Israël en guerre - Jour 235

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Osama Hamdan : « Notre position sur le texte actuel des négociations est négative »

Mais les échanges se poursuivent, selon le responsable du Hamas basé au Liban ; une opération à Rafah ferait échouer les pourparlers

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'adressant aux familles et aux sympathisants des otages israéliens détenus par le Hamas à Gaza lors d'une manifestation réclamant leur libération, après avoir rencontré les familles des otages, à Tel Aviv, le 1er mai 2024. (Crédit : Oded Balilty/AP)
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'adressant aux familles et aux sympathisants des otages israéliens détenus par le Hamas à Gaza lors d'une manifestation réclamant leur libération, après avoir rencontré les familles des otages, à Tel Aviv, le 1er mai 2024. (Crédit : Oded Balilty/AP)

Le groupe terroriste palestinien du Hamas a laissé entendre mercredi soir qu’il pourrait rejeter la dernière proposition d’accord sur les otages élaborée par les médiateurs et approuvée par Israël.

« Notre position sur le texte actuel des négociations est négative », a déclaré Osama Hamdan, un responsable du Hamas basé au Liban, à la chaîne de télévision Al-Manar, affiliée au groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, soutenu par l’Iran.

Le service de presse du Hamas a toutefois précisé par la suite que « cette ‘position négative’ ne signifie pas que les négociations ont cessé. Des échanges sont actuellement en cours ».

Jeudi, le groupe terroriste devait soumettre une contre-proposition à celle élaborée par les médiateurs qatari, égyptien et américain.

Il n’est cependant pas acquis qu’Israël soit prêt à se montrer encore plus flexible après avoir déjà accepté que seuls 33 otages de sexe féminin, âgés ou malades soient libérés au cours de la première phase de l’accord de trêve, le Hamas ayant rejeté la proposition précédente, qui prévoyait la libération de 40 otages parmi les plus vulnérables.

L’opposition du Hamas à la dernière offre tient au fait que, selon lui, la proposition ne garantit pas la fin de la guerre, comme l’a déclaré un diplomate arabe au Times of Israel. La proposition prévoit que les deux parties se mettent d’accord sur un cessez-le-feu permanent au cours de la première phase de six semaines.

Les familles et les partisans des otages israéliens détenus par le Hamas à Gaza tiennent des bannières et des drapeaux lors d’une manifestation appelant à leur retour, à l’extérieur d’une réunion entre le secrétaire d’État américain Antony Blinken et les familles d’otages à Tel Aviv, Israël, mercredi 1er mai 2024. (Crédit : Oded Balilty/AP)

Israël refuse de s’engager à mettre fin à la guerre, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu a indiqué mercredi au secrétaire d’État américain en visite, Antony Blinken, que Tsahal entendait lancer son opération de grande échelle à Rafah pour démanteler les bataillons restants du Hamas dans la ville la plus au sud de l’enclave, qu’il y ait ou non un accord sur les otages, selon un responsable israélien.

Hamdan a averti que le Hamas quitterait la table des négociations si Israël lançait son opération annoncée de longue date à Rafah.

Pour sa part, Blinken a continué à exprimer la position de l’administration Biden selon laquelle c’est le Hamas qui fait obstacle à la conclusion d’un accord sur la prise d’otages.

« Israël a fait des compromis très importants dans le cadre de la proposition sur la table, démontrant ainsi son désir et sa volonté de parvenir à cet accord », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse au cours d’une visite du port d’Ashdod, qu’Israël a commencé à utiliser le mois dernier afin de faire parvenir de l’aide plus rapidement à la bande de Gaza.

« Maintenant, comme nous l’avons dit, c’est au Hamas de décider. Le Hamas doit décider s’il accepte cet accord et s’il contribue réellement à améliorer la situation des personnes dont il prétend se préoccuper à Gaza. Il n’y a pas de temps à perdre », a-t-il déclaré.

Blinken a également réitéré l’opposition de Washington à une importante intervention terrestre de Tsahal à Rafah, « en l’absence d’un plan efficace pour s’assurer que les civils ne soient pas blessés » – un plan qui, selon lui, n’a pas encore été mis en place par Israël.

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken (deuxième à gauche) rencontrant des proches d’otages détenus par le Hamas, à Tel Aviv, le 1er mai 2024. (Crédit : Siège du Forum des familles d’otages)

« Il existe de meilleurs moyens de faire face au défi réel et permanent posé par le Hamas, sans pour autant impliquer ou nécessiter une opération militaire d’envergure à Rafah », a-t-il ajouté.

