Meretz demande à la Haute cour de s’opposer à la nomination de Karim
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Meretz demande à la Haute cour de s’opposer à la nomination de Karim

Le parti de gauche lance une procédure judiciaire contre la nomination du nouveau grand rabbin de l’armée, qui avait semblé autoriser le viol en temps de guerre

Le rabbin colonel Eyal Karim, le 21 avril 2016. (Crédit : Diana Khananashvili/ministère de la Défense)
Le rabbin colonel Eyal Karim, le 21 avril 2016. (Crédit : Diana Khananashvili/ministère de la Défense)

Le Meretz, parti de gauche, a demandé mardi à la Haute cour de rejeter la nomination du colonel Eyal Karim au poste de grand rabbin de l’armée israélienne, en raison de ses remarques datant d’il y a dix ans, où il aurait semblé autoriser le viol d’une femme non juive en temps de guerre. Il a également affirmé qu’il était « totalement interdit » aux femmes de servir dans l’armée pour des raisons de pudeur, et s’est opposé aux chants des femmes pendant des cérémonies militaires.

Karim avait été pris dans une controverse en 2012 pour sa réponse à une question qui lui avait été posée (lien en hébreu) sur le site religieux Kipa, demandant si, à la lumière de certains passages bibliques, les soldats israéliens avaient le droit, par exemple, de commettre des viols en temps de guerre malgré l’avis général qu’un tel acte était largement considéré comme répugnant.

Dans sa réponse, Karim avait impliqué que de telles pratiques qui étaient normalement interdites, comme de nombreuses autres, dont la consommation de nourriture non casher, étaient autorisées en temps de guerre.

« Bien que des rapports sexuels avec une femme qui n’est pas juive soient très graves, cela a été autorisé en temps de guerre (sous les conditions stipulées) en considération des difficultés des soldats, a-t-il écrit. Et puisque notre préoccupation est le succès du collectif pendant la guerre, la Torah autorise [les soldats] à satisfaire l’envie maléfique dans les conditions stipulées pour le bien du succès collectif. »

Quand la citation a refait surface en 2012 et déclenché une tempête médiatique, il a publié une clarification affirmant que ses commentaires ne devaient en aucun cas être appliqués à l’ère moderne, mais portaient plutôt sur une discussion théorique de la permission biblique pour un soldat juif de kidnapper une femme ennemie et de l’épouser.

« Evidemment, de nos jours, où le monde a avancé à un niveau de moralité dans lequel on n’épouse pas les prisonniers, il ne faut pas réaliser cet acte, qui va également totalement à l’encontre des valeurs et des ordres de l’armée », avait-il écrit.

Karim avait également écrit que les femmes ne devraient pas servir dans l’armée israélienne, et que les femmes ne devraient pas chanter pendant des cérémonies militaires. Si elles le faisaient, les soldats religieux devraient avoir la permission de partir.

L’annonce de sa nomination avait entraîné des condamnations venant de tout le spectre politique.

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