Pence : l’Iran n’aura pas d’arme nucléaire
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Pence : l’Iran n’aura pas d’arme nucléaire

Le vice-président est revenu sur la promesse de transfert de l'ambassade lors de la conférence annuelle de la Coalition juive républicaine

Le vice-président américain Mike Pence pendant la conférence annuelle de la Coalition juive républicaine à Las Vegas, le 24 février 2017. (Crédit : Ethan Miller/Getty Images/AFP)
Le vice-président américain Mike Pence pendant la conférence annuelle de la Coalition juive républicaine à Las Vegas, le 24 février 2017. (Crédit : Ethan Miller/Getty Images/AFP)

LAS VEGAS (JTA) – Le vice-président américain Mike Pence a promis aux républicains juifs que l’administration Trump ne « permettrait jamais » à l’Iran de développer une arme nucléaire, mais est revenu sur la promesse électorale du président Donald Trump de déplacer l’ambassade américaine en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.

« Nous avons dit aux ayatollahs d’Iran qu’ils devraient vérifier leur calendrier, il y a un nouveau président au Bureau ovale », a déclaré Pence vendredi pendant le diner de Shabbat de la conférence annuelle de la direction de la Coalition juive républicaine.

« Le président Trump ne permettra jamais à l’Iran de développer une arme nucléaire, c’est la promesse solennelle que je vous fais », a-t-il déclaré devant une standing ovation de la salle de l’hôtel Venetian de Las Vegas, possédé par Sheldon Adelson, soutien majeur des républicains et des causes pro-Israël.

Les républicains juifs, ainsi que les dirigeants israéliens et la plupart de la communauté centriste pro-israélienne, a en horreur l’accord nucléaire conclu par l’administration Obama avec l’Iran, qui a levé une partie des sanctions contre la République islamique en échange d’un retour en arrière du programme nucléaire iranien.

L’ancien président Barack Obama, qui avait lui aussi promis d’empêcher l’Iran d’obtenir une arme nucléaire, avait déclaré que l’accord était le meilleur moyen de le faire.

Pence n’a, de manière remarquable, pas déclaré que l’administration Trump reviendrait sur l’accord. Les conseillers de Trump avaient indiqué qu’améliorer l’application de l’accord était pour l’instant une meilleure option.

L'ambassade des Etats-Unis à Tel Aviv. (Crédit : CC BY Krokodyl/Wikipedia)
L’ambassade des Etats-Unis à Tel Aviv. (Crédit : CC BY Krokodyl/Wikipedia)

Pence est également substantiellement revenu sur la promesse électorale de Trump de déplacer l’ambassade à Jérusalem, affirmant que l’administration « évalue si l’ambassade peut être déplacée », sous de tièdes applaudissements.

Trump lui-même était revenu sur sa promesse depuis son accession au pouvoir le mois dernier, mais envoyer Pence, qui depuis des années est étroitement proche de la communauté pro-israélienne, transmettre ce message à un public très pro-israélien semble mettre fin aux espoirs d’un déplacement de l’ambassade.

Pence a une fois encore déclaré que le groupe devait « être assuré » de l’engagement de l’administration Trump contre l’antisémitisme.

Les associations juives dont certaines, comme la Coalition juive républicaine, qui ont soutenu Trump, ont été inquiétées par l’insensibilité perçue de l’administration face aux multiples attaques menées contre les Juifs, notamment après les vagues d’alertes à la bombe contre des centres communautaires juifs.

Pence a assuré à la Coalition juive républicaine que lui et Trump travailleraient inlassablement sur les sujets de politique intérieure et extérieure chers au groupe, comme la misse en place de politiques favorables aux entreprises aux Etats-Unis et le soutien à Israël à l’étranger.

« Si le monde ne sait rien d’autre, le monde saura ceci : les Etats-Unis sont aux côtés d’Israël », a déclaré Pence.

Le groupe de donateurs et de dirigeants juifs républicains a été l’un des premiers à recevoir le nouveau vice-président. Dick Cheney, ancien vice-président de George W. Bush, a présenté Pence. Les quelque 500 personnes présentes devaient également écouter les sénateurs Cary Gardner du Colorado, Joni Ernst de l’Iowa et Lindsey Graham, de Caroline du Sud.

Dick Cheney, ancien vice-président américain, à gauche, et Mike Pence, vice-président des Etats-Unis, pendant la conférence annuelle de la Coalition juive républicaine à Las Vegas, le 24 février 2017. (Crédit : Ethan Miller/Getty Images/AFP)
Dick Cheney, ancien vice-président américain, à gauche, et Mike Pence, vice-président des Etats-Unis, pendant la conférence annuelle de la Coalition juive républicaine à Las Vegas, le 24 février 2017. (Crédit : Ethan Miller/Getty Images/AFP)

Pence a dit à la Coalition juive républicaine que les relations des Etats-Unis avec Israël étaient déjà plus fortes grâce à la nouvelle administration.

Il a raconté son déplacement en Allemagne du week-end dernier, son premier à l’étranger en tant que vice-président. Il a visité l’ancien camp de concentration de Dachau, où des milliers de Juifs allemands et autrichiens ont été emprisonnés et assassinés.

Pence a également raconté comment il s’était rendu par surprise la semaine dernière dans un cimetière juif du Missouri qui avait été profané.

A Las Vegas, le vice-président a chaleureusement salué le couple Adelson, affirmant qu’ils « avaient donné de tant de manières une seconde chance à l’Amérique », par leur travail politique aux Etats-Unis et en Israël. Adelson et son épouse, Miriam, ont donné plus de 20 millions de dollars à un super PAC pro-Trump, ce qui fait d’eux les donateurs les plus généreux de la campagne du président.

« Soyez assurés que nous allons tenir nous aussi notre part du marché », a déclaré Pence, remerciant le couple Adelson et la Coalition juive républicaine pour leur « soutien sans faille » pendant toute la campagne.

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