Meurtre d’une Israélienne à Melbourne : un homme arrêté
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Meurtre d’une Israélienne à Melbourne : un homme arrêté

Un jeune homme de 20 ans a été appréhendé par la police locale dans un secteur proche de la scène du meurtre qui a eu lieu mercredi

Codey Herrmann, 20 ans dans une voiture de police après son arrestation dans l'affaire du meurtre de l'étudiante israélienne  Aiia Maasarwe à Melbourne, en Australie, le 18 janvier 2019 (Crédit :  James Ross/AAP Image via AP)
Codey Herrmann, 20 ans dans une voiture de police après son arrestation dans l'affaire du meurtre de l'étudiante israélienne Aiia Maasarwe à Melbourne, en Australie, le 18 janvier 2019 (Crédit : James Ross/AAP Image via AP)

Un homme a été arrêté à Melbourne en lien avec le meurtre d’une étudiante israélienne, ont fait savoir les autorités australiennes vendredi.

Il n’a pas été clairement établi qu’il s’agisse effectivement d’un suspect dans le meurtre d’Aiia Maasarwe, 21 ans, agressée peu après minuit mercredi tandis qu’elle s’entretenait au téléphone avec sa sœur, un drame qui a secoué toute l’Australie et a attiré l’attention du monde entier.

« Les enquêteurs du département des homicides ont arrêté un homme dans le cadre de la mort d’Aiia Maasarwe », a déclaré la sergente Julie-Anne Newman dans un communiqué émis par la police de l’Etat de Victoria. « Cet homme de 20 ans a été appréhendé à Greensborough par la police locale qui travaillait en partenariat avec les détectives de la division des meurtres à environ 11 heures 20 du matin ».

« La police veut remercier le public pour son aide dans ce dossier ».

Aiia Maasarwe dans un café de Melbourne, le 1er octobre 2018 (Crédit : Instagram)

La police avait lancé un appel en direction du public jeudi pour toute information permettant de retrouver le meurtrier, qui aurait agressé Maasarwe alors qu’elle descendait d’un tramway dans le quartier Bundoora de la ville, à proximité de l’université La Trobe, qu’elle fréquentait dans le cadre d’un programme d’études à l’étranger.

Le secteur de Greensborough jouxte Bundoora, au nord de Melbourne.

Les autorités n’ont rendu publics que peu de détails sur le meurtre par respect pour le chagrin de la famille. La police estime que l’attaque a été due au hasard.

La police avait envahi le quartier depuis que le corps sans vie de Maasarwe a été retrouvé mercredi matin, à la fois pour retrouver le meurtrier et apaiser le public.

Deux femmes rendent hommage à Aiia Maasarwe sur les lieux où le corps de la jeune israélienne a été retrouvée au début de la semaine à Melbourne, en Australie, le 18 janvier 2019 (Crédit : Ellen Smith/AAP Image via AP)

« Nous comprenons l’horreur ressentie par la communauté locale et nous comprenons le rôle que nous devons jouer là-dedans, qui est d’être présents dans ce quartier. Nous devons également apporter du réconfort et un sentiment de sécurité, a dit le super-intendant de la police de Victoria Tony Ryan à la chaîne nationale ABC.

Le meurtre a créé une onde de choc dans Melbourne, ville habituellement considérée comme l’une des plus sûres et des plus agréables à vivre dans le monde.

Le Premier ministre Scott Morrison a indiqué vendredi aux journalistes être choqué par le meurtre.

« C’est tellement choquant… Je veux dire que je reste sans voix », a-t-il confié selon les médias australiens.

Il a évoqué sur Twitter une attaque « incroyablement choquante, méprisable et tragique ».

L’inspecteur du département des homicides Andrew Stamper avait expliqué jeudi que la police « a désespérément besoin » de l’aide du public, demandant des informations au sujet d’une casquette noire arborant l’inscription « 1986 » et d’un tee-shirt gris retrouvé sur les lieux du meurtre.

« Quelqu’un dans la communauté sait qui a fait cela », a ajouté Stamper. « Quelqu’un est revenu chez lui… Peut-être avec du sang sur lui, des vêtements qui manquaient. Quelqu’un sait cela et nous avons besoin d’aide ».

La police australienne a diffusé, le 17 janvier 2019, ces images d’Aiia Maasarwe,
la nuit où elle a été tuée (Autorisation)

Des veilles sont organisées vendredi dans la soirée de vendredi pour Maasarwe et pour protester contre les violences faites aux femmes, notamment une marche silencieuse jusqu’au parlement de l’Etat de Victoria.

Maasarwe était originaire de Baqa al-Gharbiya dans le nord d’Israël, une ville à majorité arabe.

L’oncle de la victime, Abed Katane, a expliqué au quotidien Haaretz que Maasarwe avait fait ses études à l’université de Shangaï et qu’elle se trouvait ces derniers mois à Melbourne dans le cadre d’un programme universitaire à l’étranger.

Le père de Maasarwe se trouve à Melbourne pour coordonner le rapatriement du corps en Israël, où la jeune femme sera inhumée.

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