Netanyahu: Avant ils pouvaient nous massacrer, aujourd’hui nous pouvons répondre
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Netanyahu: Avant ils pouvaient nous massacrer, aujourd’hui nous pouvons répondre

Suite au sondage de CNN sur l'antisémitisme en Europe, le Premier ministre a déclaré aux commandos de Tsahal que la meilleure réponse à l'antisémitisme est Israël et son armée

Des soldats de la brigade de commando de l'armée israélienne participent à un exercice à grande échelle au mois de novembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)
Des soldats de la brigade de commando de l'armée israélienne participent à un exercice à grande échelle au mois de novembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)

Lors d’un exercice d’entraînement majeur de la brigade d’élite de l’armée israélienne dans le cadre de la Formation de commando, mardi soir, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que les prouesses militaires d’Israël étaient la « meilleure réponse » des Juifs à l’antisémitisme.

Les déclarations de Netanyahu font suite à la publication lundi d’un sondage réalisé par CNN, selon lequel plus de 20 % des Européens estiment que les Juifs ont « trop d’influence » dans le monde.

« La meilleure réponse à l’antisémitisme est l’État d’Israël et l’armée israélienne », a déclaré devant les soldats M. Netanyahu, qui est également ministre de la Défense depuis la démission, ce mois-ci, d’Avigdor Liberman. « Autrefois, nous étions une feuille poussée par le vent ; ils pouvaient nous massacrer. Aujourd’hui, nous avons le pouvoir de réagir. »

La visite de M. Netanyahu a coïncidé avec un exercice d’entraînement de 10 jours que la brigade mène dans tout le pays, s’exerçant à réagir à divers scénarios d’attaques complexes contre Israël et les civils israéliens par différents ennemis.

« Nous sommes à la veille de Hanoukka. L’esprit des Maccabées est ici – vous êtes les Maccabées. Nous vaincrons nos ennemis avec l’extraordinaire force et l’extraordinaire esprit que je vois ici, que je vois dans Tsahal et chez tous nos combattants », a déclaré Netanyahu.

Au cours de sa visite, le Premier ministre a entendu un exposé du chef d’état-major, le général Gadi Eizenkot, et du commandant de la brigade, le colonel Kobi Helleron, sur les capacités de la brigade et les menaces auxquelles elle est censée être exposée. Il a également assisté à une démonstration des nouveaux systèmes d’armes avancés des différentes unités de commandos.

Les remarques de Netanyahu font suite à une interview qu’il avait accordée la veille à CNN au sujet des résultats du sondage sur l’antisémitisme.

Dans cet entretien, il accusait l’extrême gauche et l’islam radical de perpétuer la haine la plus ancienne du monde, mais s’abstenait de critiquer les dirigeants de droite accusés d’utiliser des tropes antisémites.

« Je suis inquiet parce que je pense que l’antisémitisme est une maladie ancienne qui relève sa tête hideuse. Il attaque d’abord les Juifs, mais il ne s’arrête jamais avec eux. Il balaie ensuite des sociétés entières », a-t-il déclaré.

Des manifestants sur la place du Châtelet à Paris défilant contre Israël, le 1er avril 2017. (Thomas Samson/AFP/Getty Images via JTA)

Malgré cette inquiétude, M. Netanyahu a félicité « la plupart des gouvernements des pays européens » pour leurs efforts de lutte contre l’antisémitisme, notamment la chancelière allemande Angela Merkel, le président français Emmanuel Macron, la Première ministre britannique Theresa May, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, et le chancelier autrichien Sebastian Kurz.

Netanyahu concentra une grande partie de ses critiques de l’antisémitisme européen sur ce qu’il a appelé le « nouvel antisémitisme », qu’il différenciait de « l’ancien antisémitisme en Europe qui venait d’extrême droite ».

« Il y a aussi le nouvel antisémitisme qui vient de l’extrême gauche et aussi les poches islamiques radicales en Europe qui crachent ces calomnies et ces mensonges sur Israël, la seule démocratie de toute cette région, la seule qui a des tribunaux, qui respecte les droits de l’homme, les droits pour toutes les religions, les gays, etc., je pense que tout cela est grotesque », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le Premier ministre hongrois Viktor Orban, (à gauche), avec un rubik’s cube lors d’un forum commercial israélo-hongrois à Budapest, en Hongrie, le 19 juillet 2017 (Crédit : Haim Zach/GPO/Flash90)

Interrogé au sujet de la Hongrie et de la Pologne, dont les dirigeants de droite ont été accusés d’utiliser des clichés antisémites, Netanyahu a déclaré qu’il ne croyait pas que les gouvernements des deux pays le faisaient et que le véritable problème était les appels à la destruction d’Israël.

« Je ne pense pas qu’ils le fassent et je pense qu’en fin de compte, la vraie question est de savoir si nous pouvons tolérer l’idée que des gens disent qu’Israël n’a pas le droit d’exister, ce qui est, je pense, la déclaration antisémite par excellence », a-t-il dit.

« L’antisémitisme et l’antisionisme, les politiques anti-israéliennes, l’idée que le peuple juif n’a pas droit à un État, c’est l’antisémitisme dans sa forme ultime d’aujourd’hui », a ajouté Netanyahu.

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