Melania Trump dit que son mari, Donald, n’est « pas Hitler »
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Melania Trump dit que son mari, Donald, n’est « pas Hitler »

L’épouse du présumé candidat républicain a déclaré que le portrait qu’une journaliste juive a fait d'elle avait "provoqué" les attaques antisémites des partisans

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

Le candidat républicain à la présidentielle Donald Trump et son épouse Melania Trump au NBC Town Hall du Today Show le 21 avril 2016 à New York. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)
Le candidat républicain à la présidentielle Donald Trump et son épouse Melania Trump au NBC Town Hall du Today Show le 21 avril 2016 à New York. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)

WASHINGTON – Melania Trump, en règle générale plutôt timide auprès des médias, a défendu la candidature présidentielle américaine de son mari en insistant sur le fait qu’il n’avait rien à voir avec Adolf Hitler.

Dans une interview avec le magazine Du Jour (lien en anglais), publiée mardi, l’ancienne mannequin a été invitée à répondre à la lettre du comédien Louis C.K. adressée à des supporters en mars et disant que l’appel de Donald Trump à interdire temporairement toute entrée musulmane aux États-Unis avait quelque chose de semblable avec la politique du leader nazi allemand.

« Nous connaissons la vérité », dit-elle. « Il n’est pas Hitler. Il veut aider l’Amérique. Il veut unir les gens. Ils pensent le contraire, mais c’est ce qu’il veut. Même avec les Musulmans, c’est temporaire.  »

Cela dit, elle a admis de son mari milliardaire – qui est maintenant le candidat présumé à la présidence du Parti républicain – pourrait changer la façon dont il exprime ses idées pendant la campagne.

« Peut-être qu’il devrait le dire de manière plus douce », a-t-elle concédé. « Il ne s’en prend pas aux religions. Il pense que l’on a besoin de savoir qui arrive dans ce pays. Autrement, nous ne disposons pas d’un pays. Voilà ce qu’il pense. Nous voyons comment il est, et il veut unir le pays et rassembler les gens et ramener l’emploi ».

Depuis que ses anciens rivaux, le Sénateur texan Ted Cruz et le Gouverneur de l’Ohio John Kasich ont arrêté leurs campagnes et ont ouvert le chemin à Trump pour la nomination, le candidat milliardaire a tenté de revenir sur sa promesse de campagne controversée, déclarant à Fox News la semaine dernière que l’interdiction qu’il avait proposée était « juste une suggestion ».

Cette dernière interview intervient peu de temps après le dernier portrait de Mme Trump publié dans le magazine. En conséquence l’auteur juive a reçu un déluge de commentaires antisémites, ce qui, a insisté Trump, a été « provoqué » par la journaliste, Julia Ioffe, à la fin du mois dernier.

« Je ne contrôle pas mes supporteurs », a déclaré Trump au journaliste du magazine Du Jour, Mickey Rapkin, qui lui a demandé : « Si les gens mettent une croix gammée sur mon visage une fois cet article paru, les dénonceriez [vous] ? »

« Je ne suis pas d’accord avec ce qu’ils font », a déclaré Trump. « Je comprends ce que vous voulez dire, mais il y a des gens ici-bas qui sont peut-être allés trop loin. Elle les a provoqués« .

Ioffe est devenue l’objet d’un déluge d’insultes et de menaces désobligeantes via les réseaux sociaux, des emails et des appels téléphoniques après son article dans GQ magazine qui a été publié le 28 avril. « Je reçois des appels d’un numéro masqué qui passe les discours d’Hitler quand je décroche », a-t-elle tweeté.

Ioffe dit que la haine qu’elle a connue depuis que son article a été publié lui rappelle le racisme que sa famille a connu en Russie avant qu’elle n’immigre aux États-Unis, il y a 26 ans, et a fini par porter plainte auprès du département de police de DC.

Après l’article dans GQ, Melania Trump a posté un message sur son compte Facebook, qualifiant l’article « d’autre exemple de la malhonnêteté des médias et de leur couverture malhonnête » et a accusé « Il y a de nombreuses inexactitudes dans cet article, y compris certaines déclarations au sujet de ma famille et des affirmations sur des questions touchant à ma vie personnelle ».

Son mari a également refusé d’exhorter ses partisans à stopper ces attaques une fois que l’article a été publié.

« Je n’ai pas de message pour mes partisans », a-t-il déclaré à CNN, et « Je voudrais que ma famille soit traitée de façon juste et avec bienveillance ».

S’adressant au magazine Du Jour, Melania Trump est restée très critique de l’article publié dans GQ.

« J’ai la peau dure », a-t-elle dit. « Ça ne me dérange pas s’ils écrivent sur moi parce que je sais qui je suis. Mais de quel droit la journaliste est-elle allée creuser sur le terrain de la Slovénie en 1960, sur mes parents? Ils sont de simples citoyens. Si l’on s’en prend à moi, c’est différent. Mais faire cela, c’est un peu dégoûtant, c’est un peu méchant ».

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