Israël en guerre - Jour 140

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Netanyahu et Gallant assurent que la guerre reprendra bientôt son cours

Le ministre de la Défense a expliqué que "l'armée est prête à reprendre immédiatement les combats" ; le chef d'état-major a approuvé le plan de bataille

Les soldats israéliens à proximité de la frontière entre Israël et Gaza, le 29 novembre 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
Les soldats israéliens à proximité de la frontière entre Israël et Gaza, le 29 novembre 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a martelé mercredi que la guerre visant à détruire le Hamas reprendrait aussitôt que le processus de libération des otages actuellement détenus dans la bande de Gaza se terminerait.

Cette promesse a été répétée par les deux autres membres du cabinet de guerre, Yoav Gallant et Benny Gantz, ainsi que par le chef d’état-major de Tsahal, le général Herzi Halevi, qui ont tous émis des communiqués affirmant qu’ils étaient prêts à relancer immédiatement la campagne militaire.

Alors que des pourparlers sont actuellement en cours pour prolonger la pause des combats au-delà de mercredi, pour une journée supplémentaire ou deux, une responsable du Bureau du Premier ministre a, de son côté, insisté sur le fait que l’État juif tentera d’obtenir la remise en liberté de tous les enfants et de toutes les femmes civiles dans le cadre de la trêve actuelle avait d’élargir les négociations à tous les captifs masculins et aux soldats.

Israël a juré de détruire le Hamas après l’attaque meurtrière commise par le groupe terroriste sur le sol israélien le mois dernier. Des milliers d’hommes armés avaient franchi la frontière et ils avaient massacré 1200 personnes dans le sud du pays, des civils en majorité. Les terroristes avaient aussi enlevé au moins 240 otages.

Sous les termes de la trêve temporaire, le Hamas a libéré, chaque jour, environ 10 femmes et enfants israéliens qu’il gardait en captivité en échange d’une pause de l’offensive israélienne et de l’entrée d’aides humanitaires dans la bande. L’État juif a aussi libéré des prisonniers palestiniens qui étaient incarcérés pour atteinte à la sécurité nationale en échange de chaque otage. La pause dans les combats, qui a commencé vendredi dernier, a été approuvée par le cabinet pour une période maximale de dix jours tant que le Hamas continuait à relâcher des otages.

Dans un communiqué, Netanyahu a déclaré que détruire le Hamas était encore l’un des principaux objectifs poursuivis par le pays, en plus de la libération des otages.

« Depuis le début de la guerre, j’ai établi trois objectifs : l’élimination du Hamas, le retour de tous ceux qui ont été enlevés et la nécessité de garantir que plus jamais Gaza ne représentera une menace pour Israël », a indiqué le Premier ministre. « Ces trois objectifs sont toujours d’actualité. »

Il a précisé que le retour en Israël de dizaines d’otages pendant la trêve, dans la semaine qui vient de s’écouler, était « une très grande réussite », ajoutant que « après que cette phase de rapatriement des otages sera terminée », le pays « retournera résolument » au combat.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prend la parole lors d’une réunion du cabinet le 27 novembre 2023. (Capture d’écran/X)

« Il est impossible que nous ne retournions pas nous battre jusqu’à la fin », a-t-il continué. « C’est ma politique ; le cabinet tout entier la défend ; le gouvernement tout entier la défend ; les soldats la défendent ; le peuple la défend. Et c’est très exactement ce que nous ferons. »

Pour sa part, le ministre de la Défense Yoav Gallant a procédé à une « évaluation spéciale de la situation » avec les chefs de l’armée, des agences de renseignement du Mossad et de sécurité intérieure du Shin Bet au sujet des efforts déployés pour le retour des Israéliens retenus en otage par des terroristes palestiniens à Gaza, a indiqué son bureau.

« Nous mettons tout en œuvre pour ramener les otages et pour achever complètement le processus actuel de retour de toutes les femmes et de tous les enfants retenus à Gaza », a déclaré Gallant dans un communiqué.

Le ministre a ajouté que « les forces de Tsahal dans les airs, en mer et au sol sont prêtes pour une reprise immédiate des combats ».

Quelques heures avant l’expiration de l’accord sur les otages, Gantz, ministre du cabinet de guerre, a pour sa part affirmé que le pays continuera d’essayer de « tirer le meilleur parti » de l’accord sur les otages qui a été conclu avec le Hamas, mais il a ajouté que le pays était prêt à reprendre le combat immédiatement.

Le Hamas avait annoncé, dans la journée, qu’il était ouvert à la possibilité d’une prolongation de la trêve, pour la sixième journée. Les responsables israéliens avaient expliqué que des pourparlers étaient encore en cours.

Le ministre de la Défense Yoav Gallant rencontrant le chef d’état-major de l’armée israélienne, Herzi Halevi, le chef du Mossad, David Barnea, et le chef du Shin, Bet Ronen Bar, le 29 novembre 2023. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Jurant qu’Israël ne fera pas de quartier au Hamas, Gantz a assuré que la guerre se poursuivra jusqu’à ce que les résidents des communautés frontalières israéliennes – qui ont été évacuées au milieu des combats – « puissent retourner en toute sécurité » dans leurs foyers.

De son côté, le chef d’état-major a approuvé les plans de bataille pour la reprise des combats dans la bande de Gaza, lors d’une réunion au siège du Commandement du Sud à Beer Sheva, selon l’armée.

