Netanyahu et Gantz signalent des « progrès significatifs » dans les pourparlers
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Netanyahu et Gantz signalent des « progrès significatifs » dans les pourparlers

Le Premier ministre et le chef de Hossen LeYisrael se rencontreront aussi dimanche pour trouver un accord ; les ministères n'auraient pas encore été distribués

Un plénum presque vide, en raison des restrictions contre le coronavirus, lors de la prestation de serment de la 23e Knesset, le 16 mars 2020. À gauche, Benny Gantz. Au centre, de dos, Benjamin Netanyahu. (Gideon Sharon/ Porte-parole de la Knesset)
Un plénum presque vide, en raison des restrictions contre le coronavirus, lors de la prestation de serment de la 23e Knesset, le 16 mars 2020. À gauche, Benny Gantz. Au centre, de dos, Benjamin Netanyahu. (Gideon Sharon/ Porte-parole de la Knesset)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le leader du parti Hossen LeYisrael Benny Gantz se sont réunis pendant toute la nuit de samedi à dimanche pour définir les termes d’un accord portant sur un gouvernement d’unité qu’ils espèrent conclure en fin de journée.

Un communiqué conjoint des deux hommes a laissé entendre qu’ils avaient trouvé des « accords et réalisé des progrès significatifs » au cours de ces pourparlers qui ont eu lieu à la résidence du Premier ministre de Jérusalem, sans pour autant donner de détails.

D’autres négociations auront lieu dimanche, en fin de journée, avec pour objectif de mettre en place un accord signé, selon le même communiqué.

Le député de Hossen LeYisrael Gabi Ashkenazi, adjoint de Gantz, était également présent au cours de cette rencontre nocturne.

Malgré le communiqué, le site d’information Ynet a cité des sources disant que deux entretiens supplémentaires pourraient être nécessaires pour conclure un pacte final et que les deux parties travaillaient encore sur la distribution des portefeuilles ministériels.

Elles négocieraient également sur les personnalités à placer à la tête de certains bureaux gouvernementaux comme le ministère de la Justice, a indiqué le site.

« Nous sommes sur la voie de la mise en place d’un gouvernement d’unité ; nous unirons nos forces pour vous, pour notre pays », avait affirmé samedi soir Netanyahu dans une vidéo postée sur Twitter avant la réunion entre les hauts-responsables.

La députée Pnina Tamano-Shata prend la parole lors d’un débat en commission de la Knesset sur un projet de loi visant à supprimer la limitation du nombre des ministres qui peuvent être nommés par un gouvernement, 21 mai 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La députée de Kakhol lavan, Pnina Tamano-Shata, qui avait rejoint la faction de Yesh Atid – qui faisait partie de Kakhol lavan – avant les élections de 2013, a annoncé dimanche qu’elle rejoignait Gantz.

« J’ai décidé de rester dans Kakhol lavan dans le cadre de Hossen LeYisrael et d’offrir tout mon soutien au leader de la formation, Benny Gantz, dans le gouvernement d’unité qui sera bientôt établi », a-t-elle expliqué.

« Gantz est un chef qui place Israël avant tout le reste – ce n’est pas seulement un slogan, c’est un fait. Je pense que si c’est compliqué en raison du coronavirus et de la crise politique, ainsi que des scissions au sein de la société, l’intérêt public passe aujourd’hui par la mise en place d’un gouvernement d’unité qui fonctionnera de manière optimale face aux défis que nous devons affronter pour Israël ».

Samedi, la Douzième chaîne a fait savoir que Zvi Hauser et Yoaz Hendel de Kakhol lavan prévoyaient également de rejoindre Gantz au gouvernement.

Selon le reportage, si ces parlementaires de droite devaient rompre avec leur faction Telem, le gouvernement aurait une majorité de députés de droite. Ce qui signifie, selon la chaîne, que si Netanyahu veut faire avancer l’annexion ou d’autres initiatives après la fin de la pandémie, Gantz ne serait pas en mesure de l’empêcher ou de briser la coalition.

Ces pourparlers d’unité surviennent après l’élection de Gantz, jeudi, à la tête de la Knesset – ce qui a entraîné la dissolution de l’alliance Kakhol lavan qui avait fait campagne, au cours des trois élections de l’année passée, sur la promesse de ne pas rejoindre un gouvernement placé sous l’autorité de Netanyahu en raison de ses mises en examen pour corruption.

A LIRE : Etat d’Israël vs. Netanyahu : détails de l’acte d’accusation du Premier ministre

Les membres de Hossen LeYisrael ont estimé pour leur part que la seule alternative à un ralliement à un gouvernement dirigé par Netanyahu était un quatrième scrutin et qu’un gouvernement était désespérément nécessaire dans un contexte de pandémie de coronavirus.

Gabi Ashkenazi, à gauche en 2011, et Benny Gantz, en 2016, tous deux anciens chefs d’état-major de l’armée israélienne. (Crédit : Miriam Alster et Tomer Neuberg/Flash90)

Selon l’accord actuellement esquissé, Gantz devrait établir un partenariat avec Netanyahu au sein d’une coalition, occupant dans un premier temps le poste de ministre des Affaires étrangères ou de la Défense avant de prendre la tête du gouvernement au mois de septembre 2021 – une rotation des pouvoirs dont doutent de nombreux analystes à l’heure actuelle (Ashkenazi, pour sa part, devrait prendre le poste à la Défense ou aux Affaires étrangères qui ne serait pas choisi par Gantz).

Le Likud, placé sous la houlette de Netanyahu, aurait clairement établi qu’il ne renoncerait ni au ministère de la Santé, actuellement placé sous l’autorité de Yaakov Litzman, de YaHadout HaTorah, allié déterminant du Likud, ni à la fonction de président de la Knesset – dont Gantz doit démissionner une fois le gouvernement formé, selon la Douzième chaîne.

Dans le cadre des négociations, Netanyahu cherche à obtenir une loi qui permettrait à un Premier ministre mis en examen de continuer à servir afin de garantir qu’il pourra se maintenir à sa fonction une fois que l’accord de rotation à la tête du gouvernement rentrera en vigueur. Actuellement, les ministres doivent démissionner s’ils sont impliqués dans une affaire pénale, mais la loi ne se réfère pas explicitement à un Premier ministre.

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