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Modiin : Arrestation d’un suspect pour le tag qualifiant Levin « d’ennemi du peuple »

Un sexagénaire est interrogé ; un autre homme a été arrêté, soupçonné d'avoir menacé Benjamin Netanyahu sur les réseaux sociaux

Un graffiti qualifiant le ministre de la Justice Yariv Levin "d'ennemi du peuple" peint à la bombe sur un mur près de son domicile dans la ville centrale de Modiin, le 17 mars 2023. (Crédit : Jonathan Shaul/Flash90)
Un graffiti qualifiant le ministre de la Justice Yariv Levin "d'ennemi du peuple" peint à la bombe sur un mur près de son domicile dans la ville centrale de Modiin, le 17 mars 2023. (Crédit : Jonathan Shaul/Flash90)

La police a arrêté samedi un homme pour l’interroger sur des graffitis contre le ministre de la Justice Yariv Levin qui ont été peints à la bombe sur un mur extérieur de sa maison à Modiin.

Le graffiti découvert jeudi qualifiait Levin « d’ennemi du peuple » et a été condamné par le gouvernement et les députés de l’opposition.

La police a déclaré que le suspect, âgé d’une soixantaine d’années et résidant également à Modiin, est interrogé dans un commissariat local sur l’incident et le mobile.

Levin, l’un des principaux alliés du Premier ministre Benjamin Netanyahu au sein du Likud, est l’une des figures de proue de l’initiative gouvernementale controversée visant à réformer le système judiciaire, qui a suscité de massives protestations.

Les graffitis ont été faits à la bombe au lendemain de manifestations de masse contre la réforme, qui ont notamment entraîné le blocage de routes, et la veille de rassemblements hebdomadaires prévus à Tel-Aviv et dans d’autres villes du pays.

La police a arrêté 21 personnes jeudi lors de plusieurs incidents, dont deux automobilistes accusés d’avoir aspergé de gaz lacrymogène des manifestants qui bloquaient la route.

Samedi soir, des manifestants se sont rassemblés dans tout le pays pour la 11e semaine consécutive de protestations contre les projets du gouvernement.

Des manifestants défilant lors d’un rassemblement contre le projet de loi controversé de refonte judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 18 mars 2023. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)

Samedi, la police a également arrêté un septuagénaire du centre d’Israël soupçonné d’avoir menacé le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Il a ensuite été placé en résidence surveillée.

Le suspect, originaire de la région HaSharon, dans le centre d’Israël, est soupçonné d’avoir enregistré une vidéo dans laquelle il « s’exprime, entre autres, sur le Premier ministre, d’une manière qui constitue un soupçon de délit de menace », a déclaré la police.

Ces incidents surviennent alors que la coalition avance à grande vitesse dans la mise en œuvre de son projet de loi visant à restructurer radicalement le système judiciaire, après que l’ébauche de compromis du président Isaac Herzog eut été immédiatement rejetée par les chefs de la coalition.

La coalition s’est déclarée ouverte à des négociations sur la réforme, mais sans conditions préalables, et a résolument fait avancer le paquet de réformes que Levin a déclaré vouloir faire passer dans la loi d’ici la fin du mois. L’opposition a exigé que le processus législatif de la réforme soit interrompu pour permettre des discussions sur un compromis.

Ces dernières semaines, de nombreuses informations – démenties par le Bureau du Premier ministre – ont indiqué que Netanyahu avait cherché à assouplir la législation actuelle, mais qu’il s’était heurté à la résistance farouche de Levin, qui a menacé de démissionner.

Lors d’une conférence de presse à Berlin jeudi, Netanyahu a déclaré qu’il était « attentif à ce qui se passe au sein de la population » et qu’il pensait que la coalition devait agir de manière « responsable » pour parvenir à un accord, mais il a de nouveau rejeté les grandes lignes du plan de Herzog.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le ministre de la Justice Yariv Levin lors d’une discussion et d’un vote à la Knesset, à Jérusalem, le 6 mars 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le plan du gouvernement, dans sa forme actuelle, permettrait à la Knesset d’annuler les décisions des tribunaux à la plus courte majorité, de soustraire préventivement les lois à tout contrôle judiciaire et de confier la sélection de tous les juges aux politiciens de la coalition. Les opposants affirment que ce projet affaiblira radicalement le caractère démocratique d’Israël, supprimera un élément clé de l’équilibre des pouvoirs et laissera les minorités sans protection. Ses partisans estiment qu’il s’agit d’une réforme indispensable pour mettre un frein à l’activisme de la Cour.

Le cadre proposé par le président, qui a été publié sur un nouveau site web (lien en hébreu) pendant qu’il s’exprimait, aborde des aspects essentiels de la relation entre les branches du gouvernement, notamment en donnant plus de poids constitutionnel aux Lois fondamentales, au mode de sélection des juges, au contrôle judiciaire de la législation de la Knesset et à l’autorité des conseillers juridiques du gouvernement et du procureur général. Le projet prévoit également d’inscrire dans les Lois fondamentales certains droits civils fondamentaux qui ne sont pas explicitement protégés à l’heure actuelle.

Malgré 11 semaines consécutives de manifestations de masse contre les projets du gouvernement et les avertissements sévères de responsables économiques, militaires, juridiques et financiers en Israël et dans le monde entier, la coalition n’a fait aucune pause dans sa course législative.

Dimanche, la Knesset devrait voter l’approbation finale d’un projet de loi qui limiterait considérablement la capacité des tribunaux ou des députés à destituer un Premier ministre inapte à exercer ses fonctions. D’autres votes pour finaliser d’autres parties du paquet de réformes, y compris la très controversée clause dite de « dérogation », sont attendus d’ici la fin du mois.

Ces dernières semaines, Herzog a appelé les députés de l’opposition et de la coalition à s’asseoir à la table des négociations, a exhorté la coalition à « abandonner » la législation actuelle et a averti mercredi qu’Israël se dirigeait vers une « véritable guerre civile » en raison de l’âpreté du différend national sur le projet de réforme.

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