Officiel turc : La détente avec Israël sur Gaza dépend d’une trêve avec Gaza
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Officiel turc : La détente avec Israël sur Gaza dépend d’une trêve avec Gaza

Une délégation du Hamas s'apprête à quitter l'enclave pour discuter d'un cessez-le-feu avec Israël proposé par Tony Blair

Elhanan Miller est notre journaliste spécialiste des affaires arabes

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, à droite, avec le chef du Hamas Khaled Meshaal avant leur réunion au palais présidentiel à Ankara, en Turquie, le 12 août 2015. (Crédit : capture d'écran Youtube/TayyipErdoganArabic)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, à droite, avec le chef du Hamas Khaled Meshaal avant leur réunion au palais présidentiel à Ankara, en Turquie, le 12 août 2015. (Crédit : capture d'écran Youtube/TayyipErdoganArabic)

La capacité d’Israël à normaliser les relations diplomatiques avec la Turquie est subordonnée à un accord de cessez-le-feu avec le Hamas sur l’allègement du blocus de Gaza, a déclaré lundi un responsable turc.
 
« Les négociations entourant [le navire turc Mavi] Marmara se poursuivent et sont étroitement liées aux négociations du Hamas sur une trêve, » a déclaré au quotidien du Hamas al-Resalah, Yasin Aktay, un conseiller du Premier ministre turc, Ahmet Davutoglo, qui a qualifié le blocus de Gaza de « question turque.  »

Depuis cinq ans, la Turquie et Israël négocient les termes d’une solution diplomatique à la crise provoquée par la mort de neuf militants turcs en mai 2010 lors d’un raid de commando de Tsahal sur le navire turc Mavi Marmara, qui, à la tête d’une flotille de six embarcations, avait tenté de briser le blocus naval israélien imposé à Gaza.

Même avant la flottille, les liens jadis chaleureux entre Jérusalem et Ankara se sont détériorés sur fond des opérations militaires d’Israël à Gaza.

Israël a imposé un blocus de Gaza après la violente prise de la bande de Gaza par le Hamas des mains du Fatah en 2007.

Dans la longue interview au journal al-Resalah, tenue dans la foulée de la visite du chef politique Khaled Meshaal à Ankara la semaine dernière, Aktay a dit que la Turquie est en discussion avec le gouvernement de la partie grecque de Chypre sur la création d’un port maritime, destiné à livrer des marchandises à la bande de Gaza sous contrôle international. Il a prédit qu’un accord serait atteint d’ici le début d’année prochaine.

Aktay a affirmé que, en plus des demandes de la Turquie d’excuses officielles israéliennes et de compensation financière pour les familles des victimes du Mavi Marmara, il attend « la levée du siège de Gaza sous toutes ses formes. »

Il a noté que la Turquie s’est engagée à construire le port et l’aéroport de Gaza une fois qu’Israël autorisera leur construction.

Recep Tayyip Erdogan (à droite) et Ismael Haniyeh (Crédit: Mohammed al-Ostaz/ Flash90)
Recep Tayyip Erdogan (à droite) et Ismael Haniyeh (Crédit: Mohammed al-Ostaz/ Flash90)

Les pourparlers sur un cessez-le-feu à long terme entre Israël et des organistations de Gaza auraient accéléré au cours des derniers jours.

Le quotidien Al-Quds Al-Arabi, basé à Londres a rapporté lundi qu’une délégation du Hamas dirigée par l’ancien Premier ministre Ismaïl Haniyeh est dans attente de l’autorisation égyptienne de quitter l’enclave palestinienne à travers le passage de Rafah pour se rendre au Qatar et en Turquie ainsi qu’en Egypte pour discuter de la proposition de trêve.

En Egypte, la délégation espère rencontrer le chef des services des renseignements égyptiens, selon le journal, qui cite un « responsable du Hamas de haut rang dans la bande de Gaza. »

Selon l’article, les dirigeants basés à Gaza sont prêts à discuter des détails d’un accord de cessez-le-feu proposé par Tony Blair, l’ancien Premier ministre britannique et ancien représentant du Quartet pour le Moyen-Orient, qui avait rencontré Meshaal au Qatar à deux reprises au cours des dernières semaines.

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