Bien que l’équipe de négociation israélienne ait approuvé l’accord que le Hamas semble sur le point de rejeter, il n’est pas certain que le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu soit prêt à donner son aval final.

Les partis de la coalition d’extrême droite ont dénoncé à plusieurs reprises la proposition comme une capitulation devant les exigences du groupe terroriste et un renoncement à l’objectif initial de la guerre, à savoir l’élimination des capacités de gouvernement du Hamas à Gaza, et ils ont ouvertement menacé de faire tomber le gouvernement si l’accord était approuvé.

Ils exigent que l’offensive de Rafah, promise par le gouvernement il y a plusieurs mois, soit lancée sans délai.

Plus tôt dans la journée de mercredi, le média libanais al-Akhbar a publié ce qu’il prétend être le texte de l’offre de trêve envoyée au Hamas à la fin de la semaine dernière.

Selon al-Akhbar, la première phase de l’accord, qui doit durer 40 jours, prévoit un retrait progressif des troupes israéliennes de certaines parties de la bande de Gaza afin de permettre l’acheminement de l’aide humanitaire et le retour des civils dans leurs foyers.

La lumière illuminant les minarets de la mosquée al-Taiba au coucher du soleil devant les tentes des Palestiniens déplacés dans un camp à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 30 avril 2024. (Credit : AFP)

L’accord prévoit l’entrée dans la bande de Gaza, chaque jour, de 500 camions, dont 50 camions-citernes, chargés de fournitures destinées à la reconstruction de la bande de Gaza.

Toujours selon le quotidien libanais, la première phase de l’accord, qui doit durer 40 jours, prévoit un retrait progressif des troupes israéliennes de certaines parties de la bande de Gaza afin de permettre l’acheminement de l’aide humanitaire et le retour des civils dans leurs foyers.

Pour chaque femme civile et enfant relâchée, Israël libérera 20 mineurs et prisonnières palestiniennes incarcérées pour atteinte à la sécurité en Israël. Pour chaque otage âgé, malade ou blessé libéré, Israël libérera 20 prisonniers de plus de 50 ans également malades ou blessés, pour autant qu’ils ne purgent pas une peine de plus de 10 ans.

Pour chaque soldate relâchée, Israël libérera 20 prisonniers condamnés à perpétuité et 20 autres condamnés à 10 ans au plus, qui pourront être libérés à Gaza ou à l’étranger.

Si le Hamas accepte l’offre, il sera autorisé à fournir une liste de 20 prisonniers de sécurité au maximum qu’il souhaite qu’Israël libère au cours de la première phase de 40 jours de l’accord, bien qu’Israël conserve un droit de veto.

Des Palestiniens observent les dégâts causés par une frappe aérienne israélienne à Rafah, dans la bande de Gaza. Lundi 29 avril 2024. (Crédit : AP Photo/Mohammad Jahjouh)

Dès le 16e jour de la trêve, les parties entameront des négociations indirectes sur un accord visant à rétablir un calme durable dans la bande de Gaza, toujours selon l’article.

La deuxième phase de l’accord durera également 42 jours. Elle consistera à achever les arrangements convenus pour un calme durable. Elle verra la libération des derniers civils et soldats israéliens, en échange d’un certain nombre de prisonniers palestiniens et du retrait total des troupes de Tsahal de Gaza.

La troisième étape, qui durera 42 jours, comprendra l’échange des dépouilles des deux parties et la mise en œuvre d’un plan quinquennal de réhabilitation de Gaza, incluant une disposition interdisant au Hamas de reconstituer son infrastructure militaire.

Selon les estimations d’Israël, 129 des otages enlevés le 7 octobre se trouvent toujours à Gaza – pas tous en vie – après la remise en liberté de 105 civils durant une trêve fin novembre. Quatre otages ont été libérées avant cette trêve, et trois ont été secourus vivants par les troupes. Les corps de 12 otages ont également été retrouvés, dont trois ont été tués par erreur par l’armée. Tsahal a également confirmé la mort de 34 des otages encore en captivité.

Le Hamas détient également les restes de deux soldats tués au combat en 2014 dans la bande, Oron Shaul et Hadar Goldin. Il garde aussi en captivité deux civils, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui seraient encore en vie. Ils avaient été capturés après être entrés dans la bande de leur propre gré, en 2014 et en 2015 respectivement.

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