Malgré les affaires de corruption, les députés du Likud répugnent à contester leur leader
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Malgré les affaires de corruption, les députés du Likud répugnent à contester leur leader

Un député anonyme indique qu’aucun membre du parti n’est prêt à évincer le Premier ministre mais affirme que cinq figures pourraient l'attaquer à l'unisson

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une réunion du Likoud à la Knesset le 27 novembre 2017 (Miriam Alster / Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une réunion du Likoud à la Knesset le 27 novembre 2017 (Miriam Alster / Flash90)

Un article de presse a mis en lumière mardi l’hésitation des hauts responsables du Likud face à la perspective de contester le leadership du Premier ministre Benjamin Netanyahu, malgré des sondages de plus en plus défavorables et les enquêtes de corruption qui pèsent actuellement sur lui.

Sous le couvert de l’anonymat, un membre de la Knesset a déclaré au Yedioth Ahronoth qu’il y aurait cinq hauts responsables du parti, dont lui-même, à être prêts à attaquer Netanyahu.

Néanmoins, les conditions d’une telle opération devraient être très spécifiques selon lui : les cinq politiciens devraient organiser une conférence de presse commune et appeler Netanyahu à démissionner. Ils expliqueraient aux journalistes qu’une fois le Premier ministre limogé, l’un d’entre eux prendrait sa place à la tête du parti.

Le député anonyme a affirmé qu’une telle entreprise ne pourrait fonctionner que si les cinq restaient unis. Il a affirmé que Netanyahu évincerait tout challenger seul, comme il l’a déjà fait par le passé avec deux figures du parti – il n’était néanmoins pas clair à qui il faisait référence.

Netanyahu est actuellement suspecté dans deux affaires de corruption. Dans la première, lui et sa femme Sara sont soupçonnés d’avoir bénéficié de cadeaux de la part de bienfaiteurs milliardaires – notamment des cigares et du champagne d’une valeur de plusieurs centaines de milliers de shekels par Arnon Milchan, producteur hollywoodien d’origine israélienne.

Dans la deuxième, il est suspecté d’avoir proposé à Arnon Mozes, éditeur du journal Yedioth Ahronoth, d’affaiblir le quotidien rival Israel Hayom en échange d’une meilleure couverture médiatique.

Netanyahu a nié tout méfait dans les deux affaires.

Si le Premier ministre n’est pas suspect dans une troisième affaire de corruption concernant l’achat de sous-marins auprès de l’Allemagne, plusieurs de ses plus proches alliés le sont.

David Bitan, chef de la coalition de Netanyahu, est soupçonné d’avoir reçu des pots-de-vin et de s’être rendu coupable de blanchiment d’argent dans une autre affaire.

Un sondage d’opinion d’Hadashot News lundi a démontré qu’une coalition dirigée par le Likud maintiendrait sa majorité si des élections se tenaient aujourd’hui.

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