Netanyahu ne rencontrera pas son ami Romney en visite en Israël
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Netanyahu ne rencontrera pas son ami Romney en visite en Israël

Le sénateur américain s'est attiré la colère de Trump pour les vives critiques à son égard

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le candidat républicain à la présidentielle d'alors Mitt Romney, à Jérusalem, le 29 juillet 2012. (Crédit :  Avi Ohayon/GPO/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le candidat républicain à la présidentielle d'alors Mitt Romney, à Jérusalem, le 29 juillet 2012. (Crédit : Avi Ohayon/GPO/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu ne rencontrera pas le sénateur américain de l’Utah Mitt Romney et un autre élu démocrate lors de leur visite en Israël cette semaine.

Le Times of Israël a appris qu’il n’y avait pas de rencontre prévue entre le Premier ministre et Romney, ou avec le sénateur Chris Murphy, membre du Comité des relations étrangères du Sénat.

Un communiqué du bureau de Romney a expliqué que les élus faisaient une visite d’Israël et de la Jordanie pour mener des discussions avec des officiels afin de renforcer leurs relations bilatérales. Le communiqué précisait qu’il était « fondamental que nous maintenions et que nous renforcions nos alliances avec des partenaires clefs dans la région ».

Romney et Murphy devaient aussi passer par la Cisjordanie pour mener des négociations avec des officiels de l’Autorité palestinienne.

Netanyahu a passé une partie des vacances de Pessah de cette semaine dans le nord d’Israël.

L’ambassade américaine en Israël n’a pas annoncé le voyage de Romney et de Murphy, ni ne l’a mentionné sur son site internet ou sur les réseaux sociaux.

Le sénateur Christopher Murphy, Démocrate du Connecticut, au Comité de Affaires Etrangères du Sénat à Capitol Hill à Washington le mercredi 25 juillet 2018. (AP Photo/Susan Walsh)

Netanyahu et Romney partagent depuis plus de 40 ans ce que le New York Times a décrit comme une « amitié chaleureuse ». Les deux hommes se sont rencontrés en 1976 alors qu’ils travaillaient dans la même entreprise de consulting à Boston.

Le Premier ministre avait ouvertement soutenu Romney lors de sa candidature à la présidentielle en 2012, et plus récemment, le Républicain de l’Utah a soutenu Netanyahu dans ses efforts pour bloquer l’accord sur le nucléaire iranien de l’administration Obama.

Le président élu Donald Trump fait un signe du pouce alors que Mitt Romney quitte le Club national de Golf de Bedminster à Bedminster, N.J., le samedi 19 novembre 2016. (AP Photo/Carolyn Kaster)

Romney, qui en 2016 s’est opposé à Trump lors de la primaire républicaine à la présidentielle, compte parmi les rares personnalités républicaines de premier plan à critiquer ouvertement Trump, s’attirant souvent la colère du président.

Vendredi, Romney a tweeté qu’il était « écoeuré » et « consterné » par ce que le rapport de l’avocat spécial Robert Mueller avait révélé sur Trump et ses proches, alors que la majorité des Républicains a refusé de commenter ce rapport explosif.

Mueller affirme que Trump et ses associés mentent régulièrement sur leurs actions et qu’ils ont piétiné les principes du droit alors qu’ils s’opposaient à l’enquête.

« Lire le rapport constitue une révélation qui donne à réfléchir sur la distance à laquelle nous nous sommes éloignés des aspirations et des principes de pères fondateurs » des Etats-Unis, a déclaré Romney.

Samedi, Trump a répondu sur Twitter, déclarant que si Romney « avait dépensé la même énergie à combattre Barack Obama qu’il ne le fait avec Donald Trump, il aurait pu être élu (peut-être) ! »

Netanyahu, un allié proche de Trump, a rencontré d’autres élus républicains en visite au cours des derniers mois, dont le sénateur républicain Lindsey Graham, à qui il a fait visiter la frontière nord d’Israël.

Le sénateur américain Lindsey Graham et le Premier ministre Benjamin Netanyahu visitent le plateau du Golan le 11 mars 2019 (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

La campagne de ré-élection de Netanyahu a largement eu recours à l’image de Trump, en expliquant que les actions pro-Israël étaient un soutien au Premier ministre. A l’approche des élections du 9 avril, Netanyahu a reçu le Secrétaire d’Etat Mike Pompeo, il a rendu visite à Trump à la Maison Blanche, et a obtenu la reconnaissance américaine de la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan.

La décision est intervenue peu avant l’élection, ce qui a été vu comme un coup de pouce à la campagne de Netanyahu.

Netanyahu, qui était en vacances dans le nord d’Israël avec sa famille pendant la fête de Pessah de cette semaine, a annoncé mardi que son prochain gouvernement nommerait une ville du plateau du Golan en l’honneur de Trump pour le remercier.

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