Bezalel Smotrich dénonce « l’endoctrinement » à la démocratie libérale
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Bezalel Smotrich dénonce « l’endoctrinement » à la démocratie libérale

Le député de l'Union nationale, qui vise le ministère de l'Education, a déclaré qu'il investirait dans ceux qui "éduquent pour l'excellence", affirmant :"je ne suis pas communiste"

Bezalel Smotrich, député du parti HaBayit HaYehudi, pendant la conférence de l'Union nationale à Jérusalem, le 12 septembre 2017. (Crédit :  Hillel Meir et Or Alexenberg)
Bezalel Smotrich, député du parti HaBayit HaYehudi, pendant la conférence de l'Union nationale à Jérusalem, le 12 septembre 2017. (Crédit : Hillel Meir et Or Alexenberg)

Le leader du parti de l’Union nationale d’extrême-droite et député Bezalel Smotrich, a déclaré dimanche qu’il lutterait contre « l’endoctrinement » à la démocratie libérale dans les établissements scolaires israéliens s’il était nommé prochain ministre de l’Education.

Smotrich, dont la formation a récemment fusionné avec l’Union des partis de droite, a également déclaré qu’en tant que ministre de l’Education, il n’investirait pas dans les secteurs défavorisés au niveau éducatif dans la mesure où « il y aura toujours des écarts » – ajoutant : « Je ne suis pas un communiste ».

« Depuis plusieurs années, il y a des coercitions religieuses dans le système scolaire. Il y a un endoctrinement religieux qui ne peut être accepté. La commission qui supervise l’étude de l’instruction civique nous contraint à apprendre la religion de la démocratie libérale », a dit Smotrich dimanche lors d’une conférence.

Il était en train d’évoquer un récent mouvement de parents laïcs qui luttent contre un endoctrinement religieux juif orthodoxe présumé qui aurait lieu dans les écoles israéliennes.

« Si je deviens ministre de l’Education, j’annulerai cet endoctrinement religieux dans les écoles. Nous serons bien plus pluralistes et bien plus ouverts à des approches différentes », a-t-il ajouté. « En même temps, nous garantirons que tous les garçons et les filles, dans le système éducatif, auront une bonne connaissance de l’identité et de l’héritage juifs ».

Smotrich a également signalé qu’il ne tenterait pas de réduire les écarts sociétaux en termes d’éducation.

« Si je deviens ministre de l’Education, j’investirai dans les secteurs qui enseignent l’excellence », a-t-il expliqué. « Je ne suis pas un communiste, il y aura toujours des écarts. »

Le ministre actuel de l’Education, Naftali Bennett, se prépare à réclamer le poste de ministre de la Défense à l’issue du scrutin du mois d’avril.

Selon les médias, le Premier ministre Benjamin Netanyahu aurait promis à l’Union des partis de droite de Smotrich deux portefeuilles importants au sein cabinet en échange de l’inclusion au sein de l’alliance de la droite de la formation kahaniste Otzma Yehudit. Et Smotrich pourrait accéder à la tête du ministère de l’Education.

Smotrich qui, dans le passé, s’était auto-proclamé « fier homophobe », a également insisté dimanche sur le fait que « je ne suis pas homophobe et je ne crains aucune communauté ».

En 2006, Smotrich avait été impliqué dans l’organisation d’une « Animal Pride » anti-gay à Jérusalem en riposte au défilé annuel de la Gay Pride qui a lieu dans la ville. Des activistes anti-homosexuels avaient marché dans la municipalité avec des chèvres et des ânes pour dénoncer ce qu’ils avaient qualifié de « déviances » dans les relations entre personnes du même sexe.

Depuis, Smotrich a pris ses distances avec les organisations anti-gay et il a indiqué à Haaretz regretter d’avoir organisé la parade alors qu’il était « jeune et stupide ».

En 2016, Smotrich avait écrit sur Twitter qu’il soutenait la séparation des mères juives et arabes dans les maternités des hôpitaux israéliens.

Smotrich, co-fondateur de l’ONG de droite Regavim – qui cible les constructions illégales faites par les non-Juifs en Israël et en Cisjordanie – est entré à la Knesset en 2015. Il est rapidement devenu connu pour ses points de vue sans compromis ancrés à droite et pour ses propos controversés.

Au cours des quatre années qu’il a passé au parlement israélien, il a fait les gros titres pour avoir encouragé les déserteurs du service militaire en signe de protestation contre l’agenda « féministe radical » de l’armée israélienne, pour avoir comparé l’évacuation d’un avant-poste illégal à un « viol brutal » et pour avoir clamé que les Arabes « illettrés » n’accédaient à l’université que grâce à la discrimination positive.

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