Moscou ‘a cherché à faire cesser les frappes israéliennes en Syrie et au Liban’
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Moscou ‘a cherché à faire cesser les frappes israéliennes en Syrie et au Liban’

Un quotidien arabe a indiqué qu'une équipe de haut-rang russe est venue à Jérusalem pour décourager l'action contre l'Iran et le Hezbollah

Le secrétaire du conseil de sécurité de la fédération russe Nikolai Patrushev, à gauche, rencontre le Premier ministre Benjamin Netanyahu au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 1er février 2018 (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
Le secrétaire du conseil de sécurité de la fédération russe Nikolai Patrushev, à gauche, rencontre le Premier ministre Benjamin Netanyahu au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 1er février 2018 (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Une délégation de responsables russes de la sécurité en visite cette semaine en Israël aurait tenté de dissuader Jérusalem de frapper les structures d’armement iraniennes et du Hezbollah en Syrie et au Liban.

Selon le quotidien arabe basé à Londres Asharq Al-Awsat, cité par la Dixième chaîne, l’objectif de cette visite de mercredi – avec à sa tête le secrétaire du Conseil de sécurité russe Nikolai Patrushev – était la volonté de Moscou de décourager l’intervention israélienne de l’autre côté de la frontière, a fait savoir la Dixième chaîne.

La délégation russe, qui comprenait également des vice-ministres, des généraux de l’armée et des agents des renseignements, s’est entretenue avec le conseiller à la Sécurité nationale Meir Ben-Shabbat ainsi qu’avec les chefs du conseil de sécurité national israélien et de hauts-responsables militaires, de la défense et des renseignements.

Patrushev lui-même a rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Israël a négocié avec les Etats-Unis et la Russie, les deux principaux intermédiaires des pourparlers en Syrie, le maintien à distance de sa frontière des milices chiites et du groupe terroriste du Hezbollah.

Netanyahu, le ministre de la Défense Avigdor Liberman et d’autres ont tous dit que la politique israélienne était de cibler des cargaisons d’armements avancés, notamment des missiles de longue portée à haute précision destinés au Hezbollah ou qui se trouvent en sa possession. Des articles parus dans les médias étrangers ont attribué des douzaines de frappes aériennes sur des cibles liées à l’Iran en Syrie à Israël.

La visite, la semaine dernière, des responsables russes intervient après la rencontre de Netanyahu avec le président Vladimir Poutine à Moscou pour évoquer l’enracinement militaire iranien dans la région.

Une image satellite montrant les résultats d’une frappe aérienne israélienne présumée sur une base iranienne qui aurait été installée à l’extérieur de Damas, à partir du 4 décembre 2017. (ImageSat International ISI)

Netanyahu a indiqué que sa rencontre avec Poutine s’était concentrée sur l’Iran. Le Premier ministre a indiqué que si Téhéran continuait à tenter d’approfondir son influence en Syrie, Israël oeuvrerait pour « y mettre un terme ».

« La question est : la république iranienne s’enracine-t-elle en Syrie ou ce processus sera-t-il stoppé ? S’il ne s’arrête pas par lui-même, nous y mettrons un terme », a dit Netanyahu aux journalistes israéliens durant un entretien par téléphone.

« Nous avons également évoqué le Liban qui est en train de devenir une usine pour des missiles de précision qui menacent Israël. Ces missiles posent une grave menace à Israël et nous n’accepterons pas cette menace », a-t-il dit.

Netanyahu a déclaré que les usines d’armement sont actuellement « en cours de construction » par l’Iran. Israël est déterminé à faire tout ce qui est nécessaire pour empêcher de tels développements, a ajouté Netanyahu.

Le mois dernier, l’envoyé israélien aux Nations unies a déclaré qu’il y avait actuellement 3 000 soldats issus des gardiens de la révolution iranienne qui combattent en Syrie et il a accusé Téhéran de chercher à transformer le pays « en la plus grande base militaire du monde ».

Danny Danon a expliqué au conseil de sécurité que l’Iran contrôle 82 000 soldats en Syrie, notamment 9 000 membres du Hezbollah, 10 000 miliciens chiites d’Irak, d’Afghanistan et du Pakistan, et encore 60 000 Syriens.

Danon a vivement recommandé aux états-membres de ne pas « permettre à l’Iran de continuer à financer le terrorisme mondial, de poursuivre sa dangereuse fabrication d’armes interne et de na pas laisser la république islamique renforcer sa présence militaire à l’étranger ».

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