Neil Patrick Harris, ambassadeur international de la Gay Pride à Tel Aviv
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Neil Patrick Harris, ambassadeur international de la Gay Pride à Tel Aviv

250 000 personnes devraient peindre la Ville blanche aux couleurs arc-en-ciel lors de ce spectacle somptueux annuel

L'acteur Neil Patrick Harris, ambassadeur international de la Gay Pride 2019 à Tel Aviv, le 13 juin 2019 (Crédit : Municipalité de Tel Aviv)
L'acteur Neil Patrick Harris, ambassadeur international de la Gay Pride 2019 à Tel Aviv, le 13 juin 2019 (Crédit : Municipalité de Tel Aviv)

La Gay pride annuelle de Tel Aviv devrait attirer 250 000 participants vendredi dans la ville envahie par les drapeaux arc-en-ciel. Parmi eux Neil Patrick Harris, qui y prendra part en tant qu’ambassadeur international de la Pride.

« J’ai accepté d’être ambassadeur international cette année à la condition que mes enfants commencent également eux aussi à m’appeler ainsi, mais ça n’a pas fonctionné », a plaisanté Harris lors d’une conférence de presse, en amont du défilé.

Harris, connu pour ses rôles dans les séries télévisées « How I Met Your Mother » et « A Series of Unfortunate Events » ainsi que pour un spectacle à Broadway, « Hedwig and the Angry Inch », est père de jumeaux après avoir fait appel aux services d’une mère porteuse aux côtés de son mari, David Burtka. C’est la première fois que Burtka et Harris viennent en Israël.

« On visite les sites touristiques, on adore la gastronomie ici et on rencontre la communauté LGBTQ », a raconté Harris. « Je suis très excité de prendre part au défilé de la Gay Pride : C’est mon tout premier et j’avais pensé commencer petit », ajoute-t-il en plaisantant.

Le défilé de Tel Aviv est le plus important de tout le Moyen-Orient et l’une des 10 parades les plus courues dans le monde.

Il vient conclure en fanfare 45 manifestations liées à la communauté LGBT qui ont eu lieu à travers Tel Aviv, avec notamment la première conférence nationale sur les questions LGBT ainsi que des expositions d’art, des rencontres et des soirées organisées dans les discothèques et dans les bars.

Le ministère du Tourisme estime que 25 000 à 30 000 personnes viennent de l’étranger pour participer à la Gay Pride israélienne, injectant environ 162 millions de shekels dans l’économie locale. Le ministère a dépensé 320 millions de shekels pour faire de la publicité sur le tourisme en Israël auprès du public LGBT, y compris pour la Semaine des fiertés.

Dans le passé, les activistes de la communauté gay, lesbienne, bisexuelle et transgenre ont critiqué l’important budget alloué au marketing touristique en comparaison avec celui, dérisoire, qui est accordé aux activités communautaires.

En 2016, les activistes avaient été révoltés par un plan d’un budget de 11 millions de shekels qui avait été ourdi par le ministère du Tourisme pour attirer les touristes européens à la Gay Pride – avec notamment le projet d’un avion de passagers peint aux couleurs de l’arc-en-ciel qui aurait coûté 1,5 million de shekels.

Le budget publicité représentait dix fois le financement d’Etat octroyé aux associations LGBT. Après que les groupes ont menacé d’annuler leur participation à la semaine de la Pride, le ministère des Finances avait annoncé qu’il accorderait aux groupes gay et transgenre 11 millions de shekels supplémentaires sur trois ans.

Pour Etai Pinkas Arad, conseiller de la ville, qui détient le portefeuille LGBT à la municipalité de Tel Aviv, la question du financement d’Etat et le budget de publicité alloué par le ministère du Tourisme sont deux questions différentes.

« Le ministère du Tourisme fait son travail et il le fait très bien », dit-il. « Cela n’a rien à voir avec le fait que le gouvernement doit encore donner plus de moyens et de soutien à la communauté LGBT pour des choses comme les aides sociales, les sports et en particulier l’égalité des droits ».

Arad a souligné les questions en suspens qui nécessitent une attention particulière : en particulier l’égalité des droits dans le mariage, l’égalité des droits dans l’adoption, la sécurité pour les transgenres et les droits à la parentalité pour les lesbiennes.

Arad et son époux ont tenté d’avoir un enfant via une GPA en Israël mais ils ont été informés que l’appel aux services d’une mère porteuse n’était disponible que pour les couples hétérosexuels. Ils ont porté plainte il y a dix ans auprès de la Haute cour de justice, mais leur dossier n’a pas progressé. Ils se sont finalement rendus à l’étranger et ils ont maintenant trois filles, même si Arad reconnaît que de nombreuses personnes n’ont pas les moyens financiers de bénéficier d’une GPA hors des frontières d’Israël.

« Le défilé, c’est une journée. Le plus important, ce sont les 364 autres jours », a-t-il dit.

Pour la toute première fois, la marche partira du boulevard Ben Zion et non du boulevard Gain Meir, foyer du centre communautaire LGBT de la ville, en raison du grand nombre de participants attendus.

Le parcours du défilé descendra le boulevard Ben Zion pour déboucher rue Bograshov, avant de longer le front de mer. Plus d’une douzaine de chars sponsorisés longeront la promenade, accompagnés de DJ, de costumes travaillés et de beaucoup d’alcool, pour se rendre sur la scène de la soirée finale au parc Charles Clore, à proximité de la plage.

« Çà va être une journée sympa », a annoncé Harris. « C’est moi que vous apercevrez en train de danser, sans tee-shirt, sur un des chars », s’est-il amusé.

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