Nomination par Israël d’un nouvel envoyé à l’UNESCO et à l’OCDE
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Nomination par Israël d’un nouvel envoyé à l’UNESCO et à l’OCDE

La nomination d'un diplomate de carrière spécialiste en économie indique que la mission détournera son attention de l'UNESCO que devrait quitter l'Etat juif à la fin de l'année

Des Juifs français avec des drapeaux israéliens pendant une manifestation contre l'UNESCO devant le siège de l'agence à Paris, le 17 juillet 2017. (Crédit : Serge Attal/Flash90)
Des Juifs français avec des drapeaux israéliens pendant une manifestation contre l'UNESCO devant le siège de l'agence à Paris, le 17 juillet 2017. (Crédit : Serge Attal/Flash90)

Le ministère a fait savoir que c’est Eli Lev qui remplacera Carmel Shama-Hacohen au cours de l’été, dans l’attente toutefois de l’approbation gouvernementale.

Shama-Cohen, politicien de la formation du Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu, était une nomination politique et s’était fait un nom à travers ses confrontations et coups de sang théâtraux alors qu’il cherchait à mettre en lumière les résolutions anti-israéliennes fréquentes au sein de l’instance culturelle et éducative de l’ONU.

Israel a officiellement notifié l’UNESCO de son retrait de l’organisation le 31 décembre 2018.

Eli Lev (Crédit : Linkedin)

Lev, qui est actuellement à la tête de la section des affaires pour l’Europe au service économique du ministère des Affaires étrangères et qui a obtenu un MBA à l’Université hébraïque de Jérusalem, devrait se concentrer sur l’autre responsabilité de sa mission : l’Organisation pour la coopération économique et le développement – un club réunissant les pays les plus riches du monde – dont l’Etat juif est membre depuis 2010.

Israël a annoncé l’année dernière que le pays suivrait les Etats-Unis en quittant l’UNESCO en signe de protestation contre des résolutions critiques et fréquemment adoptées envers l’Etat juif.

Dans un communiqué publié au mois de janvier, la cheffe de l’UNESCO, Audrey Azoulay, avait indiqué avoir été avertie de manière officielle du départ d’Israël le 31 décembre 2018.

« Je regrette profondément [ce retrait], étant convaincue que c’est depuis l’intérieur de l’UNESCO et non depuis l’extérieur que les Etats peuvent le mieux chercher à dépasser les différences apparaissant dans les champs de compétence de l’organisation », avait-elle dit.

L’annonce d’Azoulay était survenue après qu’Israël a lutté pour s’assurer que le pays ne serait pas contraint à rester au sein de l’organisation une année supplémentaire en raison de documents officiels nécessaires pour ce départ et qui n’avaient pas été remis à temps.

L’envoyé israélien à l’UNESCO, Carmel Shama-Hacohen, tente de livrer des documents officiels annonçant le retrait israélien de l’organisation culturelle, le 28 décembre 2017 (Autorisation)

Afin de quitter l’organisation au même moment que les Etats-Unis – à la fin de l’année 2018 – l’Etat juif devait remettre un courrier d’intention à Azoulay avant le 31 décembre 2017, au moins un an en amont du retrait.

Shama-Hacohen avait souligné la relation positive entretenue avec Azoulay, qui a été nommée nouvelle présidente de l’organisation au mois d’octobre dernier, et indiqué qu’il espérait qu’elle parviendrait à débarrasser l’organisation de son agenda politique et « d’en faire à nouveau une instance professionnelle ».

L’UNESCO est une agence connue pour son programme du Patrimoine mondial qui vise à protéger les sites et les traditions culturelles mais elle oeuvre également à combattre l’extrémisme violent, à améliorer l’éducation pour les filles, à promouvoir la compréhension de l’Holocauste, à défendre la liberté de la presse et à encourager les sciences qui travaillent sur le changement climatique.

Ces dernières années, malgré tout, Israël avait été furieux face à des résolutions ignorant et diminuant son lien historique avec la terre sainte et qui avaient nommé des sites juifs comme étant des sites appartenant au patrimoine palestinien.

Et pourtant, le retrait israélien contiendrait une disposition notant que Jérusalem pourrait renoncer à sa décision si l’UNESCO procède à des réformes et change son attitude envers Israël avant la fin de l’année prochaine.

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