Nucléaire iranien : la France sourde à l’appel de Trump de quitter l’accord
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Nucléaire iranien : la France sourde à l’appel de Trump de quitter l’accord

"La France reste engagée dans le cadre de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien", a relevé la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères

Installation d'enrichissement nucléaire de l'Iran à Natanz, à 300 kilomètres au sud de la capitale Téhéran, Iran, le 9 avril 2007. (Hasan Sarbakhshian/ AP/File)
Installation d'enrichissement nucléaire de l'Iran à Natanz, à 300 kilomètres au sud de la capitale Téhéran, Iran, le 9 avril 2007. (Hasan Sarbakhshian/ AP/File)

La France, cosignataire de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015, reste « engagée » par ce texte, a déclaré jeudi la diplomatie française, alors que le président américain Donald Trump exhorte les Européens à en sortir.

« La France reste engagée dans le cadre de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien », a relevé la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Agnès von der Mühll.

« Elle continue à œuvrer avec les autres parties à son plein respect », a-t-elle ajouté, en référence à la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Chine et la Russie, autres signataires, avec l’Iran, de l’accord dont les Etats-Unis sont sortis avec fracas en 2018.

Donald Trump a joué la carte de l’apaisement mercredi avec l’Iran après l’escalade militaire de ces derniers jours entre les deux pays, mais a appelé les Européens à quitter l’accord signé à Vienne en 2015, que les Iraniens ont aussi commencé à détricoter.

L’Iran a annoncé dimanche ce qu’il a présenté comme la « cinquième et dernière phase » de son plan de réduction de ses engagements en matière nucléaire, affirmant qu’il ne se sentait désormais plus tenu par aucune limite « sur le nombre de ses centrifugeuses ».

Les Européens signataires doivent décider dans les jours qui viennent s’ils déclenchent le mécanisme de règlement des différends, prévu dans l’accord, qui pourrait mener à terme au rétablissement de sanctions de l’ONU contre l’Iran.

Le ministre des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian et son homologue iranien Mohammad Zarif à la mission française des Nations unies en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le 24 septembre 2018. (Crédit : AFP/MANDEL NGAN)

Une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne est notamment prévue vendredi après-midi à Bruxelles pour discuter de la crise iranienne.

« Nous estimons que l’accord tient toujours », a déclaré lundi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. Mais « le fait que tous les deux mois les autorités iraniennes violent une partie de l’accord lui font perdre beaucoup de substance », a-t-il souligné.

Le président du Conseil européen Charles Michel a aussi défendu jeudi l’accord sur le nucléaire iranien et mis en garde le président iranien Hassan Rohani contre toute « action irréversible ».

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