Netanyahu a répondu à la première session de question-réponses de la Knesset
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Netanyahu a répondu à la première session de question-réponses de la Knesset

Le Premier ministre s'est notamment exprimé sur des accusations contre son fils, sur la crise entre le rabbinat et la diaspora ou sur le sort réservé à l'implantation d'Amona

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'adresse à la Knesset durant l'Heure des Questions, le 18 juillet 2016 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'adresse à la Knesset durant l'Heure des Questions, le 18 juillet 2016 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Pendant l’Heure des Questions parlementaires à la Knesset, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a nié les allégations et les accusations publiées dans les médias selon lesquelles son fils aurait reçu un passeport sous un faux nom, avait un compte bancaire au Panama sous ce nom, et avait transféré des fonds vers ce compte.

« Il n’y a pas de passeport, il n’y a pas de Panama, il n’y a pas de compte », a-t-il dit en réponse à une question sur le sujet posée par la députée de l’Union sioniste, Yael Cohen-Paran.

Il a qualifié ces accusations portées contre lui dans cette affaire et dans d’autres affaires présumées de « non-sens » et de « mensonges ».

Netanyahu a déclaré, « dans cette affaire aussi, il n’y a pas de feu, il n’y a pas de fumée, il n’y a que de l’air chaud. Beaucoup d’air chaud ».

Il a ajouté : « Alerte Spoiler. Rien ne sortira de tout cela, parce qu’il n’y a rien à sortir ».

La suppression de l’implantation d’Amona serait en cours de discussion

Benjamin Netanyahu a répondu aux appels de certains députés et ministres à régler par voie législative le différend sur les terres entourant l’implantation d’Amona en Cisjordanie.

La Haute Cour de justice a statué que cette terre est la propriété privée des Palestiniens, et a ordonné que les bâtiments construits sur ce terrain privé soient enlevés d’ici décembre 2016.

Netanyahu a rejeté l’affirmation du député ayant posé la question – Issawi Freij du Meretz – que ces terrains ont été « volés », affirmant que le problème est un manque de régulation appropriée.

Il a dit qu’il a tenu des réunions avec le procureur général Avichai Mandelblit et l’ancien ministre de la Défense Moshe Yaalon sur la question, et que le ministre de la Défense actuel Avigdor Liberman a demandé quelques jours pour examiner la question et trouver une solution.

Le député Issawi Freij expulsé d'un débat sur l'organisation anti-assimilation "Lehava" lors d'une réunion de la commission des Affaires intérieures au parlement israélien, le 10 novembre 2015 (Crédit : Yonatan Sindel / FLASH90)
Le député Issawi Freij expulsé d’un débat sur l’organisation anti-assimilation « Lehava » lors d’une réunion de la commission des Affaires intérieures au parlement israélien, le 10 novembre 2015 (Crédit : Yonatan Sindel / FLASH90)

J’ai échoué à résoudre la crise entre le rabbinat et la diaspora

Puis, Netanyahu a abordé les deux décisions de justice rabbinique au cours des dernières semaines qui ont remis en question les conversions effectuées par l’éminent rabbin américain, Haskel Lookstein.

« Le rabbinat n’est pas à moi », a-t-il déclaré. Depuis son entrée en politique, a-t-il affirmé, il a cherché à conclure des accords entre les deux parties sur la question.

« Ce n’est pas facile. C’est l’un des problèmes les plus difficiles que j’ai rencontrés ».

Il a dit qu’il craint les « larmes » à la fois en Israël et dans les discussions avec la diaspora juive, mais a réitéré la nécessité d’un accord sur la question. « Je veux résoudre cela par un accord, ce n’est pas facile. Et à ce jour, je ne peux pas dire que j’ai réussi ».

Le Premier ministre a déclaré que les remarques du rabbin sioniste religieux Yigal Levinstein, qui a dit que les homosexuels étaient « déviants », étaient « inappropriées et inacceptables, certainement pas pour moi, et ne devraient pas être acceptables pour quiconque. »

« Je pense qu’un être humain est un être humain, et j’agis en conséquence. »

Zehava Galon, présidente du parti Meretz, a ensuite pris le Premier ministre au mot et l’a appelé à assister jeudi à la gay pride de Jérusalem. « Je n’assiste pas à ces manifestations, ni à aucune autre », a répondu Netanyahu, ajoutant qu’il n’assistait pas non plus à des mariages ou des bar-mitzvahs, « mais je les soutiens ».

C’est Abbas, pas moi, qui fuit les négociations

Netanyahu a rejeté « l’hypothèse » qu’un gel de la construction dans les implantations ramènerait les Palestiniens à la table des négociations. Il a déclaré qu’Israël avait eu un « gel total » à la fin de l’année 2009 pendant 10 mois. « Cela n’a pas montré de réussite, pour dire le moins, jusqu’à aujourd’hui. »

Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, a-t-il déclaré, fait des demandes comme conditions préliminaires aux négociations que « mon gouvernement ne peut pas accepter, et je ne pense pas qu’un autre gouvernement accepterait. »

Netanyahu a déclaré qu’il espérait que les relations naissantes avec les états arabes modérés « ramèneront les Palestiniens à une position plus réaliste. Nous essayons, nous ne savons pas précisément ce que ces états apporteront » à la relation israélo-palestinienne.

Le Premier ministre a ajouté que l’initiative de paix de la Ligue arabe pouvait être une base de négociations avec les Palestiniens, mais uniquement sous une forme amendée. « Si c’est un script, alors nous ne pouvons certainement pas [l’accepter]. Si c’est une base pour des négociations ouvertes, alors oui », a-t-il déclaré.

« Ma solution idéale est un Etat palestinien désarmé qui reconnaît l’Etat juif », a-t-il ajouté, avant de déplorer l’absence de « reconnaissance mutuelle ».

Si un Etat palestinien est fondé, « sera-t-il la Suisse ? Ou un Etat Fatah ? Un Hamastan ? »

La députée de l'Union sioniste Tzipi Livni pose une question au Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant l'heure des questions parlementaires, le 18 juillet 2016. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
La députée de l’Union sioniste Tzipi Livni pose une question au Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant l’heure des questions parlementaires, le 18 juillet 2016. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Il n’y a pas de négociations, a souligné Netanyahu, parce qu’Abbas « fuit, fuit, fuit, parce qu’il sait qu’il devra faire des concessions, des concessions à Jaffa, des concessions à Acre, des concessions à Beer Sheva. C’est la simple vérité. »

Tzipi Livni, députée de l’Union sioniste et ancienne négociatrice pour la paix, a rejeté les remarques de Netanyahu, disant que les Palestiniens avaient depuis longtemps renoncé à Jaffa et à d’autres anciennes villes palestiniennes.

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