Macron : la campagne de Fillon « est aux franges de la République »
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Macron : la campagne de Fillon « est aux franges de la République »

Le candidat d'En Marche ! a évoqué sur RadioJ le conflit israélo-palestinien et la place des Juifs en France

Emmanuel Macron, ancien ministre français de l'Economie, annonce sa candidature à l'élection présidentielle à Bobigny, le 16 novembre 2016. (Crédit : Philippe Lopez/AFP)
Emmanuel Macron, ancien ministre français de l'Economie, annonce sa candidature à l'élection présidentielle à Bobigny, le 16 novembre 2016. (Crédit : Philippe Lopez/AFP)

Emmanuel Macron était l’invité de Frédéric Haziza sur RadioJ dimanche 9 avril. A cette occasion, il est revenu sur sa vision du conflit israélo-palestinien prévenant des dangers de vouloir simplifier ce conflit. Il a également évoqué le destin des Juifs ayant choisi de quitter la France pour Israël.

« Les Juifs ont une place très particulière pour la République, pour qui ils récitent d’ailleurs chaque semaine une prière dans les synagogues, il ne faut pas l’oublier. Demain ce sera Pessah, et à cette occasion les Juifs prononceront cette phrase dans leur prière : ‘l’an prochain à Jérusalem’. Jérusalem est pour eux ce symbole de liberté ».

Quant à déplacer l’ambassade française à Jérusalem, il critique les « grandes annonces » qui apportent « plus de déséquilibre ». Interrogé par le journaliste, Emmanuel Macron dit comprendre le départ des Juifs vers Israël. « Mais sous mon mandat, je veux que ces départs soient des alyah par choix, et non par contrainte. »

A propos de la résolution du conflit israélo-palestinien, l’ex-ministre des Finances de François Hollande compte promouvoir une France « amie d’Israël », partenaire de sa sécurité, qui protégera « les Juifs en France et à l’étranger ». Le candidat d’En Marche dénonce pourtant les « positions belliqueuses [de Benjamin Netanyahu] lorsqu’elles contreviennent au droit international. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une réunion de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense, le 8 mars 2017 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une réunion de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense, le 8 mars 2017 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Les décisions politiques de Benyamin Netanyahu ne sont pas de nature à assurer la stabilité de la région, ni la sécurité collective d’Israël d’ailleurs », plaide Emmanuel Macron, qui affirme qu’une fois élu il restera dans le cadre « d’accords qui ont été signé en 1992 », faisant ainsi référence aux accords d’Oslo, qui prévoient une solution à deux états.

Prônera-t-il une reconnaissance pleine de la Palestine s’il est élu ? « Je pense que sur ce sujet, on peut se ‘faire plaisir’, j’entends que certains en font un préalable à tout, mais cela ne sert à rien. Ce qui compte, c’est la reconnaissance mutuelle des deux états dans un objectif de compréhension mutuelle et de construction de la paix. »

« Si la France s’engageait dans un processus de reconnaissance unilatérale de la Palestine, explique-t-il, on ajouterait en quelque sorte au déséquilibre […]. Et on affaiblirait le poids de la France dans la région. »

Le candidat d’En Marche ! est revenu sur les coups bas de cette campagne, décrite par beaucoup comme « une sale campagne ». Il a égrainé les problèmes posés par la campagne mené par François Fillon : « Certains soutiens de François Fillon [Charles Millon, proche du FN], la caricature [où E. Macron était représenté en banquier au nez crochu], les connotations quand on parle de la banque Rothschild, les fausses informations sur internet. Il y a une partie qui est aux franges de la République, à qui je ne céderai rien. »

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