« Ne nous testez pas » : À la frontière nord, Netanyahu met en garde ses ennemis
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« Ne nous testez pas » : À la frontière nord, Netanyahu met en garde ses ennemis

Accompagné du cabinet de sécurité, le Premier ministre a affirmé qu'Israël cherchait la paix, "mais nous restons prêts face à tous les scénarios"

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une visite des installations de l’armée israélienne sur les hauteurs du Golan, le 6 février 2018 (Kobi Gideon / GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une visite des installations de l’armée israélienne sur les hauteurs du Golan, le 6 février 2018 (Kobi Gideon / GPO)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a visité mardi le plateau du Golan, avertissant les ennemis d’Israël au nord de la frontière « de ne pas nous tester » et affirmant que l’armée se tenait prête face à « tous les scénarios ».

« Je suis impressionné par l’excellent travail qu’effectue l’armée israélienne afin de défendre nos frontières et notre pays », a déclaré Netanyahu après un briefing du chef d’état-major, le général Gadi Eizenkot.

« Nous voulons la paix, mais nous restons prêts face à tous les scénarios, et je suggère que personne ne nous teste », a-t-il déclaré.

Netanyahu était accompagné par des membres du puissant cabinet de sécurité lors d’un briefing sur le mont Avital qui a mis en avant la préparation des troupes face à la menace continue posée par le Hezbollah et d’autres forces soutenues par l’Iran le long de la frontière nord.

Le briefing est intervenu alors que les tensions avec le Liban s’intensifient, face à la construction d’une clôture frontalière par Israël et suite aux avertissements israéliens selon lesquels l’Iran – à travers son allié le Hezbollah basé au Liban – transformait le pays en base avancée et y fabriquait des roquettes afin d’attaquer l’Etat juif.

Les responsables militaires libanais ont déclaré lundi à leurs homologues israéliens lors de discussions en face à face que le mur frontalier violait leur territoire souverain.

Des patrouilles de l’armée israélienne le long de la frontière nord israélienne avec le Liban, le 14 juillet 2014 (Ayal Margolin / FLASH90)

Mardi également, les trois principaux dirigeants politiques du Liban se sont rencontrés afin de discuter des moyens de contrer les prétendus empiètements d’Israël sur leur territoire.

Le président Michel Aoun, le président du Parlement Nabih Berri et le Premier ministre Saad Hariri ont discuté de « l’insistance d’Israël à construire un mur de béton sur la frontière sud et le long de la Ligne bleue », la frontière internationale reconnue entre les deux pays.

Ils ont également discuté des revendications territoriales maritimes au large des côtes des deux pays, où l’on estime que se trouvent des réserves de gaz naturel.

Aoun, Berri et Hariri ont conclu leur réunion par une décision de poursuivre leur action contre la barrière frontalière d’Israël lors de forums internationaux.

Lundi dernier, Hadashot TV a rapporté que le Hezbollah avait menacé d’attaquer des unités de l’armée israélienne travaillant à la frontière.

Le message a été livré à Jérusalem via la FINUL, a indiqué le reportage. Les forces de l’ONU, craignant une éventuelle escalade, ont transmis le message aux ambassadeurs américain et français, qui en ont informé le bureau du Premier ministre à Jérusalem.

Le gouvernement israélien, peu impressionné, a réagi en lançant un avertissement, a indiqué le reportage. Israël a déclaré agir sur son propre territoire souverain, conformément à la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU adoptée après le retrait d’Israël du Liban en 2000.

Israël n’a pas l’intention d’arrêter la construction, a déclaré Jérusalem, et le Hezbollah « paiera cher » s’il tente d’attiser les tensions. « La réaction d’Israël sera forte et douloureuse », ont déclaré des sources au sein de l’establishment sécuritaire israélien.

Le mois dernier, Eizenkot a averti que le Hezbollah renforçait ses capacités militaires.

« Le groupe terroriste du Hezbollah enfreint les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, maintenant une présence militaire dans la région, détenant des systèmes militaires et améliorant ses capacités militaires », a déclaré Eizenkot. « L’armée travaille jour et nuit pour lutter contre ces menaces et pour assurer sa préparation et son pouvoir de dissuasion. »

Le Hezbollah a gardé les armes et tente d’obtenir des armes avancées – un développement qu’Israël a promis d’empêcher. Des dizaines de frappes aériennes sur des convois d’armes à destination du Liban ont été attribuées à Israël par des médias étrangers. Le groupe a également déployé des unités au sud de la rivière Litani.

« Nous ferons tout ce qui est nécessaire afin de garder la frontière nord d’Israël calme et sûre », a poursuivi Eizenkot le 30 janvier. « Notre défi est de garder notre état d’alerte, d’approfondir nos connaissances sur l’ennemi, de réduire ses capacités et de maintenir la situation sécuritaire et le quotidien civil qui dure ainsi depuis 11 ans et qui sert les populations des deux côtés de la barrière. »

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