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Orna Barbivaï entre officiellement en campagne pour la mairie de Tel Aviv

La députée Yesh Atid mène l'initiative du parti pour s'implanter au niveau local. Elle sera en concurrence avec quatre autres candidats plus Ron Huldaï, en poste depuis 25 ans

Carrie Keller-Lynn est la correspondante politique et juridique du Times of Israël.

La députée Yesh Atid, Orna Barbivaï, annonçant sa candidature à la mairie de Tel Aviv, depuis un espace événementiel surplombant la municipalité de Tel Aviv, le 21 juin 2023. (Crédit : Elad Gutman)
La députée Yesh Atid, Orna Barbivaï, annonçant sa candidature à la mairie de Tel Aviv, depuis un espace événementiel surplombant la municipalité de Tel Aviv, le 21 juin 2023. (Crédit : Elad Gutman)

La députée de Yesh Atid, Orna Barbivaï, a lancé mercredi soir sa campagne pour la mairie de Tel Aviv.

Elle affrontera Ron Huldaï, qui en est à son cinquième mandat, et quatre autres candidats, lors des élections qui se tiendront le 31 octobre prochain.

Accompagnée de députés Yesh Atid, celle qui fut ministre et générale a dit « apprécier » Huldaï et qu’il était un « bon maire » pour lequel elle avait voté par le passé. Mais elle estime aujourd’hui qu’après un quart de siècle, il doit faire place à du « sang frais ».

« J’apprécie et j’aime même Ron. Mais le temps est venu de changer », a-t-elle déclaré à une foule de quelque 200 militants rassemblés dans un espace événementiel en surplomb de la mairie de Tel Aviv. « Personne, aussi talentueux soit-il, ne peut faire la même chose durant 25 années sans se lasser. Il est temps de passer la main. »

Sa candidature relève de ce que le chef de l’opposition Yair Lapid qualifie de « tournant stratégique » pour tenter de prendre pied dans les « villes aux valeurs libérales ».

Depuis sa fondation en 2012, le parti Yesh Atid de Lapid s’est taillé une place de choix sur la scène politique nationale centriste. Le parti ne dispose toutefois pas encore d’un réel ancrage local, malgré l’existence de 130 sections locales et de nombreux bénévoles.

Les membres du parti disent qu’il s’agit d’une stratégie municipale à double focale, axée à la fois sur le développement de bases de pouvoir au sein des autorités locales comme contrepoids à la coalition radicale du Premier ministre Benjamin Netanyahu et sur le développement du prochain niveau de leadership national du parti, via cet échelon municipal.

La députée Yesh Atid, Orna Barbivai, à gauche, et le chef du parti Yair Lapid devant la mairie de Tel Aviv, le 21 juin 2023. (Crédit : Elad Gutman)

Pour l’heure, le principal ancrage municipal de Yesh Atid se situe à Arad, dans le sud du pays, même s’il a également été aux commandes de la mairie de Hadera par le passé. Tel Aviv – la deuxième plus grande ville d’Israël – changerait résolument la donne en matière de présence municipale du parti.

Outre Tel Aviv, le parti devrait se présenter à Rehovot et dans un certain nombre de villes de plus petite taille, mais pas à Jérusalem.

Barbivaï et Lapid se sont appuyés sur les compétences de celle qui fut à la tête de la Direction des Ressources Humaines de Tsahal et dont l’expérience la qualifie pour gérer des budgets et des effectifs plus importants encore que ceux de la ville de Tel Aviv.

La députée, qui devrait quitter la Knesset à l’issue de l’actuelle session parlementaire, fin juillet, afin de se concentrer sur sa campagne pour la mairie de Tel Aviv, a déclaré vouloir maintenir l’engagement de Tel-Aviv en faveur de l’égalité, du pluralisme et des valeurs libérales, mais également améliorer la qualité de vie des habitants, en proie au coût élevé de la vie et à des chantiers de construction omniprésents.

Elle a indiqué que Huldaï avait, certes, eu de « bonnes intentions » en s’engageant dans des chantiers d’infrastructure et de rénovation urbaine dans toute la ville, mais que les projets auraient pu être menés différemment, en respectant la « sécurité de chacun » et en impliquant davantage les habitants, dont certains se sentent « abandonnés », avec une qualité de vie dégradée.

Le maire de Tel Aviv, Ron Huldai, célèbre sa victoire aux élections municipales de Tel Aviv en compagnie de son épouse, dans les locaux de son siège de campagne, le 30 octobre 2018. (Crédit : Flash90)

Selon un classement, Tel Aviv est la ville la plus chère d’Israël et, en 2021, elle est devenue la plus chère du monde.

Barbivaï dit vouloir rendre les « fruits » des investissements municipaux aux citoyens, plutôt que de leur imposer des « coûts » en matière de qualité de vie.

La capitale économique et financière d’Israël est également l’une des plus tolérantes et progressistes du pays, et la députée a rappelé son attachement à la protection de son caractère libéral, au moment où la question est débattue.

« J’ai envie de faire quelque chose pour Tel Aviv depuis des années », a déclaré cette native d’Afula installée depuis longtemps à Tel Aviv.

« Et en ce moment, avec cette mauvaise coalition qui entend limiter le pouvoir des autorités municipales, c’est le moment ou jamais de faire quelque chose », a-t-elle ajouté.

A la tête de l’opposition contre le gouvernement de Netanyahu, Yesh Atid qualifie le moment politique de lutte pour la préservation du caractère démocratique et libéral d’Israël.

Pour autant, la campagne pour la mairie de Tel Aviv devrait pour l’essentiel tourner autour de sujets locaux.

Outre Barbivaï et Huldaï, quatre autres candidats sont en lice pour les élections qui se tiendront cet automne : l’homme d’affaires et ancien député Yuval Zellner, la conseillère municipale de Tel Aviv Zippi Brand et l’ancien maire adjoint de Huldaï, Reuven Ladianski.

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