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Mexique : Les dirigeants de Lev Tahor libérés de prison pour « manque de preuves »

L'avocat des 2 suspects accusés de trafic d'êtres humains et de crimes sexuels a affirmé que ses clients ont été "acquittés à 100 %"

Des membres de la secte ultra-orthodoxe Lev Tahor s’échappant du centre de détention administrative à Huixtla, dans l'État du Chiapas, au Mexique, le 29 septembre 2022. (Crédit : Benjamin Alfaro/AFP)
Des membres de la secte ultra-orthodoxe Lev Tahor s’échappant du centre de détention administrative à Huixtla, dans l'État du Chiapas, au Mexique, le 29 septembre 2022. (Crédit : Benjamin Alfaro/AFP)

Deux dirigeants de la secte juive extrémiste Lev Tahor, arrêtés au Mexique et soupçonnés de trafic d’êtres humains et de crimes sexuels la semaine dernière, ont été libérés en raison d’un « manque de preuves », a déclaré leur avocat.

Les deux suspects avaient été précédemment identifiés comme étant Menachem Mendel Alter, un citoyen israélien, et Yoel Rosner, un ressortissant canadien.

Ils ont été arrêtés à la suite d’un raid mené la semaine dernière dans le complexe de Lev Tahor, dans le sud du Mexique, et risquaient jusqu’à 20 ans de prison pour les crimes présumés.

Leur avocat, Yaret Jiménez, a déclaré à l’agence de presse espagnole Efe, que ses clients étaient « acquittés à 100 % » et que ses clients avaient été libérés jeudi soir, a rapporté la BBC samedi.

Jiménez a laissé entendre que les accusations portées contre les deux individus avaient servi de prétexte à la descente de police dans l’enceinte de Lev Tahor, au cours de laquelle les autorités et une équipe israélienne ont sauvé un enfant de 3 ans qui a depuis été remis à son père, un ex-membre de la secte. Le père et son fils ont atterri mardi à l’aéroport Ben Gurion.

Une source anonyme impliquée dans le raid sur le complexe de Lev Tahor a déclaré à la BBC que la libération des deux suspects avait été un coup dur pour « le travail juridique impressionnant et sans faille accompli par le bureau du procureur général et la police avant et pendant le raid ».

Des membres de la secte juive Lev Tahor s’échappant du centre de détention administrative à Huixtla, dans l’État du Chiapas, au Mexique, le 29 septembre 2022. (Crédit : Benjamin Alfaro/AFP)

La libération des deux accusés est intervenue après qu’une vingtaine de membres de la secte ont maîtrisé des gardes et se sont échappés d’un centre de détention au sud du Mexique, où ils étaient détenus depuis le raid.

Principalement composés d’enfants et d’adolescents portant de longues robes fluides, les membres de la secte Lev Tahor se sont frayés un chemin hors du complexe mercredi soir, en piétinant un agent de sécurité, employé d’une société privée, qui était tombé au sol.

Ils sont montés à bord d’un camion qui les attendait à l’extérieur et se sont dirigés vers la frontière du Mexique et du Guatemala. La police locale, la garde nationale et l’agence mexicaine de l’immigration ont déclaré ne pas les avoir poursuivis.

Lev Tahor a également eu d’autres problèmes juridiques en raison de l’implication présumée de membres de la secte dans la traite d’êtres humains, de viol, de trafic de drogue et d’autres infractions graves.

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