Exercice militaire simultané contre le Hamas et le Hezbollah
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Une perspective redoutée par les militaires

Exercice militaire simultané contre le Hamas et le Hezbollah

Lors d'un exercice de dix jours de la brigade de commandos qui se déroule actuellement, les soldats affrontent le Hamas à Gaza et le Hezbollah en même temps

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

  • Des soldats de la brigade de commando de l'armée israélienne participent à un exercice à grande échelle au mois de novembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)
    Des soldats de la brigade de commando de l'armée israélienne participent à un exercice à grande échelle au mois de novembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)
  • Des soldats de la brigade de commando de l'armée israélienne participent à un exercice à grande échelle au mois de novembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)
    Des soldats de la brigade de commando de l'armée israélienne participent à un exercice à grande échelle au mois de novembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)
  • Des soldats de la brigade de commando de l'armée israélienne participent à un exercice à grande échelle au mois de novembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)
    Des soldats de la brigade de commando de l'armée israélienne participent à un exercice à grande échelle au mois de novembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)
  • Des soldats de la brigade de commando de l'armée israélienne participent à un exercice à grande échelle au mois de novembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)
    Des soldats de la brigade de commando de l'armée israélienne participent à un exercice à grande échelle au mois de novembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)
  • Des soldats de la brigade de commando de l'armée israélienne participent à un exercice à grande échelle au mois de novembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)
    Des soldats de la brigade de commando de l'armée israélienne participent à un exercice à grande échelle au mois de novembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)
  • Des soldats de la brigade de commando de l'armée israélienne participent à un exercice à grande échelle au mois de novembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)
    Des soldats de la brigade de commando de l'armée israélienne participent à un exercice à grande échelle au mois de novembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)
  • Des soldats de la brigade de commando de l'armée israélienne participent à un exercice à grande échelle au mois de novembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)
    Des soldats de la brigade de commando de l'armée israélienne participent à un exercice à grande échelle au mois de novembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)
  • Des soldats de la brigade de commando de l'armée israélienne participent à un exercice à grande échelle au mois de novembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)
    Des soldats de la brigade de commando de l'armée israélienne participent à un exercice à grande échelle au mois de novembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)
  • Les soldats de la brigade de commando simulent un affrontement contre le groupe terroriste du Hezbollah, dans le nord d'Israël, au mois de novembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)
    Les soldats de la brigade de commando simulent un affrontement contre le groupe terroriste du Hezbollah, dans le nord d'Israël, au mois de novembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)

La brigade de commando de l’armée israélienne a lancé un exercice d’ampleur cette semaine qui consiste à affronter le groupe terroriste palestinien du Hamas dans la bande de Gaza et la milice chiite terroriste du Hezbollah au Liban simultanément, ont fait savoir samedi les militaires. Cet entraînement à grande échelle va se poursuivre cette semaine.

Dans le passé, des analystes israéliens de la Défense ont estimé que les inquiétudes portant sur la perspective d’une guerre sur deux fronts ont pu empêcher l’armée de lancer une campagne majeure dans la bande de Gaza, en réponse aux tirs de roquette depuis l’enclave côtière.

L’exercice – ainsi que sa médiatisation de la part des militaires israéliens – semble transmettre un message aux deux groupes terroristes : celui que l’Etat juif est prêt pour une telle éventualité.

Selon l’armée, l’entraînement du commando a commencé au début de la semaine et il devrait durer dix jours. Les soldats des unités Maglan, Egoz, et Duvdevan y participent.

Il comprend une coopération significative avec les forces aériennes qui ont transporté les commandos et ont effectué des frappes à leurs côtés.

« Au cours de l’exercice, la brigade a pratiqué le combat sur des terrains et dans des espaces différents – en plein champ ou en zone urbaine », a noté l’armée.

Selon les militaires, l’objectif de l’entraînement est d’améliorer la préparation à la guerre de la brigade de commando. C’est le sixième mené par l’unité depuis sa création, au mois de décembre 2015.

Les soldats de la brigade de commando simulent un affrontement contre le groupe terroriste du Hezbollah, dans le nord d’Israël, au mois de novembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)

Le chef d’Etat-major Gadi Eizenkot s’est rendu à l’exercice dans la semaine.

Au cours de sa visite, la chef de la brigade de commando, le colonel Kobi Heller, a indiqué à Eizenkot que son unité était « déjà prête et préparée pour tout scénario dans lequel il faudra combattre un ennemi, quel que soit le théâtre de l’affrontement ».

Le chef d’Etat-major Gadi Eizenkot, au centre, et d’autres hauts responsables visitent un exercice de la brigade de commando au mois de novembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)

Le groupe terroriste du Hamas à la tête de Gaza, qui appelle à la destruction d’Israël, posséderait un arsenal d’environ 10 000 roquettes et obus de mortier. L’Etat juif a combattu trois conflits contre le groupe terroriste au cours de la dernière décennie et, depuis huit mois, a manqué de sombrer de manière répétée dans un quatrième, le Hamas ayant mené une campagne de violences frontalières et de tirs occasionnels de roquettes et de mortiers vers le sud d’Israël.

Les combattants du groupe terroriste du Hamas lors de funérailles d’un Palestinien de 21 ans mort la veille lors d’affrontements avec les troupes israéliennes, à Gaza City , le 25 septembre 2018 (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Au début du mois, le groupe terroriste, avec les renforts du Jihad islamique palestinien soutenu par l’Iran, a lancé environ 500 missiles en direction de l’Etat juif, faisant un mort et des douzaines de blessés.

En réponse, les militaires israéliens ont effectué des frappes contre 160 cibles, dans la bande de Gaza, liées aux deux mouvements terroristes, tuant sept personnes qui en majorité appartenaient à leurs rangs. Certains étaient en train de lancer des roquettes et des obus de mortier au moment où ils ont été tués.

La bataille s’est achevée par un cessez-le-feu négocié par l’Egypte qui s’est largement maintenu depuis le 13 novembre mais qui a entraîné des critiques considérables en Israël, notamment de la part de l’ancien ministre de la Défense Avigdor Liberman qui a démissionné pour protester contre cette trêve qu’il a qualifiée de « capitulation devant le terrorisme ».

L’armée israélienne ne considère pas toutefois le Hamas comme une menace militaire grave. Le groupe est, dans les faits, autorisé à rester au pouvoir dans la mesure où le gouvernement de Jérusalem craint qu’une organisation encore plus extrémiste ne vienne prendre sa place s’il était renversé.

L’armée terroriste du Hezbollah soutenue par l’Iran est considérée par les militaires comme une menace stratégique significative. Avec plus de 100 000 roquettes et missiles dans son arsenal, le Hezbollah est vu par plusieurs analystes de la Défense comme plus puissant encore que certaines armées occidentales.

Des combattants du Hezbollah lors d’un rassemblement pour le 11ème anniversaire de la Seconde guerre du Liban dans le village de Khiam, dans le sud du Liban, le 13 août 2017 (Crédit : AFP Photo/Mahmoud Zayyat)

Israël s’est battu pendant 34 jours contre le groupe terroriste au Liban en 2006. Depuis cette date, la frontière est restée plus calme que cela n’avait été le cas dans les années précédant le conflit. Le Hezbollah a néanmoins utilisé ce temps pour renforcer considérablement son arsenal, se dotant de munitions plus précises et dangereuses tout en assimilant une expérience importante en s’entraînant auprès des militaires russes et Syriens lors de la guerre civile qui a eu lieu en Syrie, pour soutenir le dictateur Bashar al-Assad.

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