« Nous savons ce qu’il faut faire, et nous sommes prêts pour la prochaine étape », a déclaré Halevi, des propos qui ont été rapportés par Tsahal.

Des paroles qui ont été prononcées alors que des informations ont fait savoir que les négociateurs de la trêve – avec parmi eux les États-Unis et le Qatar – cherchent à mettre au point un accord de suivi qui permettrait un arrêt plus permanent de la guerre et des libérations d’otages plus nombreuses qui, cette fois, comprendraient les hommes et les soldats qui avaient été capturés, le 7 octobre.

Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Herzi Halevi, au centre, tenant une évaluation avec le chef du Commandement du Sud, le général de division Yaron Finkelman, à droite , et le chef du Directorat des Opérations militaires, le général de division Oded Basiuk, au Commandement du Sud à Beer Sheva, le 29 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

La responsable du Bureau du Premier ministre a déclaré que « nous avons un accord, un accord qui concerne les femmes et les enfants. Nous connaissons les noms de tous les enfants et de toutes les femmes qui sont actuellement retenues dans la bande de Gaza. Nous n’acceptons pas cette idée que le Hamas ne saurait pas qui ils sont… qu’il aurait des difficultés à les trouver ».

Elle a souligné qu’Israël « n’abandonnera pas ces 27 personnes » qui doivent encore être relâchées dans le cadre de l’accord actuel « pour débattre d’un nouvel accord qui serait violé très exactement de la même manière ».

Soixante femmes et enfants ont été remis en liberté au cours des cinq premiers jours de l’accord et 12 devaient encore été relâchés mercredi – pour un total d’environ 100 ressortissants israéliens et étrangers qui ont quitté les geôles du Hamas depuis l’enlèvement, par ce dernier, d’environ 240 personnes en date du 7 octobre.

La responsable a confirmé que des représentants israéliens, américains, égyptiens et qatari se trouvaient actuellement au Qatar pour discuter de la prolongation de la trêve. Netanyahu avait fait savoir, mardi, que le chef du Mossad, David Barnea, s’était rendu dans l’émirat.

« Si le Hamas peut libérer toutes les femmes et enfants qui se trouvent encore à Gaza, nous serons plus enclins à discuter de la remise en liberté des autres groupes qui y sont encore », a-t-elle continué.

Elle a aussi rejeté les informations faisait état d’un potentiel accord « tous contre tous » – qui prévoirait de libérer tous les prisonniers palestiniens détenus pour des faits de terrorisme en échange de tous les otages qui restent actuellement en captivité dans la bande de Gaza.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’entretient au téléphone avec le chef du Mossad, David Barnea, à Doha, au Qatar, le 28 novembre 2023. Le chef d’état-major Tzachi Braverman, à l’extrême gauche, le chef du Conseil de sécurité nationale Tzachi Hanegbi, au centre, et le secrétaire militaire, le général de division Avi Gil, participent également à l’appel. (Crédit : Haim Zach/GPO)

La responsable a répété que les deux objectifs principaux de la guerre menée par Israël restaient de démanteler le Hamas et d’obtenir la libération de tous les otages mais elle a écarté la possibilité de coordonner un exode de masse du groupe terroriste de Gaza, similaire à la retraite du Liban, en 1982, de l’Organisation de libération de la Palestine.

Le Hamas est une organisation « plus religieuse, plus jihadiste », a-t-elle expliqué, ajoutant que le leader du groupe terroriste à Gaza, Yayha Sinwar, était « un psychopathe » et qu’il n’était pas un acteur rationnel.

Concernant l’offensive attendue dans le secteur de Khan Younès, dans le sud de la bande, elle a indiqué que manœuvrer dans le sud de Gaza était plus facile que dans le nord durement frappé et que « nous devons nous assurer qu’il y a suffisamment de lieux qui puissent être des zones sûres » pour les civils. Actuellement, l’armée israélienne a désigné Al-Mawasi, sur la côte sud de l’enclave côtière, comme zone humanitaire sûre.

Fresque murale dans le quartier de Florentine, dans le sud de Tel-Aviv, demandant la libération des otages israéliens du Hamas à Gaza, le 28 novembre 2023. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

La responsable du Bureau du Premier ministre a toutefois réaffirmé l’intention d’Israël de prendre pour cible les terroristes partout où ils se trouvent. Elle s’est refusée à répondre aux questions sur un éventuel changement de la tactique fondamentale adoptée jusque-là par Tsahal, ou sur un éventuel changement également de munitions.

Les combats au sol se sont concentrés jusqu’ici dans le nord de la bande et, depuis des semaines, Israël encourage les civils à partir vers le sud, relativement plus sûr, même si des bombardements ont aussi eu lieu là-bas. Peu avant la mise en vigueur de la pause temporaire dans les combats, la hiérarchie militaire avait fait savoir que les soldats étaient dorénavant prêts à partir vers le sud.

Israël et les États-Unis ont accusé de manière répétée le Hamas, qui s’ancre dans les hôpitaux et dans les secteurs résidentiels, d’utiliser les civils gazaouis comme boucliers humains.

« Je constate que l’administration américaine et nous-mêmes portons le même regard sur la situation et c’est probablement le cas également du monde entier », a-t-elle continué, dans la mesure où Israël « veut concentrer son opération sur les terroristes et garantir qu’aucune atteinte ne sera portée aux civils ».

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