Maher Al-Akhras met fin à plus de 100 jours de grève de la faim
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Maher Al-Akhras met fin à plus de 100 jours de grève de la faim

L'homme de 49 ans, résidant à Silat al-Daher, près de Jénine, a été arrêté cinq fois pour sa participation présumée au Jihad islamique, selon le Shin Bet

Maher al-Akhras, un prisonnier sécuritaire de 49 ans, fait une grève de la faim à l'hôpital Kaplan de Rehovot, le 8 octobre 2020. (Crédit : Aaron Boxerman/Times of Israel)
Maher al-Akhras, un prisonnier sécuritaire de 49 ans, fait une grève de la faim à l'hôpital Kaplan de Rehovot, le 8 octobre 2020. (Crédit : Aaron Boxerman/Times of Israel)

Maher al-Akhras, détenu depuis près de quatre mois en Israël, a décidé vendredi soir de mettre fin à sa grève de la faim ayant duré plus de 100 jours, ont indiqué son épouse et des personnalités politiques à son chevet.

Dans un message vidéo, le député arabe israélien Ahmad Tibi a indiqué que M. Al-Akhras avait mis fin à sa grève de la faim, une information confirmée à l’AFP par l’épouse du gréviste dont l’état de santé semait l’inquiétude dans les Territoires palestiniens.

Il a été arrêté fin juillet et a entamé une grève de la faim ces derniers mois pour protester contre sa détention sans procès par les autorités israéliennes. Il nie l’accusation israélienne d’appartenance à un groupe terroriste et maintient qu’il n’est impliqué dans aucune « activité de sécurité ».

Selon le service de sécurité intérieure du Shin Bet, al-Akhras est impliqué dans le groupe terroriste palestinien du Jihad islamique. Al-Akhras, un homme de 49 ans résidant à Silat al-Daher, près de Jénine, a été arrêté cinq fois pour sa participation présumée au Jihad islamique, selon le Shin Bet.

En 2005 et 2019, il a plaidé coupable d’appartenance à une organisation interdite, selon Haaretz, qui a ajouté que des documents judiciaires indiquaient qu’il avait assisté à des marches du Jihad islamique, notamment en prononçant des discours lors de certaines d’entre elles, et qu’il avait publié du contenu extrémiste sur Facebook.

Les procureurs militaires israéliens ont décidé de ne pas renouveler sa détention administrative, qui doit expirer le 26 novembre. Début novembre, la Cour suprême de justice avait refusé de libérer sans délai al-Akhras avant la date limite. Au lieu de cela, elle avait proposé un compromis : Al-Akhras pourrait mettre fin à sa grève de la faim immédiatement, purger le reste de sa peine, et sa détention administrative ne serait pas renouvelée par la suite, à moins que de nouvelles informations ne soient mises en lumière.

Al-Akhras avait refusé, jurant de continuer à faire la grève à moins qu’il n’obtienne une libération immédiate et inconditionnelle.

Le co-dirigeant hadash Ofer Cassif lors d’une audience à la Cour Suprême à Jérusalem sur son interdiction de se présenter aux élections, le 13 mars 2019.
(Yonatan Sindel/Flash90)

Le 25 octobre, le député israélien Ofer Cassif (Liste arabe unie) avait déclaré qu’il se joindrait à la grève de la faim du prisonnier.

Le 23 octobre, la Cour suprême de justice avait refusé le transfert d’al-Akhras de l’hôpital vers un centre médical de la prison. Des militants ont déclaré que son transfert d’un hôpital public vers un établissement géré par l’administration pénitentiaire israélienne pourrait entraîner une détérioration de ses soins.

Le ministère iranien des Affaires étrangères avait récemment déclaré que « le régime israélien a refusé de mettre fin à sa détention injustifiée. Les occupants doivent mettre fin aux détentions arbitraires et le libérer, lui et des centaines de Palestiniens injustement détenus ».

La détention administrative permet aux personnes soupçonnées de terrorisme d’être détenues indéfiniment sans procès, par tranches renouvelables allant jusqu’à six mois. Si les détenus peuvent faire appel de la détention elle-même auprès de la Cour suprême de justice ou des tribunaux de district inférieurs, les suspects ne bénéficient pas de procès complets ni n’ont accès aux preuves à leur encontre.

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