Pays-Bas : un musée défend son exposition sur le design dans le nazisme
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Pays-Bas : un musée défend son exposition sur le design dans le nazisme

Le Design Museum Den Bosch interdit aux visiteurs de prendre des photos de l'exposition pour éviter toute glorification du nazisme sur les réseaux sociaux

Design Museum Den Bosch (Crédit : Google Maps)
Design Museum Den Bosch (Crédit : Google Maps)

Un musée aux Pays-Bas a interdit aux visiteurs de prendre des photos d’une exposition sur le design pendant le Troisième Reich, pour éviter toute glorification du nazisme sur les réseaux sociaux.

Le Design Museum Den Bosch a également mis en place des mesures de sécurité supplémentaires dans chaque pièce de l’exposition « Design du Troisième Reich » qui a ouvert dimanche.

Parmi les objets exposés, on retrouve la Coccinelle de Volkswagen, des photos des Jeux Olympiques de Berlin en 1936, des films de la cinéaste Leni Riefenstahl et une sculpture d’Arno Breker, l’un des artistes préférés d’Hitler.

Sur son site, le musée indique que l’exposition vise à montrer la « contribution du design au développement de l’idéologie nazie diabolique ».

Selon The Guardian, l’exposition a été décriée par l’Association des anti-fascistes néerlandais. Les membres du parti communiste local ont protesté devant le musée lundi lors de l’ouverture.

Timo de Rijk, le directeur du musée, a assuré aux contestataires que l’exposition ne glorifierait pas les nazis.

« Ils craignent que nous ne glorifions tout cela. Je ne le ferais pas si je pensais que c’était ce que nous faisions, mais je peux comprendre qu’ils soient conscients que ce genre d’horreur s’est produit dans l’histoire », a-t-il dit au journal britannique.

De Rijk a également déclaré qu’il n’avait pas connaissance de visites prévues par des personnalités de l’extrême droite ou de l’extrême gauche.

« Depuis le début, nous expliquons que c’était une idéologie raciste et que le but du parti était d’établir une culture raciste populaire. L’exposition ressemble à un documentaire », assure-t-il.

Bien que l’exposition comprenne des objets prêtés par le musée d’Histoire allemande de Berlin et l’institut d’Histoire contemporaine de Munich, aucun des deux ne s’est associé au musée en raison de la sensibilité du sujet, ajoute le quotidien britannique.

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