Nucléaire : Londres et Berlin demandent de la flexibilité à l’Iran
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Nucléaire : Londres et Berlin demandent de la flexibilité à l’Iran

"Les points clés doivent être retranscrits dans un document final et ce n'est pas une mince affaire," a déclaré Philip Hammond

Philip Hammond (Crédit : Flash90)
Philip Hammond (Crédit : Flash90)

La Grande-Bretagne a appelé lundi l’Iran à faire preuve de « flexibilité » pour parvenir à un accord sur son programme nucléaire, et l’Allemagne a souligné que les discussions préparatoires avaient fait surgir des « obstacles ».

« Il faudra que nos partenaires iraniens montrent un peu plus de flexibilité si nous voulons parvenir à un accord », a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond en arrivant à Luxembourg, où une rencontre avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif est prévue dans l’après-midi.

« Nous sommes au début d’une période tout à fait décisive », mais « nous n’avons pas encore touché au but », a souligné le ministre allemand Frank-Walter Steinmeier qui, avec le ministre français Laurent Fabius, participe aussi à cette rencontre présidée par la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

« Maintenant, les points clés doivent être retranscrits dans un document final et ce n’est pas une mince affaire car les discussions dans le détail ont fait surgir certains obstacles », a précisé le ministre allemand.

Il a affirmé espérer « que les Iraniens évoluent sur les questions clés et que tous ensemble, nous parvenions à un point final ».

Javad Zarif a estimé pour sa part que « toutes les parties doivent éviter d’avoir des demandes excessives hors des cadres internationaux pour permettre d’aboutir à un accord », selon le site de la télévision d’Etat iranienne.

« Des différences existent toujours, certaines sont techniques et d’autres politiques, néanmoins nous essayons de finir le travail à la première occasion », a ajouté M. Zarif en arrivant à Luxembourg.

L’Iran et le groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) sont engagés depuis 20 mois dans d’intenses tractations.

L’accord final auquel ils espèrent aboutir d’ici au 30 juin doit garantir le caractère pacifique du programme nucléaire de l’Iran, en échange d’une levée des sanctions internationales qui affectent l’économie de ce pays.

Le lieu et la date du dernier cycle de négociations au plus haut niveau, préparé depuis le début du mois de juin par des experts des différentes parties à Vienne, ne sont pas encore connus.

« Nous avons toujours su que nous allions aller jusqu’à la dernière ligne droite et peut-être au-delà », a commenté Hammond, n’excluant pas que la date butoir du 30 juin puisse être dépassée.

« Je crois que la négociation sérieuse est vraiment en train de démarrer et dans la semaine à venir, j’espère qu’on va commencer à voir quelques progrès. Nous poussons fort pour y parvenir », a-t-il poursuivi.

Selon M. Steinmeier, « une solution du conflit iranien pourrait avoir valeur d’encouragement, avoir également un effet sur d’autres acteurs en conflit dans d’autres régions du Moyen-Orient ».

La rencontre entre M. Zarif et ses homologues européens aura lieu en marge de la réunion mensuelle des chefs de la diplomatie de l’Union européenne à Luxembourg. MM. Zarif et Fabius doivent aussi se rencontrer en tête-à-tête.

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