Netanyahu s’oppose à un comité de libération conditionnelle
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Netanyahu s’oppose à un comité de libération conditionnelle

L'armée israélienne a dit établir une commission afin d’examiner les demandes de libération anticipée de Palestiniens envoyés en prison par des tribunaux militaires

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors de la réunion hebdomadaire de son cabinet à Jérusalem le 16 septembre 2018. (Crédit : Sebastian Scheiner/AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors de la réunion hebdomadaire de son cabinet à Jérusalem le 16 septembre 2018. (Crédit : Sebastian Scheiner/AFP)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré ce dimanche s’opposer aux libérations anticipées de terroristes condamnés. Il espère ainsi contrer les efforts de l’armée israélienne qui visent à créer une commission consultative de libération conditionnelle pour les Palestiniens condamnés à perpétuité par les tribunaux militaires de Cisjordanie.

Lors de l’ouverture de la réunion hebdomadaire du cabinet du Premier ministre à Jérusalem, Benjamin Netanyahu a déclaré : « En ce qui concerne la discussion sur la réduction des peines des terroristes – je m’y oppose fermement ». Il a ajouté : « Je sais que c’est aussi la position du ministre de la Défense et que, par conséquent, cela n’arrivera pas. »

Un peu plus tôt dans la journée, Avigdor Liberman avait tweeté : “Tant que je serai ministre de la Défense, aucun terroriste ne verra sa peine réduite, pas même d’une heure.”

Le Ministre de la Défense israélien Avigdor Liberman intervient lors d’une conférence au Centre des congrès international de Jérusalem le 3 septembre 2018 (Crédit :
Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de l’Éducation Naftali Bennett s’est aussi opposé à cette initiative. Il s’est exprimé avant la réunion du cabinet du Premier ministre : “Nous ne devons pas écourter la punition de terroristes meurtriers; un terroriste qui assassine devrait mourir en prison.”

Les réactions des ministres ont été publiées en réponse à un article du journal israélien Yedioth Ahronoth selon lequel Tsahal publiera dans les prochains jours, les détails d’un rapport visant à créer un comité consultatif sur la libération conditionnelle pour les condamnés à perpétuité. Cette décision entraînerait un changement de la loi israélienne.

Cette mesure cherche à unifier les systèmes carcéraux militaire et civil, où les détenus ont accès à des audiences de libération conditionnelle.

Les Palestiniens qui commettent des crimes, y compris des attaques contre des Israéliens en Cisjordanie, sont jugés par les tribunaux militaires. Le système judiciaire est sous la juridiction de l’armée et fonctionne indépendamment des tribunaux civils israéliens.

Des dizaines de terroristes reconnus coupables purgent actuellement des peines de prison à vie prononcées par des tribunaux militaires en Cisjordanie.

Par le passé, les Palestiniens condamnés à perpétuité par les tribunaux militaires n’ont été libérés de manière anticipée, que dans le cadre d’accords d’échange de prisonniers ou d’autres accords conclus par les dirigeants politiques d’Israël.

Bien que le chef du commandement central de Tsahal puisse accorder des libérations conditionnelles, il n’exerce pas ce pouvoir, et même si le nouveau comité de libération conditionnelle devait être créé, c’est lui qui conserverait le dernier mot, selon le rapport de l’armée israélienne.

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