Marine Le Pen au Liban les 19 et 20 février
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'Écoutez les Syriens, et vous verrez que ce qu'ils attendent, c'est que Bachar al-Assad gagne cette guerre contre les fondamentalistes islamistes'

Marine Le Pen au Liban les 19 et 20 février

Après Macron, c'est au tour de la chef du FN de rencontrer Michel Aoun, pro-Hezbollah et Saad Hariri, anti-Hezbollah ; Le Pen prône un dialogue avec Assad

Marine Le Pen lors d'un discours pendant le congrès d'été du FN à Frejus, dans le sud de la France, le 18 septembre 2016 (Crédit : AFP / Franck PENNANT)
Marine Le Pen lors d'un discours pendant le congrès d'été du FN à Frejus, dans le sud de la France, le 18 septembre 2016 (Crédit : AFP / Franck PENNANT)

Marine Le Pen, candidate du Front national (FN) à la présidentielle, se rendra le 19 et 20 février au Liban où elle doit rencontrer le président Michel Aoun et le Premier ministre Saad Hariri, a affirmé mercredi à l’AFP une source gouvernementale libanaise.

« Mme Le Pen sera à Beyrouth le 19 et le 20 et rencontrera lundi MM. Aoun et Hariri », a indiqué cette source sous couvert d’anonymat.

Début février, des sources du FN et un responsable politique libanais avaient indiqué à l’AFP que la présidente du parti, en quête de stature internationale, se rendrait le 10 et le 11 du mois, mais ce déplacement n’a pas eu lieu.

Marine Le Pen veut à travers cette visite faire un geste envers les chrétiens d’Orient, avait indiqué une source du FN.

M. Aoun est un proche du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, qui combat en Syrie aux côtés du régime de Bachar al-Assad. A son élection en octobre, il s’est dit à égale distance de toutes les parties libanaises.

Le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Abul-Gheit (d) et le président libanais Michel Aoun assisteront à une réunion de la Ligue arabe au Caire le 14 février 2017. (Crédit : AFP / STRINGER)
Le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Abul-Gheit (d) et le président libanais Michel Aoun assisteront à une réunion de la Ligue arabe au Caire le 14 février 2017. (Crédit : AFP / STRINGER)

Mardi, depuis le siège égyptien de la Ligue arabe, le président libanais, a accusé Israël de vouloir « judaïser la Palestine. »

Quant à M. Hariri, il est farouchement hostile au pouvoir à Damas qu’il accuse d’avoir planifié l’assassinat de son père, l’ex-Premier ministre Rafic Hariri, en 2005.

Marine Le Pen s’est démarquée de la classe politique française en prenant la défense de M. Assad et appelant à dialoguer avec lui.

« Écoutez les Syriens, et vous verrez que ce qu’ils attendent, c’est que Bachar al-Assad gagne cette guerre contre les fondamentalistes islamistes », a-t-elle affirmé au mensuel Causeur début janvier, en référence aux groupes jihadistes comme l’Etat islamique.

Autre candidat à la présidentielle, l’ancien ministre de l’Economie Emmanuel Macron s’était rendu à Beyrouth et y a rencontré le 24 janvier MM. Aoun et Hariri.

Emmanuel Macron a rencontré le Premier ministre libanais Saad Hariri au Palais du gouvernement à Beyrouth le 24  janvier 2017. Crédit (AFP PHOTO / JOSEPH EID)
Emmanuel Macron a rencontré le Premier ministre libanais Saad Hariri au Palais du gouvernement à Beyrouth le 24 janvier 2017. Crédit (AFP PHOTO / JOSEPH EID)

Il avait notamment défendu une « politique d’équilibre » à l’égard du régime et des rebelles en Syrie, se démarquant de la politique pro-opposition de Paris depuis le début du conflit dans ce pays voisin du Liban.

Macron avait en outre appelé à la condamnation du boycott d’Israël.

Le candidat de droite, François Fillon, avait quant à lui annulé une visite prévue samedi 4 et dimanche 5 février au Liban et en Irak, empêtré dans une enquête sur plusieurs emplois présumés fictifs de son épouse Penelope et de deux de ses enfants.

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