« Non merci » : Nachman Ash rejette l’aide de Netanyahu, qui a contacté Pfizer
Le chef du ministère de la Santé affirme avoir des relations directes avec les entreprises pharmaceutiques et que la décision concernant les rappels doit revenir aux experts

Le directeur général du ministère de la Santé a déclaré jeudi que l’aide de l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu n’était pas nécessaire après que le leader de l’opposition eut discuté avec les dirigeants de Pfizer et Moderna au sujet des injections de rappel du vaccin, apparemment dans le dos de son successeur, Naftali Bennett.
« Nous n’avons pas besoin de cette aide », a déclaré Nachman Ash au radiodiffuseur public Kan. « Je respecte l’opinion [de Netanyahu], mais la décision appartient aux professionnels. Nous sommes en relation directe avec Pfizer et Moderna. »
Le parti Likud de Netanyahu a révélé mercredi qu’il s’était entretenu à plusieurs reprises ces derniers jours avec Albert Bourla, PDG de Pfizer, et Stéphane Bancel, PDG de Moderna, dans le cadre de ses efforts pour qu’une troisième dose de vaccin contre le coronavirus soit administrée aux Israéliens.
Depuis des semaines, Netanyahu insiste sur le fait que les troisièmes doses sont nécessaires immédiatement, mais certains analystes se demandent si sa position n’est pas davantage liée à une volonté de se démarquer des politiques du nouveau gouvernement en matière de pandémie.
Pfizer a demandé l’autorisation de la FDA pour une troisième injection, bien que l’organisme de réglementation américain et les responsables de la santé israéliens aient déclaré que rien ne prouve que des rappels soient nécessaires pour le moment. Israël ne propose actuellement une troisième dose qu’aux personnes immunodéprimées.







