Netanyahu envisage un accord de libre-échange avec la Corée du Sud
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Netanyahu envisage un accord de libre-échange avec la Corée du Sud

Le Premier ministre israélien espère se rendre à Séoul d'ici la fin du mois pour finaliser l'accord qui exclurait les implantations et Jérusalem-Est, selon les reportages télévisés

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu arrive à la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem, le 14 juillet 2019. (RONEN ZVULUN / POOL / AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu arrive à la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem, le 14 juillet 2019. (RONEN ZVULUN / POOL / AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’apprête à signer un accord de libre-échange avec la Corée du Sud, bien que l’accord ne comprenne pas Jérusalem-Est, le plateau du Golan ni les implantations de Cisjordanie, selon un rapport télévisé diffusé lundi.

Israël proteste depuis longtemps contre les pays qui appliquent des réglementations qu’il juge discriminatoires à l’encontre des entreprises israéliennes dans les zones contestées.

Des sources impliquées dans les négociations commerciales ont affirmé à la Treizième chaîne que Netanyahu espérait se rendre à Séoul d’ici la fin du mois pour signer l’accord et qu’il aimerait aussi effectuer un voyage au Japon, où il s’est rendu pour la dernière fois en 2014.

Selon le rapport, Israël s’est par le passé abstenu de signer l’accord commercial avec la Corée du Sud en raison des clauses d’exclusion. Bien qu’Israël soit maintenant prêt à signer l’accord, il inclura une clause de non-responsabilité indiquant que le paragraphe excluant ces territoires ne modifie pas leur statut aux yeux d’Israël. Israël a utilisé cette clause dans d’autres accords similaires, y compris avec l’Union européenne, selon la Treizième chaîne.

Des travailleurs palestiniens dans une usine d’emballage de dattes dans la vallée du Jourdain en Cisjordanie, le 11 novembre 2015. Ce produit sera étiqueté « Produit de Cisjordanie (implantation israélienne), s’il est exporté vers l’Union européenne. (Crédit : Melanie Lidman/Times of Israël)

L’accord commercial représenterait des milliards de dollars et augmenterait les exportations israéliennes vers la Corée du Sud tout en réduisant le coût de la production du pays pour les Israéliens. Avec les élections nationales prévues pour le 17 septembre, un accord commercial pourrait également stimuler la campagne de Netanyahu en renforçant ses succès en politique étrangère.

Après avoir conquis les territoires pendant la guerre de 1967, Israël a annexé Jérusalem-Est et étendu sa souveraineté au plateau du Golan, ce qui n’est pas reconnu par la communauté internationale dans son ensemble. Les Palestiniens voient la Cisjordanie comme leur futur État avec Jérusalem-Est comme capitale. La Syrie continue d’exiger qu’Israël lui restitue le plateau du Golan.

Plus tôt cette année, le président américain Donald Trump a rompu avec la communauté internationale en reconnaissant la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan. En 2017, le président américain a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël.

Le président Reuven Rivlin, qui a entamé cette semaine une visite officielle en Corée du Sud, a rencontré lundi son homologue sud-coréen, Moon Jae-in, et les deux dirigeants ont signé des accords pour une coopération accrue dans les domaines de l’énergie et de l’éducation.

Le président Reuven Rivlin s’entretient avec le président sud-coréen, Moon Jae-in, à la résidence présidentielle à Séoul, en Corée du Sud, le 15 juillet 2019. (Crédit : Jung Yeon-je/Pool Photo via AP)

Israël et la Corée du Sud ont établi des relations diplomatiques en 1962 et Israël a ouvert une ambassade dans le pays en 1992.

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