Nouvelle polémique à l’université Lyon-II : Julien Théry de nouveau ciblé par l’UNI et la Licra
Après une première controverse liée au partage d’une liste de personnalités à boycotter, le professeur Julien Théry se retrouve une nouvelle fois au cœur d’accusations d’antisémitisme
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

La polémique autour de l’université Lumière-Lyon II a repris de l’ampleur ce lundi 1er décembre, relancée par l’UNI Lyon en plein contexte de tensions liées à la guerre à Gaza. Une nouvelle fois, le syndicat étudiant vise Julien Théry, professeur d’Histoire et chercheur au CIHAM, déjà au cœur d’une première controverse la semaine précédente. Cette fois, l’organisation affirme avoir découvert avec « stupeur » le partage sur le compte Facebook du professeur d’une image qu’elle qualifie d’antisémite. Le dessin montre une personne identifiée comme juive, portant kippa et étoile de David, en train de dérober le sac d’un individu associé visuellement à la cause palestinienne. L’UNI appelle une nouvelle fois la présidence de l’université à engager des sanctions disciplinaires immédiates à l’encontre de l’enseignant, qu’elle accuse d’être un « antisémite notoire ».
La Licra a rapidement réagi en condamnant le caractère antisémite de l’image en question et indique étudier la possibilité d’une action en justice, espérant qu’elle puisse mener à une condamnation. L’affaire s’ajoute à une première polémique déclenchée quelques jours plus tôt autour du partage par Julien Théry d’une liste de personnalités qualifiées de « génocidaires à boycotter ». Cette liste avait été rédigée initialement par Sophie Trégan sur le Club Mediapart en réaction à une tribune publiée dans Le Figaro Vox contre la reconnaissance de l’État palestinien. Dans son texte, l’autrice dénonçait les signataires qu’elle jugeait déconnectés de la réalité du conflit.
Face à la montée des critiques, deux syndicats de l’établissement, la CGT Lyon 2 et Sud Éducation Lyon 2, ont dénoncé un « déferlement de haine et de mensonges ». Ils affirment que la polémique repose sur une manipulation relayée successivement par la Licra, un média local puis des titres de presse de droite et d’extrême droite. Selon eux, leur collègue n’a fait que réagir politiquement à une tribune et n’a en aucun cas ciblé des personnalités en fonction de leur origine supposée, ce qui aurait été pour eux inacceptable. Ils reprochent par ailleurs à la présidente de l’université d’avoir « crié avec la meute » en condamnant fermement les publications du professeur, alors que celui-ci fait l’objet, affirment-ils, de menaces personnelles émanant de l’extrême droite ainsi que de pressions sur sa famille.
La première controverse avait été commentée par plusieurs responsables politiques, dont Laurent Wauquiez, président du groupe Droite républicaine à l’Assemblée nationale, qui y voyait l’expression d’un « antisémitisme ordinaire d’extrême gauche dans nos universités ». La demande de sanctions avait également été relayée par l’UNI et par la Licra, qui parlait alors d’une « attitude ignominieuse ». La tribune de soutien publiée ce lundi rassemble pour sa part de nombreuses personnalités politiques, notamment Clémence Guetté, Nadège Abomangoli ou le député LFI Gabriel Amard, ainsi que plusieurs organisations militantes comme le collectif 69 Palestine ou l’Union juive française pour la paix.
la Communauté du Times of Israël !







