Netanyahu : le ministère de l’Education restera au Likud
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Netanyahu : le ministère de l’Education restera au Likud

Des responsables politiques de gauche et de droite sont intéressés par le portefeuille, que le Premier ministre aurait promis au député d'extrême-droite Smotrich

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu serre la main de Gideon Saar à son arrivée au centre du patrimoine Menachem Begin à Jérusalem, le 11 mars 2019 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu serre la main de Gideon Saar à son arrivée au centre du patrimoine Menachem Begin à Jérusalem, le 11 mars 2019 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré lundi qu’il prévoyait de trouver le futur ministre de l’Education dans les rangs de son parti du Likud.

C’est Naftali Bennett, qui codirige actuellement la formation HaYamin HaHadash, qui détient le portefeuille – même s’il était à la tête de HaBayit HaYehudi lorsque le ministère lui a été confié en 2015. Il souhaiterait prendre les commandes du ministère de la Défense après les élections.

Netanyahu, qui s’est exprimé lors de la réunion hebdomadaire de la faction du Likud, après que de nombreux parlementaires aspirants ont laissé entendre qu’ils tenteraient d’obtenir le portefeuille de l’Education après le scrutin du 9 avril.

« Si nous sommes chargés de former le prochain gouvernement, le Likud conservera le ministère de l’Education », a déclaré Netanyahu lors de la réunion qui a eu lieu au Centre du patrimoine Begin de Jérusalem, qui rend hommage à la vie du fondateur du Likud et ancien Premier ministre Menachem Begin. Le parti s’y est réuni pour commémorer l’anniversaire de la mort de Begin, un 9 mars.

Le ministre israélien de l’Education Naftali Bennett à la CoP, à Jérusalem, le 18 février 2019 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

L’éducation, a expliqué Netanyahu, « est cet élément important auquel nous aspirons tous pour continuer à instiller le sionisme et l’excellence chez tous les enfants d’Israël ».

Plusieurs responsables politiques ont exprimé leur intérêt pour le poste de ministre de l’Education, notamment deux issus de la droite ultra-nationaliste – le leader de l’Union nationale, Bezalel Smotrich, issu de HaBayit HaYehudi et le chef du parti Zehut Moshe Feiglin.

La cheffe du parti du Meretz, la députée Tamar Zandberg, a indiqué lundi qu’elle aussi désirait que son parti obtienne le portefeuille de l’Education, ainsi que celui de la Justice, dans un prochain gouvernement. Le Meretz exclut toutefois de rejoindre une coalition qui serait dirigée par Netanyahu.

Lors d’une conférence, Smotrich a déclaré dimanche qu’il lutterait contre « l’endoctrinement » à la démocratie libérale dans les établissements scolaires israéliens s’il était nommé prochain ministre de l’Education. Il a également assuré qu’il n’investirait pas dans les secteurs défavorisés au niveau éducatif dans la mesure où « il y aura toujours des écarts » – ajoutant : « je ne suis pas un communiste ».

Les leaders du parti d’opposition Kakhol lavan, principal rival du Likud pour les  élections, ont expliqué que Netanyahu avait promis le portefeuille de l’Education à Smotrich dans le cadre d’un accord négocié le mois dernier par le Premier ministre pour permettre l’inclusion du mouvement kahaniste Otzma Yehudit au sein de la nouvelle Union des partis de droite, composée entre autre de la formation de Smotrich.

Le chef du parti Ihoud Leoumi, le député Bezalel Smotrich, prend la parole lors d’un événement du Mouvement pour un gouvernement de qualité en Israël, à Modiin, le 4 février 2019. (Hadas Parush/Flash90)

S’exprimant devant les caméras de la Douzième chaîne, dimanche soir, Feiglin a déclaré : « J’irai là où nous aurons le plus d’impact. Nous sommes intéressés par les ministères des Finances et de l’Education où nous serons en mesure de faire appliquer notre programme ».

Même si les récents sondages indiquent que la nouvelle formation centriste Kakhol lavan obtiendrait plus de sièges que le Likud, il est probable qu’elle rencontrerait plus de difficultés à établir une majorité de coalition forte de 61 sièges sur 120. Netanyahu, à la tête du Likud, pourrait être mieux positionné pour former un gouvernement, mais il devra s’appuyer sur des petits partis de droite variés, ce qui leur donnera un pouvoir d’influence lors des pourparlers de formation d’une coalition.

Raoul Wootliff a contribué à cet article.

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