHOTO / POOL / ludovic MARIN)
Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors du 33ème dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le 7 mars 2018 à Paris (Crédit : AFP PHOTO / POOL / ludovic MARIN)

Le président Emmanuel Macron a dit mercredi soir « croire à la laïcité de 1905, qui a toujours été la soeur du bon sens républicain », défendant sa vision contre ceux qui « ont parfois pensé qu’elle n’était pas assez dure ou assez ferme ».

Lors du 33e dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), le chef de l’Etat a souligné l’importance de mener à l’école « un combat exigeant pour la laïcité, et la laïcité sans qualificatif, celle de notre République ».

« Je crois à la laïcité de 1905 (année de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, NDLR), mais la laïcité de 1905 a toujours été la sœur du bon sens républicain », a-t-il estimé. « J’ai constamment cherché à avoir cette vision – certains ont parfois pensé qu’elle n’était pas assez dure ou assez ferme », a-t-il aussi indiqué.

Pour Emmanuel Macron, la laïcité « échoue à chaque fois qu’on laisse à l’école des messages ou des comportements se faire à l’encontre de quelqu’un parce que sa religion est ceci ou cela ». « Mais nous sommes aussi en échec à chaque fois que nous ne savons pas donner sa place » à l’élève qui croit et qui a « sa part privée de religion », a-t-il complété.

« J’ai une tristesse réelle », a-t-il argumenté, « quand je vois des parents qui décident que leurs enfants vont quitter l’école de la République parce qu’on n’a pas réussi à faire que les examens les plus importants n’étaient plus organisés le samedi matin », lors du shabbat, jour de repos dans le judaïsme. Par le passé, cet aménagement « s’est toujours fait » de « manière dépassionnée », a fait valoir Emmanuel Macron. Ce qui n’a rien à voir avec des « accommodements », qui relèvent d’une « vision multiculturaliste que nous n’avons pas ».

Une cantine scolaire française. Illustration. (Crédit : capture d’écran YouTube)

Autre exemple pris par le président de la République, celui des repas de substitution, sans porc : « On ne fait jamais avancer le débat sur la laïcité (…) à l’école lorsqu’on fait des débats nationaux des menus de cantines de telle ou telle ville, (…), c’est une fausse bonne idée absolue ».

« Un enfant de la République, qu’il soit juif, musulman, protestant ou catholique, doit être dans l’école de la République au maximum », a-t-il martelé, « parce que c’est là qu’il apprendra à vivre avec l’autre ».

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