Pas d’école pour un groupe musulman hollandais dont l’ex chef rêvait d’un tsunami contre Israël
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Pas d’école pour un groupe musulman hollandais dont l’ex chef rêvait d’un tsunami contre Israël

Citant un risque de radicalisation islamique, le gouvernement n'autorise pas l'ouverture d'une école islamique

Elèves musulmanes, illustration. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Elèves musulmanes, illustration. (Crédit : capture d'écran YouTube)

AMSTERDAM – Citant un risque de radicalisation, le gouvernement hollandais a empêché l’ouverture d’une école musulmane par un groupe dont un ancien dirigeant avait salué les terroristes de l’Etat islamique et souhaité qu’Allah noie Israël sous un tsunami.

Le secrétaire d’Etat à l’Education Sander Dekker a déclaré lundi que le gouvernement retenait les financements et les autorisations pour SIO – un acronyme hollandais pour « association d’études islamiques » – parce que sa direction s’oppose à donner de vraies connaissances aux élèves.

C’était la première fois que le gouvernement citait la radicalisation islamique pour la non attribution de la permission de l’ouverture d’une école musulmane, a annoncé le quotidien Het Parool.

« Offrir éducation et compréhension est, dans notre société, une mission importante pour les écoles. Il n’y a pas de place dans ce cadre pour une direction d’école dont les actions contredisent cette mission », a déclaré Dekker dans un communiqué sur la décision de ne pas accorder à SIO, qui gère déjà une école à La Haye, la permission d’ouvrir une autre école à Amsterdam.

Selon Het Parool, la déclaration de Dekker et la décision sont liées aux remarques faites par Abdoe Khoulani, ancien secrétaire de SIO, qui en 2014 avait salué le groupe Etat islamique (EI) sur Facebook, disant qu’il n’était pas pire qu’Israël, et avait également souhaité la destruction d’Israël par un déluge divin.

En juin de cette année-là, Khoulani avait écrit sur Facebook : « Longue vie à l’EI ! Si Allah le veut, nous irons à Bagdad pour compter avec l’écume. » Il réagissait à un refus des autorités d’autoriser une manifestation pro-EI à La Haye. Khoulani s’était ensuite excusé et avait démissionné du secrétariat de SIO suite aux critiques que sa déclaration avait déclenchées.

Mais un mois après, Khoulani avait écrit sur Facebook : « Puisse la colonie sioniste être emportée par un tsunami d’Allah aujourd’hui plutôt que demain ». Il avait également écrit qu’il espérait que David Ben Gurion, le premier Premier ministre d’Israël, « brûlait en enfer ».

Deux mois après sa déclaration sur l’EI, SIO a écrit au ministère de l’Education pour dire qu’elle ne partageait pas les opinions de Khoulani, mais le ministère avait déjà lancé une enquête sur la radicalisation au sein de l’école SIO de La Haye, a annoncé Het Parool.

SIO avait refusé de coopérer avec l’inspection, entraînant le ministère à déclarer qu’il ne pouvait pas éliminer une radicalisation par SIO. Le gouvernement pourrait révoquer le financement et l’autorisation pour l’école de La Haye, selon Het Parool.

Le président de SIO Soner Atasoy avait contredit cette version des évènements. Dans un communiqué furieux, inhabituel par son ton sévère, il avait appelé le secrétaire d’Etat Dekker « un menteur pathologique qui peut se perdre », disant que son école était prête à travailler avec l’équipe d’inspection du ministère.

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