Par crainte d’une réplique, Tel Aviv renforce la sécurité dans les écoles
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Par crainte d’une réplique, Tel Aviv renforce la sécurité dans les écoles

La ville augmentera les patrouilles autour des institutions scolaires après la mort de 4 personnes dans un attentat au marché Sarona ; Ramat Gan agit de même

Les forces de sécurité israéliennes sur les lieux d'un attentat terroriste au marché Sarona de Tel Aviv, le 8 juin 2016. (Crédit : Ben Kelmer/Flash90)
Les forces de sécurité israéliennes sur les lieux d'un attentat terroriste au marché Sarona de Tel Aviv, le 8 juin 2016. (Crédit : Ben Kelmer/Flash90)

Tel Aviv et la ville voisine de Ramat Gan déploieront jeudi une sécurité supplémentaire autour des écoles et autres institutions, au lendemain d’une attaque terroriste dans un complexe commercial populaire dans le cœur de la ville, au centre d’Israël.

A Tel Aviv, la sécurité sera augmentée autour des écoles et des autres sites scolaires, avec une attention particulière pour les jardins d’enfants et les bâtiments municipaux. La police augmentera aussi sa présence dans d’autres endroits bondés de la ville.

Ramat Gan, qui jouxte Tel Aviv, a déclaré qu’elle augmenterait probablement les patrouilles de police près des institutions scolaires et les sites de construction de la ville. La municipalité a également prévu de renforcer la sécurité près du quartier de la bourse du diamant et d’autres endroits où des foules sont présentes.

Les autorités ont appelé les résidents à rester en alerte de toute activité suspecte qu’ils rencontreraient.

Quatre personnes ont été tuées mercredi soir quand deux terroristes palestiniens ont ouvert le feu dans un restaurant du marché Sarona, dans le centre de Tel Aviv, et 16 autres ont été blessées, dont trois sont dans un état sérieux. Les deux hommes, qui sont entrés illégalement en Israël, ont été arrêtés peu après l’attaque.

Trois des victimes étaient toujours en soins intensifs jeudi matin à l’hôpital Ichilov, ainsi que l’un des terroristes qui a été blessé par un garde de sécurité, selon un porte-parole de l’hôpital.

La décision de renforcer la sécurité près des sites de construction repose probablement sur la grande concentration d’ouvriers palestiniens qui travaillent dans le bâtiment. Les chantiers ont été dans le passé le lieu ou le point de départ d’attaques terroristes.

Alors que le ministère de la Défense a révoqué jeudi des permis de Palestiniens pour se rendre en Israël pendant le mois saint de Ramadan en réponse à l’attentat, les permis de travail restent largement maintenus, comme à la suite d’attaques terroristes précédentes.

Les forces de l'ordre israéliennes bloquent une route du village arabe d'Arara, dans le nord, pendant que Nashat Milhem est poursuivi, le 8 janvier 2016. (Crédit : Basel Awidat/Flash90)
Les forces de l’ordre israéliennes bloquent une route du village arabe d’Arara, dans le nord, pendant que Nashat Milhem est poursuivi, le 8 janvier 2016. (Crédit : Basel Awidat/Flash90)

Suite à une fusillade mortelle similaire à Tel Aviv le 1er janvier, beaucoup de parents de la ville et des environs avaient gardé leurs enfants à la maison par crainte d’une nouvelle attaque, bien que dans ce cas ; le terroriste, Nashat Milhem, a été en fuite pendant plusieurs jours avant d’être localisé près de son domicile, dans le nord d’Israël.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a promis mercredi soir des « actions décisives » pour retrouver les responsables de la troisième attaque mortelle à Tel Aviv cette année.

Les deux suspects ont été nommés par les médias palestiniens comme Muhammad et Khalid Muhamra. L’un des deux hommes a été grièvement blessé par un tir d’un garde de sécurité, et le second a été arrêté et emmené pour être interrogé. L’organisation terroriste du Hamas a affirmé que les deux terroristes faisaient partie de ses membres.

Dans un communiqué officiel publié sur Twitter tôt jeudi, le Hamas a rendu hommage à la fusillade « héroïque » et a insinué que d’autres attentats suivraient pendant le Ramadan, fête musulmane d’un mois qui a commencé cette semaine.

Les deux hommes de 21 ans, originaires du village de Yatta, près de Hébron, en Cisjordanie, n’avaient pas d’antécédents criminels.

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