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Moldavie: Israël émet un avertissement sur la région séparatiste soutenue par Moscou

Suite à plusieurs explosions en Transnistrie, frontalière de l’Ukraine, le ministère des Affaires étrangères appelle les Israéliens de la zone séparatiste à partir immédiatement

Un militaire transnistrien regarde des voitures dit :  dans la "République moldave de Transnistrie" au croisement de Varnita avec la Moldavie, le 28 avril 2022. (CréDaniel Mihailescu/AFP)
Un militaire transnistrien regarde des voitures dit : dans la "République moldave de Transnistrie" au croisement de Varnita avec la Moldavie, le 28 avril 2022. (CréDaniel Mihailescu/AFP)

À la suite d’explosions enregistrées dans la zone, le ministère des Affaires étrangères a émis, jeudi, un avertissement aux voyageurs concernant la Transnistrie, région séparatiste de Moldavie soutenue par la Russie et frontalière de l’Ukraine.

Le ministère a invité les Israéliens présents en Transnistrie à quitter dès que possible le pays et appelé ceux qui prévoyaient de s’y rendre à reconsidérer leur décision.

« La Moldavie a la pleine solidarité d’Israël dans cette situation difficile », a écrit quelques heures plus tôt sur Twitter l’ambassadeur israélien, Joel Lion.

L’avertissement aux voyageurs est intervenu après que la Transnistrie a signalé des explosions, lundi et mardi, frappant le ministère de la Sécurité, une unité militaire et une tour de radio appartenant à des Russes.

Les autorités moldaves ont invité la population à rester calme et ont renforcé les mesures de sécurité.

Le ministre moldave des Affaires étrangères, Nicu Popescu, a signalé que la Transnistrie avait pris des dispositions pour que les hommes en âge de combattre soient empêchés « de quitter la région, signe que nous ne sommes pas encore sortis de la zone de danger ».

« Notre premier devoir est de maintenir la paix en Moldavie. La Moldavie ne devrait pas être entraînée dans un quelconque scénario militaire dans la région », a-t-il déclaré lors d’un point de presse avec des journalistes étrangers.

Une passante, devant le quartier général du Groupe opérationnel des Forces russes à Tiraspol, capitale de la région sécessionniste de Transnistrie, territoire contesté non reconnu par la communauté internationale, en Moldavie, le 1er novembre 2021. (Crédit : AP Photo/Dmitri Lovetsky, Dossier)

Le dirigeant de la Transnistrie, Vadim Krasnoselsky, a démenti l’accusation sur Telegram mercredi soir, la qualifiant de « mensonges absurdes » et de « fantasmes … sans fondements avec la réalité.»

Mercredi également, le ministère de l’Intérieur de Transnistrie a déclaré que des coups de feu avaient été tirés dans un village abritant un dépôt d’armes russe, après un survol de drones venus d’Ukraine.

La république autoproclamée de Transnistrie a fait sécession de la Moldavie en 1992 après une brève guerre avec Chisinau. Environ 1 500 soldats russes y sont basés depuis.

Les craintes de déstabilisation dans la région se sont accrues après qu’un général russe a déclaré que l’offensive du Kremlin visait à créer un corridor terrestre à travers le sud de l’Ukraine vers la Transnistrie.

Kiev a accusé la Russie de vouloir déstabiliser la région pour créer le prétexte à une intervention militaire.

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