Melcer ordonne l’interruption du dernier meeting électoral de Gantz
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Melcer ordonne l’interruption du dernier meeting électoral de Gantz

Le chef de la commission centrale électorale a indiqué que cet événement viole la loi sur la fin de campagne avant le scrutin et interdit aux commerces de récompenser les électeurs

Le chef du parti Kakhol laban Benny Gantz lor d'un évènement à Kfar Ahim, à la veille des élections, le 16 septembre 2019. (Crédit : Flash90)
Le chef du parti Kakhol laban Benny Gantz lor d'un évènement à Kfar Ahim, à la veille des élections, le 16 septembre 2019. (Crédit : Flash90)

La commission centrale électorale a ordonné lundi au parti Kakhol lavan d’interrompre son dernier évènement avant l’ouverture des bureaux de vote mardi matin, parce que le meeting enfreignait les lois sur la campagne dans les heures qui précèdent l’élection.

Le juge à la Cour suprême Hanan Melcer, qui préside la commission centrale électorale et qui est chargé d’assurer un scrutin juste et précis, a ordonné la fermeture de l’évènement après une plainte du Likud, qui ne portait que sur la retransmission en direct de l’évènement.

On ignore à quelle vitesse le meeting a été dispersé. Les médias israéliens ont indiqué que Benny Gantz en était à la moitié de son discours quand l’injonction est arrivée et qu’il a continué à parler.

Selon la loi israélienne, les partis ne doivent plus retransmettre de message de campagne en direct à compter de 6 jours avant les élections, et ne doivent pas organiser d’événements de campagne dans les 12 heures qui précèdent l’ouverture des bureaux de vote.

L’évènement de Kakhol lavan, présenté comme « la dernière conférence de campagne », devait commencer à 20 heures 30 à Kfar Ahim, une communauté agricole du sud du pays où Gantz est né.

Le juge Hanan Melcer, président de la commission centrale électorale de la 21e Knesset, assiste à une réunion de la CCE à la Knesset, le 3 avril 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le Likud a déposé une pétition auprès de la commission, affirmant qu’il s’agissait d’une « violation flagrante » des lois électorales et qu’il y avait « des craintes sérieuses » sur le fait que le discours de Gantz « soit de nature électorale, sur divers sujets ». Le Likud a donc écrit qu’il ne devrait pas être retransmis en direct.

Dans sa décision, Melcer a cité la loi qui fixe à 19 heures la fin de tous les évènements de campagne à la veille du scrutin, et a donc émis une « injonction de ne pas organiser l’évènement électoral prévu ».

Kakhol lavan a déclaré que l’évènement n’était pas accessible aux médias et qu’il était destiné aux proches amis et à la famille de Gantz.

Le parti centriste est le principal rival du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Melcer a également interdit lundi aux commerces d’accorder des réductions à ceux qui apportaient une preuve de leur vote. Le président de la commission a souligné qu’offrir des récompenses pour motiver à voter – ou à ne pas voter, est contraire à la loi.

Plus tôt dans la journée, Melcer a statué que la municipalité de Tel Aviv ne pouvait pas offrir d’avantages à ses habitants après leur vote. Le parti ultra-orthodoxe Shas avait déposé une requête auprès de la commission électorale, alléguant que les offres spéciales, notamment l’accès gratuit aux piscines à ceux qui donneront une preuve qu’ils ont voté mardi, revient à utiliser les ressources publiques pour corrompre les électeurs de la ville, principalement à gauche.

Dans la plainte adressée à la commission centrale électorale, le Shas a déclaré que le fait que nombre de ces endroits n’étant pas casher, et que toutes les piscines étant localisées au nord de la ville (ce qui est faux), où les électeurs ont tendance à voter à gauche, montrait que l’appel au vote était fondamentalement partisan.

Les analystes politiques ont estimé que le taux de participation sera un facteur clé pour ces élections, alors que planent des craintes d’apathie du public pour cette deuxième élection en cinq mois. Après l’élection d’avril, Netanyahu n’est pas parvenu à former une coalition majoritaire, et a préféré dissoudre le Parlement et appeler à de nouvelles élections.

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